Nick Travers a été élevé par Loretta et Jojo,
dans leur Blues bar de la Nouvelle-Orléans. Nick est blanc, ancien joueur de football et est devenu prof à la fac, spécialiste du Blues. Loretta et Jojo sont noirs, Loretta a été
chanteuse de blues. Quand deux malfrats viennent la bousculer et lui poser des questions sur son frère Clyde, ancienne gloire de la soul, qu’elle croit mort depuis quinze ans, elle demande de
l’aide à Nick. Celui-ci, habitué à enquêter pour retrouver de vieux bluesmen oubliés, va se renseigner et, s’il est toujours vivant, essayer de le retrouver. Dans le même temps, du côté de
Memphis, Abby, jeune fille d’une vingtaine d’année, fuit les tueurs qui ont abattus ses parents.
Une petite précision, ce roman est paru en grand format au masque, et c’est rivages noir qui en assure la réédition en poche.
Les différentes critiques, pubs, quatrièmes de couvertures font appel à Faulkner, Chandler, Burke ou Willeford pour parler de ce roman d’Ace Atkins. Moi il me fait plutôt penser à Crumley. Pour ses personnages, pour l’amitié qui les lie, pour leur facilité à faire de gros, très gros dégâts autour d’eux … Mais également pour la galerie de méchants complètement allumés, que je verrais bien face à Milo et Sughrue, pour ses femmes fatales … Un Crumley qui aurait changé le Montana et le Texas pour le sud. Quoi qu’il en soit, vous remarquerez que les références sont plutôt élogieuses, à juste titre.
Des méchants délectables, une belle galerie de personnages secondaires, une intrigue plutôt classique émaillée de très belles scènes de castagne. C’est déjà bien. Et en prime un voyage historique, géographique et humain au pays du blues et de la soul généreux, érudit et mélancolique. Un voyage d’une grande sincérité qui ravira tous les amateurs de cette musique, enchantés de la voir défendue avec autant de talent et d’amour.
Ace Atkins / Blues bar (Dark end of the street, 2002), Rivages noir (2008). Traduction de l’américain par Nathalie Mège
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La Zona, contrairement à ce que l’on pourrait
croire, n’est pas la zone, mais un lotissement fermé, très fermé, surveillé, très surveillé, et défendu, très défendu, dans lequel les riches se réfugient pour échapper à la violence, la crasse,
la misère et la pauvreté, qu’entre parenthèse ils ont fortement contribué à générer, fermons la parenthèse, ce n’est pas le propos du film. Dehors c’est gris, entassé, bordélique, crade et pauvre
… Dedans c’est carré, verdoyant, rangé, net et riche …
Oslo, au mois de novembre. La première neige tombe. Birte Becker disparaît de chez elle dans
la nuit, ne laissant pour trace qu’une écharpe rose, offerte par son fils, autour du cou du bonhomme de neige que quelqu’un avait érigé dans le jardin dans le courant de l’après-midi. Quelques
jours auparavant, Harry Hole, a reçu une lettre l’informant que le Bonhomme de Neige allait frapper de nouveau. Il s’aperçoit alors que depuis une vingtaine d’années beaucoup trop de femmes,
mariées et mères de famille ont disparu, sans laisser de traces, le jour de la première neige …
Soyons clairs : ce n’est pas avec ce polar que Serguei Dounovetz va
révolutionner le genre, ou laisser un empreinte durable dans le ciment des lettres françaises. Autre chose : Ceux pour qui un polar est forcément fabriqué comme une montre suisse ne vont pas
aimer. Car ici c’est parfois un peu le foutoir, ça part dans tous les sens et il y a quelques trous dans l’intrigue.
Malheureusement pour Roberts et ses collègues, elle
s’est associée à deux truands sans envergure et a décidé d’extorquer du fric à leur commissariat. Résultat, des bombes commencent à exploser tout autour, et pour mener l’enquête Roberts a
l’embarras du choix : l’agent Falls qui tente d’oublier ses problèmes dans la vodka ; l’inspecteur Porter Nash qui a des problèmes de santé ; l’agent McDonald qui fait toujours
preuve d’une bêtise affligeante … Ou il plonge dans l’inconnu, l’imprévisible, avec Brant. Bref, Angie n’a pas finit de faire tourner la police londonienne en bourrique, et forcément, Brant va
rentrer dans la danse.