Revoilà Hervé Sard qui après Vice Repetita, nous offre avec Mat à mort un nouveau « petit polar » bien frais à se jeter dans le gosier :
Robignon et Calignon, deux petites villes de province bien calmes.
Certainement pas l’endroit où on s’attend à croiser un tueur en série. Et pourtant … Et pourtant au quatrième paroissien d’une quarantaine d’année qui meurt d’une crise cardiaque le chef de la
police locale commence à se poser des questions. Puis c’est un cinquième, un sixième … Avec un grand sens de l’équité : un pour Robignon, un pour Calignon, et ça recommence. La psychose ne
tarde pas à s’installer, et à se préciser quand les habitants s’aperçoivent que toutes les victimes avaient joué ou vu un match de foot, trente ans auparavant …
On a parfois besoin d’un bon polar, n’ayant d’autre prétention que celle de nous faire passer un bon moment, sans pour autant sombrer dans la facilité. J’écris sans autre prétention, mais c’est déjà énorme de divertir intelligemment (je marche là sur les traces du grand Desproges qui le dit un jour de bien belle manière, mais je ne retrouve plus la citation).
Si vous voulez vous divertir, et éviter de plonger dans la déprime ou la rage que suscitent les polars bien noirs ancrés dans notre triste réalité, vous pouvez ouvrir en toute confiance vers ce roman. Vif, alerte, gouleyant comme un blanc bien frais descendu à l’ombre d’une pergola en plein été, il se lit d’une traite, sourire aux lèvres. Que demander de plus ?
Hervé Sard / Mat à mort (Krakoen, 2007)
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