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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 23:03

 

Cette chronique est un peu spéciale. Elle traite d’un auteur que j’ai appris à apprécier peu à peu, et qui mérite quelques lignes de présentation.

 

undefinedSi, dans quelques années, des historiens ou des sociologues veulent savoir comment on vivait à New York en 1950 et 2000, ils peuvent faire l’impasse sur tous les essais du monde et se « contenter » de lire la série écrite par Ed McBain consacré aux flics du 87° District. En une cinquantaine d’ouvrages, écrits entre 1956 et 2002, il fait le portrait de la ville et de ses habitants en toutes saisons, par tous temps et à toutes les époques. Ses intrigues passent en revue tous les délits possibles et imaginables, et se déroulent dans tous les secteurs de la société new-yorkaise, scannant ses évolutions économiques, morales, sociologiques … Le tout au travers de romans qui, grâce à un sens époustouflant du dialogue et une maîtrise parfaite de la construction laissent une impression, ô combien trompeuse, de facilité.

 

A cause justement de cette facilité apparente, il peut être difficile d’appréhender la grandeur de cette saga à la lecture d’un volume isolé. Je plaide coupable. Je me souviens encore du premier McBain que j’ai lu, il s’agissait d’Isola Blues, j’avais bien aimé, mais cela ne m’avait pas marqué plus que cela. Devant l’engouement de maîtres du polar qui le cite comme la référence, je fis un excellent achat : Un des 8 volumes que les éditions Omnibus consacrent à l’intégrale du 87° District. Le bon choix.

 

Au deuxième ou troisième roman on est devenu familier des personnages, on commence à percevoir l’immensité du tableau complet, et on devient accro. On est alors comme le chercheur d’or qui vient de découvrir une veine particulièrement riche : Plus de cinquante romans à découvrir ! Depuis, j’ai toujours sur ma table de nuit un recueil en cours, histoire de pouvoir prendre des nouvelles de Steve Carella, Meyer Meyer, Willis, Brown, Kling … et les autres si le besoin se fait trop pressant. J’attaque ici le Volume 4. Ils peuvent tous se lire indépendamment.

 

La rousse est un opus hivernal écrit en 1968, dominé par la figure d’un des plus grands adversaires du 87° District, le Sourd. C’est également un opus d’une tonalité humoristique, qui voit les pires enchaînements d’emmerdes tomber sur les têtes de nos flics préférés, à commencer par celle du pauvre Carella. L’ennui, quand on se replonge dans McBain, c’est qu’on n’a plus envie d’en ressortir. Grâce à un effort de volonté surhumain, je suis passé à autre chose. Mais le Volume 4 reste là, à portée de main …

 

Ed McBain / La rousse (Omnibus, série 87°district Vol 4, 2003)

 

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars grands classiques
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commentaires

Hannibal le lecteur 17/03/2011 23:10



Ou les deux !


Pour l'instant je n'ai encore jamais été à une AG 813, mais peut-être...



Hannibal le lecteur 17/03/2011 22:58



C'est sûr ! Et t'es pas juste à côté en plus.


En attendant, j'ai pas de gamins alors j'en profite.


Ce n'est que partie remise. On finira bien par se croiser un jour ou l'autre sur un salon.



Jean-Marc Laherrère 17/03/2011 23:05



Un salon ou une AG 813 ...



Hannibal le lecteur 17/03/2011 22:27



Merci beaucoup Jean-Marc !


Seras-tu au salon du livre ce week-end ?



Jean-Marc Laherrère 17/03/2011 22:44



De rien.


Et non, difficile de s'absenter tout un week-end, seul moment où on peut souffler un peu avec les gamins. Dans quelques années ...



Hannibal le lecteur 17/03/2011 18:52



Ok, ça marche.



Jean-Marc Laherrère 17/03/2011 22:02



Alors ... Si j'en crois la biblio publiée à la fin de l'Omnibus n°6 cela donne :


Du balai !


Le sonneur


Le fourgue


Faites-moi confiance


Victime au choix


Crédit illimité


Souffler n'est pas tuer


Soupe aux poulets


Pas d'avenir pour le futur


Rançon sur un thème mineur


La main dans le sac


A la bonne heure


Mourir pour mourir


Le dément à lunettes


On suicide


Les heures creuses


J


Tempête


Dix plus un


La hache


Entre deux chaises


Cause toujours, ma poupée


80 millions de voyeurs


La rousse


Mort d'un tatoué


En pièces détachées


Tout le monde sont là


Après le trépas


Le sourdingue


Branle-bas au 87°


Flouze


Adieu cousine


N'épousez pas un flic


Ca fait une paye


Calypso


Un poulet chez les spectres


Coup de chaleur


Nids de poulets


Lightning


Huit chevaux noirs


Poison


Quatre petits monstres


Isola blues


Vêpres rouges


Les veuves


Kiss


Poisson d'avril


Veille de Noël au 87° district


Romance


Nocturne


La cité sans sommeil


La dernière dance



Hannibal le lecteur 10/03/2011 14:34



Je crois que les problèmes de numérotation viennent surtout du fait que The Empty Hours (Les heures creuses en VF) est tantôt compté comme un épisode, tantôt comme 3 (il s'agit
à la base de 3 nouvelles), ce qui décale forcément tout ce qui suit...



Jean-Marc Laherrère 13/03/2011 15:19



Je rentre de quelques jourshors de chez moi, je te réponds demain soir au plus tard, promis juré !



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