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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 21:42

Je ne vous cacherai pas que quand j’ai reçu La fille de femme-araignée d’Anne Hillerman, j’étais à la fois heureux et inquiet, impatient et anxieux. C’est sans doute pour cela que j’ai attendu un moment avant de le lire. Verdict : Anne a bien repris le flambeau, la police navajo est de retour.

Hillerman

En sortant du restaurant où il venait de prendre le petit-déjeuner avec ses anciens collègues, Joe Leaphorn, le légendaire lieutenant à la retraite devenu privé est abattu, sous les yeux de Bernadette Manuelito. Le tireur, un inconnu, réussit à prendre la fuite. Jim Chee se retrouve en charge de l’enquête et si Bernadette est sensée se tenir à l’écart (en tant que témoin, elle ne peut participer activement), on se doute bien qu’elle va désobéir aux ordres.


D’emblée Anne Hillerman tue le père : Joe Leaphorn au tapis dans les premières pages. Comme ça c’est fait, c’est une suite, c’est un hommage, mais c’est Bernadette qui prend le flambeau. Cela ne pouvait pas être plus clair …


Pour le reste, on retrouve avec un immense plaisir des personnages et des paysages que l’on croyait perdus à jamais pour nous, pauvres lecteurs fans de la Police de la Nation Navajo. Parce que si La fille de femme-Araignée n’est pas le meilleur de la série, il en est tout à fait digne, et c’est même un très bon épisode. On y retrouve tout ce qui a fait son succès : Une intrigue soignée, des personnages que l’on connaît, toujours aussi bien campés et dont on suit en même temps les enquêtes et la vie privée, de très belles descriptions des paysages, et un fond très documenté sur l’histoire, la culture et la vie quotidienne dans ce coin perdu des US qu’on a appris à connaître.


La patte de la fille, là où on voit de légères différences, c’est le choix de centrer l’histoire sur le personnage féminin de Bernadette, de mettre en avant ses relations avec sa mère et sa sœur (qui éclairent sur l’évolution d’une structure familiale originale en train de se diluer dans le mode de vie US), et de faire peut-être passer plus d’émotion que son père.


A signaler également un final assez costaud et très bien mené. Bref, du beau boulot, qui fait plaisir et qui donne envie de voir ce que va donner la suite.


Anne Hillerman / La fille de Femme-Araignée (Spider woman’s daughter, 2013), Rivages/Thriller (2014), traduit de l’américain par Pierre Bondil.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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commentaires

Theoma 19/06/2014 23:35


message reçu, je note !

it's me 19/06/2014 18:38


oui mais, apres  un ou deux livres , ils pouraient quad même passer en grand format, comme pirrozzi, c roux, m mention, c'est pas des perdraux !!!


de toute façon, le dieu fric est là, je dis cela je dis rien, apres il existe des groupes rivages a été rachetés par actes sud et patati et patata


le livre va mal, alors quelque part je comprend la prise de non risque !!!

Jean-Marc Laherrère 19/06/2014 21:59



C'est la politique Rivages, des auteurs comme Dessaint ou Oppel ont été longtemps édités directement en poche avant de passer en grand.


Après est-ce bien ou mal, économique ou autre, je suis là très en dehors de mon modeste domaine de compétence.



wollanup 19/06/2014 16:44


La SN,bien sûr,mais il faut noter l'excellent travail du Seuil et surtout d'Albin michel avec "Terres d'Amérique".Je dis cela tant je suis déçu par le devenir d'une maison comme Rivages qui,il y
a trente ans nous a donné l'Amérique.


Et puis,de façon très personnelle,la qualité de l'accueil du service presse...il n'y a pas photo mais je m'emballe et ce n'est pas le sujet.Bonne chance à Anne Hillerman.

Jean-Marc Laherrère 19/06/2014 16:59



Et Gallmeister ...



it's me 19/06/2014 16:08


yep, je suis pas sur de suivre pour la fille d'hillerman, si un enfant de crumley faisait pareil...


je reste sceptique sur les fils de en général, je verrai cet été, puis rivages, ah rivages, ils ont de très bon auteurs français, excellents mais ils ne sortent qu'en poche, sauf herve...et cela
c'est dur à avaler

Jean-Marc Laherrère 19/06/2014 16:16



On ne va quand même pas se plaindre que les lecteurs puissent découvrir directement Mention ou Roux en poche ?



wollanup 19/06/2014 15:22


Oui, je suis un peu dur peut-être mais la réalité pour moi, c'est que l'innovation,il ne faut plus vraiment la chercher chez Rivages.

Jean-Marc Laherrère 19/06/2014 16:15



peut-être moins qu'à la SN, mais il m'ont fait découvrir aussi Mention, De Giovanni, Uribe ... il faut dire aussi qu'il y a tant d'éditeurs que les bons auteurs ne sont plus regroupés dans une ou
deux maisons.



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