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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 18:38

Avec Savemore paru il y a peu, on a découvert ici Sean Doolittle, un raconteur d’histoire efficace dans la plus pure lignée nord américaine. Il confirme avec Rain dogs, son second ouvrage traduit en France.

 

Doolittle

Tom Coleman est un homme à la dérive depuis la mort de sa petite fille de trois ans. Il a laissé tomber son boulot de journaliste à Chicago, s'est séparé de sa femme et s'est mis à boire. C'est peut-être pour cela que, lorsque son grand-père lui lègue sa maison, il tente de refaire sa vie dans le Nebraska, sa terre natale.

 

Il y hérite d'une maison, d'un embarcadère sur une rivière, et d'un camping qui accueille les fous de descente de cours d'eau. Malheureusement, cela ne règle en rien son problème avec l'alcool, et même l'explosion tout près de là d'un laboratoire clandestin de came ne semble pas pouvoir réveiller son instinct de reporter. Qu’il le veuille ou non, il ne va pas pouvoir éviter d’y être mêlé.

 

Rain dogs confirme ce que j’avais pensé de Savemore. Rien de révolutionnaire ni de génial, mais un solide artisan qui sait vous faire passer un bon moment.

 

Car Sean Doolittle est un auteur qui sait construire des personnages (et en particulier ceux de loosers attachants) et écrire des dialogues qui fonctionnent à merveille.

 

On mord bien à son histoire, on sent l'odeur de la rivière, on a surtout mal au crane en même temps que Tom et on ressent très bien l'impression déprimante d'être un étranger au milieu d'une communauté qui a son fonctionnement et ses habitudes, une communauté plutôt fermée pour celui qui vient de la ville.

 

Un bon moment de lecture donc, même si j'ai préféré le précédent peut-être un peu plus resserré.

 

Sean Doolittle / Rain dogs (Rain dogs, 2005), Rivages/Noir (2011), traduit de l’américain par Sophie Aslanides.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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commentaires

chris 10/11/2011 20:29



Merci Jean Claude de dire que Rain dogs est moins bien que Savemore ,vraiment moins bien.


Sur un autre blog j'ai lu que ce livre égalait Burke et Crumley et j'ai failli m'étrangler!


Bonne continuation.



Jean-Marc Laherrère 12/11/2011 14:26



Oups ! Burke ou Crumley, voilà qui me semble des références bien écrasantes pour un roman qui sans démériter est bien loin de ce niveau.



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