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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 15:43

Ce que j’ai dit il y a quelques jours sur Charlie Parker et John Connolly est, bien entendu, aussi vrai pour Dave Robicheaux de James Lee Burke. Je suis toujours enchanté de le retrouver. Toujours. Que ce soit chez lui à New Iberia, ou en vadrouille dans le Montana comme c’est le cas dans Swan Peak.

 

BurkeDave Robicheaux, son épouse et son copain le remuant Clete Purcel ne se remettent pas d’avoir vu leur ville engloutie sous les eaux de Katrina. Encore moins de l’abandon de leur Louisiane par le pays, et des déchainements de violences qui ont succédés à la catastrophe naturelle. Ils pensent pouvoir se reposer dans le Montana où ils sont logés chez un ami. Mais avec eux la violence n’est jamais très loin. Elle les rattrape quand Clete tombe sur deux vieilles connaissances, deux truands qui bossent maintenant pour la famille la plus riche du coin. Sans le vouloir (ou presque) Clete et Dave se retrouvent à piétiner les plates-bandes de personnages peu recommandables, alors que dans un même temps des étudiants sont torturés à mort dans les environs. Les vacances sont terminées, définitivement terminées …


Que dire qui n’ait déjà été dit ? Que James Lee Burke est aussi émouvant, lyrique et poète quand il décrit une rivière des Rocheuses qu’un bayou de Louisiane ? Que plus ça va plus on aime Dave Robicheaux et Clete Purcel (qui prend de plus en plus d’importance dans ses romans, et c’est tant mieux) ? Que ses intrigues sont riches, complexes et néanmoins limpides ? Que sa rage contre ceux qui exploitent les faibles et détruisent le pays est intacte, qu’ils soient mafieux, vieilles familles aristocratiques du sud ou, comme ici, parvenus du pétrole ? Qu’il n’a pas son pareil pour décrire les explosions de violence de ses personnages ? Qu’il aime son pays et ses habitants les plus humbles ?


Tout a déjà été dit, James Lee Burke est un des géants de la littérature américaine, il le confirme roman après roman. Ce dernier ne fait pas exception.


En plus, l’auteur que je n’ai jamais rencontré (puisqu’il ne prend jamais l’avion et que je ne suis pas allé le voir chez lui) est un mec bien. Du moins si j’en crois les interviews diverses et variées lues ou entendues ici et là.


Attention, il y a des mecs très bien qui écrivent comme des pieds. Donc ce n’est pas un argument. Mais quand comme Monsieur Burke on écrit superbement, et qu’en plus on est un gars en or, ça donne encore plus envie d’aimer les livres et les personnages.


Vivement le prochain, et pourvu que ça dure éternellement.


James Lee Burke / Swan peak (Swan peak, 2008), Rivages/Thriller (2012), traduit de l’américain par Christophe Mercier.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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strangehaven 07/04/2012 11:30


Je ne loupe jamais un livre de James Lee Burke et ce nouvel opus des aventures de Dave Robicheaux est une nouvelle réussite.A noter que récemment on a pu voir l'auteur dans les carnets de route
de François Busnel sur France 5, elle n'est plus disponible sur Pluzz.fr mais si vous voulez voir James Lee Burke dans sa nouvelle maison du Montana c'est ici :


http://www.youtube.com/watch?v=i_aHzV3aTJE

Jean-Marc Laherrère 07/04/2012 16:03



Je vais aller voir ça, merci.



Yan 06/04/2012 16:55


Ce qui est vraiment bien dans ce roman et qui, à mon sens, en fait un excellent épisode de la série, c'est la manière dont Burke arrive à laisser un peu ses héros de côté pour dresser un
magnifique portrait du couple improbable formé par Nix et Candace.

Jean-Marc Laherrère 06/04/2012 19:51



Entièrement d'accord, deux personnages très réussis et qui réservent de belles surprises au lecteur.



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