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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 22:23

Elmore Leonard n’est plus mais … Il reste tant de ses livres à lire.

 

J’ai donc appris en rentrant la très triste, mais néanmoins prévisible nouvelle. Après une vie bien remplie et des dizaines et des dizaines de romans publiés, Elmore Leonard est allé rejoindre Donald Westlake et Ed McBain.

 

Leonard Stick

Avec ces deux collègues, il partage une facilité incroyable à inventer des histoires, à faire vivre des personnages, et un sens époustouflant du dialogue. Comme eux, c’était un très grand conteur, un formidable créateur d’histoires qui arrivait à nous faire croire qu’écrire est facile tant son style est fluide, tant se dialogues sonnent juste … Ecrire est peut-être facile, ceux qui croient qu’écrire comme Elmore Leonard est à la portée du premier venu se mettent sacrément le doigt, et même tout le bras dans l’œil.


Il me restera un grand regret, celui de ne jamais avoir pu le rencontrer, et encore de très grandes joies à venir : Je suis très loin d’avoir lu tous ses romans. Et un roman d’Elmore Leonard, à quelques très rares exceptions près, c’est l’assurance de passer un excellent moment, avec des personnages cool mais inflexibles, des truands très bêtes et très méchants, des femmes belles et fortes … Comme avec ce Stick récemment réédité par rivages.


Stick sort de taule, sept ans suite à une attaque à main armée. Et il espère bien ne pas replonger. Il vient en Floride pour voir sa fille qui a maintenant 14 ans, et tenter de refaire sa vie. Mais la faune locale ne va pas le laisser tranquille, entre des trafiquants de came givrés, quelques tueurs tarés, un millionnaire qui se prend pour un gros dur, un producteur arnaqueur … Heureusement il y a aussi Kyle, jeune femme sure d’elle, cool et qui n’a pas froid aux yeux.


Que dire de plus que ce que j’ai déjà dit maintes fois à propos des polars du maître ? Héros cools, femmes fortes, belles et intelligentes, méchants grotesques, bêtes et … très méchants, dialogues qui claquent, décors superbement décrits, écriture fluide et « évidente ». Du pur plaisir.


A remarquer ici, et dans le suivant dont je vais vous parler bientôt (Permis de chasse également réédité par Rivages), qu’Elmore Leonard, l’air de rien, y fait un portrait au vitriol d’une classe de riches américains arrogants, méprisants, ignorants et se croyant au-dessus des lois. Un portrait pas piqué des hannetons ! Et tout cela sans avoir l’air d’y toucher.


Un auteur qui va nous manquer, beaucoup nous manquer. Heureusement, comme je le dis plus haut, il me reste quantité de romans à découvrir.


Elmore Leonard / Stick (Stick, 1983), Rivages/Noir (2013), traduit de l’américain par Jacques Martichade.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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commentaires

joe chip 27/08/2013 21:28


Maximum Bob est une excellente référence Jean Marc , je suggère aussi Mr. Majestyk , repris au ciné avec C. Bronson dans le rôle titre .

Jean-Marc Laherrère 27/08/2013 23:12



Yes, mais je n'avais pas vu l'adaptation.


J'ai un faible pour celle de Hombre, avec Newman.



Pascal REINE-ADELAIDE aka lePi 27/08/2013 14:55


Bonjour j abonde tout a fait en ce sens. les "polars" classiques sont tres biens ( stick, inconnu, maximum bob, la brava etc...) mais j'ai un petit faible pour deux ou trois de ses westerns:
Hombre et Valdez is coming. Secs et magnifiques ! RIP Elmore Leonard

Jean-Marc Laherrère 27/08/2013 23:12



Oui, mille fois oui à ses westerns.


J'ai lu une interview où il racontait qu'il avait arrêté d'en écrire parce ses éditeurs les trouvaient trop sombres.


Et tous les peigne-**** qui ont publié trois ligne sur sa mort ne parler que de 3h10 pour Yuma, sans toujours savoir que c'est "seulement" une nouvelle, et que pleins de ses westerns ont aussi
été adaptés et qu'ils sont géniaux. Pourquoi les journaux ne font-ils pas appel, pour les nécro, à quelqu'un qui connait le sujet et ne se contente pas de reprendre la note wikipedia ?



Pierre FAVEROLLE 26/08/2013 07:02


Salut Jean Marc, cette nouvelle est très triste et m'a foutu en rogne juste avant de reprendre le boulot ! Va savoir pourquoi. Avec plus de 90 romans au compteur on n'a pas fini d'en faire le
tour et c'est tant mieux ! Au fait, quel est ton roman préféré de lui ? Amitiés

Jean-Marc Laherrère 26/08/2013 07:45



Je n'ai pas un préféré, mais j'adore ses westerns, et Maximum Bob par exemple m'a bien fait rire.



Norbert 25/08/2013 23:59


Oui bien sûr, j'imagine. Ca pourra faire un bon début, en tout cas !

Jean-Marc Laherrère 26/08/2013 07:45



C'est certain.



Norbert 25/08/2013 23:10


Triste nouvelle effectivement. "Heureusement" (si je puis dire), je n'ai lu que peu de ses romans jusqu'à maintenant, sauf un Mr Paradise qui m'avait déjà beaucoup plu à l'époque,  justement
par son ton et ses personnages. En plus, j'ai déjà quelques autres romans de lui dans ma bibliothèque, que j'avais achetés lors de leur parution chez Rivages : La loi de la cité et La Brava, par
exemple. Et j'ai récemment lu un article dans lequel ils étaient cités comme exemples, entre autres, de ses très grands livres. Voilà qui m'a un peu rassénéré : dès la première page de La Brava,
j'avais un sourire collé aux lèvres !

Jean-Marc Laherrère 25/08/2013 23:38



La brava est un grand roman, effectivement, mais il y en a bien d'autres.



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