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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 23:01

J’ai beaucoup aimé Un doux parfum, et adoré L’escadron guillotine de Guillermo Arriaga. Quand en furetant dans une librairie j’ai découvert Le bison de la nuit, je me suis rué dessus. Et je suis déçu …

ArriagaGregorio et Manuel sont inséparables. Ils errent dans Mexico, trompant leur ennui par la violence. Ils se sont tatoués sur l’intérieur du bras le même bison, celui dont Gregorio sent le souffle sur sa nuque, la nuit. Tania est leur maîtresse. Gregorio entraîne le trio dans sa folie … Jusqu’à ce que Gregorio se suicide. Mais il a laissé derrière lui ce qu’il faut pour que Manuel et Tania ne puissent pas reprendre une vie normale, et, depuis sa tombe, les attire tous les deux sur son territoire, celui du bison de la nuit.

Ses lecteurs le savent, Guillermo Arriaga sait écrire, sait construire des personnages, sait passer d’un univers à l’autre.

Mais là j’avoue qu’il me laisse froid. Je n’arrive pas à m’intéresser aux personnages. Je devrais ressentir la douleur de leur folie, compatir à leurs pertes, craindre pour leur raison. Rien. Je ne comprends pas ce qui les anime. Je ne rentre pas dans leur désoeuvrement, dans leur ennui, dans leur dérive. Je lis, je ne m’ennuie pas vraiment, mais je m’en fiche un peu.

Est-ce parce qu’au fond le thème de ce nouveau roman m’indiffère ? L’auteur a-t-il voulu cette distance ? Ou s’est-il un peu raté ? Je ne saurais le dire. Je suis curieux de lire d’autres avis. Et malgré cette petite déception, j’attends toujours avec impatience ces nouvelles traductions.

Guillermo Arriaga / Le bison de la nuit  (El buffalo de la noche, 2002), Seuil/Points (1998), Traduit de l’espagnol (Mexique) par François Gaudry.

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commentaires

L
<br /> Problème de traduction comme dans bcp de polars ou l'éditeur ne veux pas "mettre le paquet"<br /> Amitiés<br /> Lucien Cioaca<br /> <br /> <br />
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J
<br /> En général Phébus présente de bonnes traductions. Et pour autant que je puisse en juger, les deux autres romans sont bien traduits. Mais c'est aussi une possibilité.<br /> Ceci dit, il est de moins en moins vrai que les grandes maisons d"édition polar ne soigne pas leurs traductions.<br /> <br /> <br />
C
<br /> J'avais bien aimé mais ce qui m'étonne c'est qu'il ait été repris dans une collection policière...<br /> <br /> <br />
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J
<br /> C'est vrai que, même si c'est assez noir, c'est vraiment à la limite du genre.<br /> <br /> <br />
M
<br /> Le drame, une série commençant bien, on apprécie l'ambiance les personnages, et vlan ! un nouveau volume et c'est la déroute<br /> vas tu redonner sa chance à cet auteur ?<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Oui c'est certain. Ses trois romans sont tellement différents que rien ne peut laisser deviner ce que sera le prochain. Donc je reste curieux et je lirai le prochain.<br /> <br /> <br />
C
<br /> J'avais été séduite par "Un doux parfum" et "L'escadron guillotine", du coup je ne me presserai pas à lire celui-ci...<br /> <br /> <br />
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J
<br /> D'un autre côté, c'est peut-être moi qui l'ai "mal" lu.<br /> <br /> <br />
K
<br /> J'ai beaucoup aimé "un doux parfum de mort" mais je ne note pas celui-ci... Certains auteurs méritent la découverte, mais on ne peut pas réitérer cette découverte sous peine d'être déçu...<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Il faut absolument lire L'escadron guillotine, un modèle d'humour noir.<br /> <br /> <br />

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  • : Il sera essentiellement question de polars, mais pas seulement. Cinéma, BD, musique et coups de gueule pourront s'inviter. Jean-Marc Laherrère
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