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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 15:35

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais j’avais été déçu par le dernier Elmore Leonard, Hitler’s day. Road dogs prouve de façon éclatante que ce ne fut qu’un accident de parcours, un tout petit accident dans un immense parcours.

 

Leonard roadJack Foley, la braqueur de banque, tombeur de ces dames … est tombé. Le voilà en prison en Floride, enfermé pour 30 ans. La fin d'une belle carrière ? Non, grâce à Cundo Rey, truand cubain plein de fric qui se prend d'amitié pour lui, et va jusqu'à lui payer les services de son avocate, une as du barreau, qui réussit à faire réduire sa peine. Résultat, Jack se retrouve dehors avant son bienfaiteur, qui lui demande d'aller l'attendre à Venice Beach, Los Angeles Californie.

 

C'est là que Jack fait la connaissance de Dawn Navarro, maîtresse de Cundo, voyante, arnaqueuse … et pressée de mettre la main sur la magot du petit cubain. Celle-ci voit en Foley le parfait partenaire pour cette opération … Mais Jack peut-il lui faire confiance ? Et comment savoir ce que Cundo Rey a derrière la tête ? Qui mène vraiment la danse dans cette histoire ? Heureusement Jack Foley est cool et il a de la ressource.

 

Du pur Elmore Leonard au mieux de sa forme. Un personnage principal elmorien en diable (on peut dire elmorien ?). Cool comme ce n'est pas permis, maître de lui et de toutes les situations, même les plus tendues. Des dialogues époustouflants, une maîtrise de l'intrigue et de l'écriture magistrale … Bref tout ce qu'on aime.

Ajoutez quelques clins d’œil, des références à des romans passés, et vous avez ce Road Dogs, variation du Maître sur le thème archi-connu de la femme fatale et du triangle amoureux. Une variation qui prouve que, finalement, le talent change en or les clichés les plus rebattus.

 

Continuez le plus longtemps possible monsieur Leonard.

 

Elmore Leonard / Road Dogs  (Road dogs, 2009), Rivages/Thriller (2010), traduit de l’américain par Johanne Le Ray.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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commentaires

Xavier 04/10/2010 14:34



Tes divers commentaires sur Leonard m'ont incité à  plonger dans son eouvre que je ne connaissais pas. Sous la main, je n'ai que "L'homme au bras de fer", recueil de nouvelles western, fort
réussies.
Par quels romans tu me conseilles de poursuivre la découverte de cet auteur?



Jean-Marc Laherrère 04/10/2010 14:55



Si tu veux continuer dans le style western (plus sombres que ses polars) ... Tu peux choisir ce que tu veux ... Avec Hombre, Valdez arrive !, chasseurs de scalp ou Dule à Sonora tu ne peux pas te
tromper.


Tu peux aller voir là :


http://actu-du-noir.over-blog.com/article-17630437.html


Pour le spolars, il n'y a que l'embarras du choix. Zig-Zag Movie, ou Maximum Bob, voire La brava (qui a donné Punch creole) sont de bons points de départ. Mais à vrai dire, à part Hitler's day
que j'avais trouvé raté, tous les autres sont bons !


 



Stéphane Picher 27/09/2010 18:08



Je seconde!


Je l'ai lu en anglais à sa sortie (pouvais pas attendre, avais trop hâte de retrouver Jack Foley). "Cool" est en effet la meilleure façon de décrire ce personnage.


Merci!



Jean-Marc Laherrère 27/09/2010 19:16



Le mot semble même avoir été inventé pour lui !



Michel 26/09/2010 18:25



Cela ne semble pas correspondre aux héros chasien, plus détective privé, alcool et filles !



Michel 26/09/2010 18:02



Lallisé,


à te lire quelle différence fait tu entre elmorien et chasien ??



Jean-Marc Laherrère 26/09/2010 18:09



Je connais peu CHase, je n'ai lu que les orchidées de la miss blandish ...


Elmorien, c'est ce Jack Foley, qui n'a rien d'une surhomme, mais qui garde calme et humour dans les pires situations, et semble, en gros, impossible à perturber.


Elmorien c'est aussi, en face, des truands dont la bêtise n'a d'égale que la méchanceté.



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