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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 11:46

Cela fait tellement longtemps que je lis les histoires de l’inspecteur Mendez de Francisco González Ledesma que j’ai l’impression qu’il doit avoir plus de 100 ans et que je me demande à chaque fois comment il trouve la force de continuer. Force est de constater qu’il est plus implacable que jamais dans Des morts bien pires.

Ledesma

Une jeune fille court, traquée par ceux qui l’ont amenée à Barcelone en lui faisant miroiter une vie meilleure. Mais elle ne court pas assez vite et est tuée, en même temps qu’une gamine qui a vu l’assassin. Deux meurtres qui rendent l’inspecteur Mendez fou de rage. Mais il n’est pas le seul. Une compagne d’infortune de la jeune femme, d’origine ukrainienne se révèle bien plus dangereuse que ce que croyaient ses tortionnaires. Et elle aussi est folle de rage. Dans les vieilles rues de Barcelone en constante évolution, une course s’engage, et bien malin qui saura dire qui est chasseur et qui est chassé.


A chaque nouveau titre on se demande si Ledesma et Mendez ont encore la pêche. A chaque nouveau titre on constate qu’il faut encore compter avec eux. Comme son créateur, Mendez regrette les vieilles rues, les relations entre les gens, la mémoire des luttes qui s’efface petit à petit.


Mais comme son créateur il sait aussi voir qui sont les nouvelles victimes, les nouveaux faibles sur qui s’exerce, toujours et encore la loi des plus forts. Et comme toujours Mendez traine, dans les bars les moins hygiéniques, auprès des vieilles putes et des anciens truands, dans les cours sombres promises à la démolition et les appartements qui ont gardé le souvenir des temps anciens.


Comme toujours il y a Barcelone, des femmes fortes, belles et émouvantes, des salauds que leur richesse place au dessus des lois, de toutes les lois sauf … celle de la rue, celle de Mendez.


Comme toujours on est accroché par l’histoire, par la ville, par les personnages. Comme toujours on referme ému, en ce demandant si, ce coup-ci, ce n’est pas le dernier Mendez …


Francisco González Ledesma / Des morts bien pires (Peores maneras de morir, 2013), Rivages/Thriller (2014), traduit de l’espagnol par Jean-Jacques et Marie-Neige Fleury.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars espagnols
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commentaires

jean paul gouin 09/08/2014 10:18


Ca sent la "ultima" pour Mendez, en tout cas c'est toujours lucide et désespèré sur les nouvelles formes de délinquance. A conseiller à toute personne se rendant en visite touristique à Barcelone
où aux maisons de passes installèes à La Jonquera.

Jean-Marc Laherrère 09/08/2014 10:32



J'ai malheureusement eu la confirmation par son ami JJ Fleury, cela sera très vraisemblablement la dernière.



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