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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 21:43

Je suis dans une mauvaise passe question lecture. Un roman abandonné en route (dont je ne dirai rien, même sous la torture) puis ce siège de Bogotá de Santiago Gamboa, pas franchement convaincant. De cet auteur j’avais apprécié Perdre est une question de méthode, et surtout le délicieux Les captifs du lys blanc. Mais là, bof. Enfin, bof puis bien, j’explique.

 

Le livre est composé d’un roman très court qui donne son titre à l’ouvrage, et d’une nouvelle : Histoire tragique de l’homme qui tombait amoureux dans les aéroports (Tragedia del hombre que amaba en los aeropuertos) qui le complète.

 

Le roman se déroule dans une Bogotá en guerre, assiégée par la guérilla. On y suit les tribulations de deux journalistes, un maltais (pourquoi maltais ? Il n’a rien de Corto) et une islandaise bien roulée et dotée d’une descente impressionnante. Ils enquêtent sur un trafic d’armes entre armée régulière et guérilla pour s’apercevoir que, même en temps de guerre, les affaires des narco trafiquants continuent. Comme on le voit, rien d’original. Pas de découverte fracassante. Les personnages sont assez sommairement plantés, on ne comprend pas vraiment pourquoi l’auteur a décidé d’imaginer une guerre à Bogotá quand il y a tant de villes en guerre dans le monde … Bref on se demande à quoi bon.

 

Heureusement vient Histoire tragique de l’homme qui tombait amoureux dans les aéroports qui a, elle aussi, un journaliste pour protagoniste. Un photographe plus exactement, qui parcourt le monde et est donc amené à passer beaucoup de temps dans les avions et les aéroports. Tout va bien pour lui jusqu’au jour où il tombe amoureux de May Lim, superbe hôtesse de Singapour Air Lines. Comme cet amour semble partagé, il croit être au début d’un beau rêve, sans se douter que c’est un véritable cauchemar qui vient de commencer.

 

Tout ce qui manque au roman précédent est là dans cette nouvelle. Humour, légèreté, originalité. C’est drôle, sensuel, la chute et la morale sont ébouriffantes … Tout ce que l’on peut souhaiter quand on lit une nouvelle, et je me suis régalé.

 

Malgré cette fin heureuse, pour ne pas me planter de nouveau j’assure en ce moment avec le dernier recueil de nouvelles Western d’Elmore Leonard, une valeur sure.

Santiago Gamboa / Le siège de Bogotá, (El cerco, 2003) Métailié (2009), traduit de l’espagnol (Colombie) par Claude Bleton et Anne-Marie Meunier.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars latino-américains
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commentaires

Le vent sombre 25/10/2009 17:32


Un roman abandonné ? Même sous la torture ? Ce qui n'est pas dit me met l'eau à la bouche.


Jean-Marc Laherrère 26/10/2009 00:20


Même sous la torture ...


cynic63 23/10/2009 12:05


Voilà qui permet de faire le tri dans les livres à lire!!!


Jean-Marc Laherrère 23/10/2009 14:07


Si tu l'as sous la main, lis la nouvelle, elle en vaut la peine.


Pierre 23/10/2009 06:18


Moi non plus je n'ai pas aimé le premier récit, et encore moins le second, que j'ai vite abandonné : cette histoire invraisemblable de coup de foudre avec une hôtesse de l'air, ça ressemble trop à
un fantasme d'ado en chaleur. Avec en plus ce côté insupportable du personnage, genre "moi j'ai été partout, tu vois...", ah non, vraiment c'était trop !
Mais si tu dis que la chute vaut le coup, je ferai l'effort un de ces jours de reprendre ce récit.
J'ai vu que vous vous êtes payé une bonne tranche au festival, petits veinards !
"L"année prochaine à Toulouse"...


Jean-Marc Laherrère 23/10/2009 14:07


Et oui, au milieu de la nouvelle le récit prend un virage surprenant, je pense que ça vaut vraiment le coup de pousser un peu plus.


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