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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 14:43

On ne peut pas avoir grandi dans les années 70-80 dans une famille où l’on écoutait Paco Ibañez et Jean Ferrat, et où on achetait l’Humanité tous les jours sans avoir quelques références politiques et quelques images et noms qui reviennent encore et toujours.

 

La joie à la mort de Franco, le premier concert des Quilapayuns à Bayonne, la mort de Bobbie Sand, les dictatures de Pinochet et Videla, les luttes sandinistes … Et Mandela.

 

En général quand un homme politique meurt je reprends deux fois des nouilles comme disait le grand Pierre Desproges. Mais là non.

 

Un homme qui est resté 27 ans en taule, alors qu’on lui proposait de le laisser sortir à condition qu’il renonce à son combat, un homme qui a su réconcilier (imparfaitement, mais réconcilier) un pays sans bain de sang, en pardonnant mais sans oublier (chose que pour l’instant aucun pays d’Amérique latine n’a réussi …), un homme qui a eu le courage et la modestie de quitter le pouvoir après un seul mandat, un homme capable de répondre à une autre icône, Desmond Tutu qui lui reprochait ses chemises bariolées « C'est étonnant, venant d'un homme qui porte des robes » … Cet homme-là a tout mon respect et mon admiration.

 

Et puisque nous sommes sur un blog consacré au polar, je ne saurais trop vous recommander de lire les romans de Wessel Ebersohn, grand écrivain de l’apartheid (et dont Rivages va sortir début 2014 un nouveau roman), et pour la période de transition les premiers romans de Deon Meyer, Jusqu’au dernier, Les soldats de l’aube et L’âme du chasseur.

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Published by Jean-Marc Laherrère
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commentaires

Céline 11/12/2013 13:42


Merci Jean-Marc, j'ai également vu ressurgir des brides de mon enfance. Mais si je puis me permettre, c'étaient des moules que reprennait Desproges. C'est encore plus savoureux me semble-t'il.

Jean-Marc Laherrère 12/12/2013 08:06



Des moules donc, merci pour cette précision !Et je crois bien que c'était à propos de la mort de Tino Rossi, ce qui est cruel en cette péridoe de Noël ...



poupoune 10/12/2013 18:44


Voilà un hommage qui dit tout sans en faire des caisses... ça fait du bien.


Et oui : il faut lire Deon Meyer.


Je ne connais pas (encore) Ebersohn, lacune que je vais m'empresser de combler.

Jean-Marc Laherrère 12/12/2013 08:06



Merci. Et oui, il faut lire Ebersohn, la nuit divisée ou Le cercle fermé, très durs mais indispensable sur l'apartheid. J'attends avec impatience son retour chez Rivages après de longues années
d'absence.



Romain 10/12/2013 17:14


Bonjour,


On m'a également loué un livre qui traite de l'Afrique du Sud sous l'apartheid, que l'on peut apparemment rattacher au genre du roman noir, et que j'ai bien l'intention de lire un de ces quatres.
Il s'agit d' Une saison blanche et sèche d'André Brink. Quelqu'un confirmerait-il le bien que l'on m'en a dit?


Bien à vous


Romain

Jean-Marc Laherrère 12/12/2013 08:05



Je confirme !



Jérôme Leroy 10/12/2013 15:44


Drôle de famille, pas très catholique tout ça. L'Huma tous les jours? Ferrat et Paco Ibanez? Mon dieu, mon dieu...On dirait que tu as passé ton enfance...chez moi!


:)

Jean-Marc Laherrère 10/12/2013 16:24



Hihi, en bon béarnais, je suis d'une famille ou ma mère était catholique et mon père protestant, ce qui a immanquablement fait de moi un bouffe "curés" toutes tendances confondues.



Didier Bâlon 07/12/2013 15:14


Bonjour,


Sans oublier, même si l'auteur est français, Zulu de Caryl Férey.


Avec mes meilleures salutations et toutes mes félicitations pour votre blog qui est toujours d'une lecture stimulante (mais si, mais si).


Didier

Jean-Marc Laherrère 07/12/2013 16:17



Bien sûr, mais Zulu, avec la sortie du film, n'a pas trop besoin de pub. Moins que Ebensohn ... Même si c'est très bien.



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