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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 16:52

C’est Bernard Strainchamps, à l’époque de Mauvais Genres qui m’avait donné l’idée de lire les romans de Joseph Bialot. C’est aussi lui qui nous avait mis en contact.


Contact uniquement téléphonique malheureusement, étant donné qu’il ne se déplaçait plus trop, et que je l’ai raté chaque fois que je suis allé à Paris.


Et pourtant, bien que je ne l’ai jamais rencontré « en vrai », les quelques contacts téléphoniques et mail que j’ai eu avec lui n’ont fait que confirmer l’impression que laissent ses bouquins. Celle de quelqu’un plein de vie et d’humour, toujours préoccupé du sort des autres, toujours capable d’indignation et de coups de sang devant les injustices croissantes.
Quelqu’un de cultivé, chaleureux et drôle, qui appelait pour me remercier d’avoir écrit telle ou telle chronique (alors que c’est moi qui aurait dû l’appeler pour le remercier d’avoir écrit de si beaux livres !) ou qui envoyait une blague de cul qui l’avait bien fait rire …


Ben c’est raté, je ne le rencontrerai plus. Lui qui avait échappé à la mort quand tant de ses camarades périssaient c’est fait rattraper dimanche dernier. Salope de Mort, on avait pourtant bien fini par le croire increvable.


Restent ses bouquins, le formidable hymne A la vie !, les terrifiants 186 marches vers les nuages et Votre fumée montera au ciel, ses polars « classiques », comme La nuit du souvenir etc …


Salut Jo.


Avec l’accord de Bernard, revoici l’entretien avec les fidèles de Mauvais Genres réalisé en 2002.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars divers
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commentaires

thierry loew 01/12/2012 12:49


Bonjour, je suis aussi très attristé de la mort de Joseph Bialot, que j'ai eu la chance de rencontrer chez lui il y a qqs années. Je me souviens, outre de l'auteur que j'aimais, d'un homme d'une
grande humanité, lui à qui on avait cruellement justement manqué d'humanité, doté d'un solide sens de l'humour de ceux qui sont revenus de l'autre coté. C'est à cette rencontre là que je pense
aujourd'hui. Joseph, ça faisait des années que je l'invitais au festival du Roman Noir de Besançon, tous les ans, pendant longtemps, jusqu'à cette rencontre, où il m'avoua qu'il avait peur que
quelque chose lui arrive à Besançon, si loin des siens...Je t'espére un monde meilleur Joseph, si jamais il y en a un. Lisez ses livres, c'est ainsi que nous le feirons vivre, eternellement.
Thierry Loew Festival des littératures policiéres, noires et sociales de Besançon

Jean-Marc Laherrère 01/12/2012 16:26



Merci pour ce message.



Serge 31 01/12/2012 00:46


Pascale Clark, dans l'ouverture de sa matinale sur Inter, lui a rendu il y a deux ou trois jours un bref mais vibrant hommage. A part çà, c'est vrai, pas vraiment la cacophonie
médiatique...

Jean-Marc Laherrère 01/12/2012 10:34



Pas mal d'articles dans toute la presse, et un bon dans Marianne.



Laure 29/11/2012 18:23


Ici, à la BDP, tout le monde connaissait aussi mon admiration/goût/amitié pour les romans de Bialot. Pour son humour (je connaissais pas son goût pour les histoires de cul, mais ta remarque
confirme ce que je pense/sais de lui), présent dans chacun de ses romans. Pour son amour du verbe aussi. Les bouquins de Bialot, c'est la vie. Ca chiale, ça meurt, ça rit. Moi non plus je l'ai
jamais rencontré. Tous les ans, à chasue fois que mes élites se demandaient qui on pouvait inviter, j'arrêtais pas de les gonfler avec mon Bialot. Je me sens triste aussi, un peu orpheline.
Bizarre cette impression. C'était pas un type de ma famille à proprement parler, je l'avais même jamais croisé. Je suppose que c'est un sentiment qu'ont du partager les gens à la mort de
Brassens. Voilà, mon petit Jean-Marc, on est au moins deux orphelins, ce soir !

Jean-Marc Laherrère 29/11/2012 21:52



Merci pour un témoignage hommage qui correspond bien au mien ... Et oui, parmi les blague qu'il m'envoyait de temps en temps il y en avait une bonne proportion de bien ... lestes.



Hannibal le lecteur 29/11/2012 15:29


Triste nouvelle.
J'ai eu la chance de le rencontrer sur un salon à l'occasion de la sortie de 186 marches vers les nuages (en 2009 donc). On avait un peu discuté, et c'est vrai qu'on sentait de suite
plusieurs choses à son contact : qu'il en avait bavé, qu'il avait un grand sens de l'humour, et aussi beaucoup d'humanité et d'intelligence.
Il y a eu un beau papier de Guy Konopnicki (qui a du bien le connaître j'imagine) dans Marianne. A part ça, pas grand chose il est vrai, si ce n'est sur les blogs de polardeux.

Jean-Marc Laherrère 29/11/2012 21:50



Il y a bien eu une note quasi intégralement pompée sur l'AFP dans les différents journaux ...


Et pour l'instant je n'ai pas vu grand chose sur les blogs de polardeux. Mais je ne suis peut-être pas encore allé sur ceux qui en parlent.



Yann 28/11/2012 17:46


Joseph Bialot est parti dans un quasi anonymat médiatique (tout comme Thierry Jonquet d'ailleurs), merci de lui avoir rendu hommage avec cet article.

Jean-Marc Laherrère 28/11/2012 18:04



De rien, la nouvelle m'a fait mal, d'autant plus mal que j'avais toujours l'espoir d'aller boire une bière avec lui et que je me régalais chaque fois qu'on se causait au téléphone.



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