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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 15:40

Petra et Fermin passent en grand format ! C’est chez Rivages/Thriller que paraît la nouvelle aventure des deux enquêteurs d’Alicia Giménez Bartlett, Le silence des cloîtres. Espérons que cela leur portera chance, même si ce n’est pas mon préféré dans la série.


Gimenez BartlettSi vous êtes un habitué des aventures des duettistes Petra Delicado et Ferlin Garzon, vous savez qu’à la fin du précédent ouvrage, Un vide à la place du cœur, les deux se mariaient. Les voilà donc de nouveau obligés de concilier vie de famille et horaires de flics. La quadrature du cercle. D’autant plus qu’ils se font refiler une enquête fortement médiatique : Dans une chapelle dépendant d’un couvent de bonnes sœurs un moine a été proprement estourbi d’un bon coup sur le crane, et la momie d’un saint quelconque qu’il était en train de rafistoler a été volée. L’œuvre d’un cinglé ? D’un fanatique religieux ? Une vengeance qui vient de loin, du temps de la guerre civile ? Rien de tout cela ne convainc Petra qui a bien trop les pieds sur terre. Mais la pression médiatique est telle qu’elle est obligée de suivre toutes les pistes, et même de travailler avec un profiler. Un profiler à Barcelone, quelle drôle d’idée !


Lors d’une rencontre avec l’immense James Crumley je l’ai entendu dire que s’il ne créait que des familles abominables prêtes à s’entredéchirer à la moindre occasion c’est que les familles heureuses n’étaient pas très intéressantes pour un écrivain de polar.


C’est peut-être pour ça que Le silence des cloîtres n’est pas mon préféré dans la série. Petra et Fermin sont heureux en mariage ! Du coup c’est moins drôle que quand ils pestaient, râlaient, déprimaient … Plaisanterie mise à part, j’ai trouvé quelques longueurs dans cet épisode, aussi bien dans la menée de l’enquête que dans les scènes familiales.


Malgré ces longueurs, le charme opère une fois de plus. Grâce aux dialogues toujours savoureux entre les différents flics, grâce à la mauvaise humeur de Petra, car tout n’est quand même pas rose dans son mariage, et elle n’a pas gagné de patience, grâce aux situations rocambolesques dans lesquelles les deux enquêteurs vont se trouver, confrontés à un monde d’un autre âge, celui des couvents.


Le charme et l’intérêt de la peinture d’une Espagne qui, malgré sa modernité, n’en finit pas de solder son passé, et reste marquée par le poids de l’Eglise. C’est d’ailleurs le choc entre une culture et des coutumes qui refusent de bouger, et une société moderne, avec presse à sensation et psychologues médiatiques qui sert de toile de fond au roman et en fait l’intérêt.


Pas le meilleur de la série donc, mais intéressant et on se surprend très souvent à sourire.


Alicia Giménez Bartlett / Le silence des cloîtres  (El silencio de los claustros, 2009), Rivages/Thriller (2012), traduit de l’espagnol par Olivier Hamilton et Johanna Dautzenberg.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars espagnols
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commentaires

Ys 01/07/2012 15:34


Mince... je viens de finir le premier volume et malheureusement de lire le début de ton billet... du coup, je ne vais pas plus loin et je vais essayer d'oublier l'info...

Jean-Marc Laherrère 01/07/2012 19:31



Ils restent pas mal de volumes avant d'en arriver là ... Tu as le temps d'oublier.



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