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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 19:50

Beaucoup, beaucoup de monde à la Renaissance pour accueillir comme il le mérite Marcus Malte qui venait causer de son dernier roman.

Marcus Petit

Première constatation et premier étonnement (peut-être) pour ceux qui ne le connaissaient pas et qui n’avaient lu de lui que des romans comme Carnage Constellation, La part des chiens ou Garden of Love, il a beaucoup d’humour … On a beaucoup rit pendant la rencontre.

 

On pouvait s’en douter, on le sait maintenant, la motivation première de Marcus Malte est d’écrire des phrases qui chantent. De même qu’une musique nous touche, il cherche à écrire des suites de mots qui aient le rythme, la sonorité qu’il recherche. En priorité. Bien entendu, il faut aussi que cela ait du sens, et raconte une histoire.

 

Marcus Petit bisUne histoire qui commence toujours par une première phrase, sans qu’il sache à ce moment là ce qui va suivre. Il avoue être le premier surpris par ses histoires. Et parfois même bien embêté par ce qu’il vient d’écrire qui lui complique la vie. Mais il se refuse toujours à revenir en arrière pour effacer un événement, un rebondissement, l’arrivée d’un personnage qui lui complique la tâche. Il revient par contre, souvent, et beaucoup, sur l’écriture pour la polir, la travailler.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, particulièrement à la lecture des harmoniques, il n’écoute pas de musique en écrivant.

 

A une question de Claude Mesplède, Marcus Malte a répondu qu’il ne se considère pas comme un écrivain engagé. Il a des engagements, des convictions, des colères, elles passent parfois dans ses bouquins, mais jamais parce que c’était son intention. Chaque fois qu’il a voulu écrire sur un sujet particulier en se disant : « il faut que j’écrive là-dessus », ça n’a pas marché.

 

Mais parfois, comme dans Les harmoniques, cela vient dans le cours du récit. Et il peut alors exprimer sa colère, sa tristesse, son incompréhension face à ce que les hommes sont capables de faire subir à leurs voisins.

 

On a aussi parlé de Mister et Bob, les deux seuls personnages (si je ne m’abuse) qui apparaissent dans plusieurs bouquins (Le doigt d’Horace, Le lac des singes et Les harmoniques). Il les aime bien, mais ne veut pas non plus en être prisonnier. Donc ils reviendront peut-être. Ou pas. Ils lui permettent, de par leur relation, leurs dialogues, d’introduire de l’humour dans ses romans.

 

Il nous a parlé de ses influences littéraires. Il en reconnaît deux, essentielles : Jean Giono et Cormac McCarthy. Deux écrivains qui l’ont marqué. Mais il y en a beaucoup d’autres aussi, dont nous n’avons pas parlé.

 

Et tout le reste … Impossible à retranscrire, qui passe par les gestes, les sourires, les rires, les échanges avec le public nombreux. Pour tout ça, il vous faudra essayer d’aller le rencontrer …

 

PS. En réponse aux questions de Jeanjean : Non Vera Nad n’est pas un anagramme, et s’il y a une référence à J’étais Dora Suarez de Robin Cook elle est complètement inconsciente car, s’il a lu et aimé le roman, il ne l’avait pas en tête au moment de l’écriture des Harmoniques et a paru surpris de la comparaison.

 

PPS. Merci Laurence pour les photos.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Interviews et rencontres
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commentaires

Miss Alfie 20/01/2011 06:58



C'est justement Intérieur Nord qu'il m'avait conseillé et que j'ai dans ma pile de livres à lire !



Jean-Marc Laherrère 20/01/2011 09:13



Excellent choix, qui fera bien la transition entre nouvelles et romans.



Miss Alfie 19/01/2011 18:57



J'ai eu la chance de rencontrer Marcus Malte il y a 2 ans au salon du livre de Besançon où il a résidé et travaillé avec un maison de quartier et un groupe de jeunes, et il est vrai que l'homme
est très sympathique. J'ai l'un de ses receuils de nouvelles mais je pense que je tenterai bientôt un polar !



Jean-Marc Laherrère 19/01/2011 22:21



Si je puis me permettre un conseil ...


Mes préférés : les quatre grandes nouvelles de Intérieur Nord.


Ou parmi les romans, La part des chiens, Garden of love ou Les harmoniques.



christophe 15/01/2011 17:07



Bonjour à tous


Pour ceux qui ne croiseraient pas Marcus prochainement, voici une belle interview


http://www.entre2noirs.com/contenu.php?id_contenu=180&id_dossier=7



Jean-Marc Laherrère 15/01/2011 20:02



Je vais aller voir, merci pour le lien.



M agali 14/01/2011 23:29



Effectivement, à question idiote, réponse pas facile..


Enfin, là, il y avait d'excellents animateurs!



Jean-Marc Laherrère 15/01/2011 20:02



Grazie.



M agali 14/01/2011 21:47



Une belle rencontre à laquelle j'ai été ravie d'assister... Marcus Malte est l'un de ces rares auteurs qui savent et osent parler avec autant de modestie que de sincérité
d'écriture, (alors que tant se dispersent en considérations politquement correctes dans un but médiatique).



Jean-Marc Laherrère 14/01/2011 22:09



Et oui ... A la décharge des auteurs ils ne font, parfois, que répondre aux questions qu'on leur pose.


La veille Leonardo Padura était enchanté de parler d'écriture, commentant que, sous prétexte que son livre aborde des thèmes politiques, et qu'il est cubain vivant à Cuba, les gens, très souvent,
ne lui parlent que de politique ...



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