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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 19:51

En attendant de plonger tête baissée dans la rentrée littéraire, juillet août permet aussi de repêcher des bouquins qu’on avait laissés de côté. De se laisser un peu plus guider par le hasard et la curiosité. C’est comme ça que j’ai ouvert Gel nocturne de Knut Faldbakken. Pas vraiment convaincu …

Faldbakken

Nous sommes à Hamar, petite ville norvégienne. Une ville tranquille la plupart du temps. Mais là trois cadavres sont trouvés : Celui d’un homme qui a visiblement passé une partie de l’hiver sous la neige de la forêt voisine, et ceux de Georg et Lydia Hammerseng, notables et piliers de la ville, retrouvée morts chez eux. Jonfinn Valmann est en charge de la première enquête, et impliqué malgré lui dans la seconde. Dans sa jeunesse il allait souvent chez les Hammerseng et était ami avec leur fils. Contre l’avis de ses chefs qui voient dans la mort du couple un suicide, Jonfinn décide d’enquêter, au risque de ternir salement la réputation de Georg et Lydia, et de faire ressortir des secrets que la petite ville préfère taire.


Je n’irai pas jusqu’à dire que je me suis ennuyé, mais presque … Le roman traine pas mal, et s’il est sauvé par un final qui secoue un peu la torpeur qui peut s’abattre par moment sur le lecteur, il n’est pas exempt de longueurs. On pourrait donc dire qu’il est honnête et le conseiller comme lecture facile et distrayante.


Mais j’ai eu un autre problème avec ce roman.


Sa façon de suggérer, tout au long du roman, de vieux secrets de famille enfouis, de révéler peu à peu les blessures du passé, de décrire une petite ville qui ne veut pas savoir … m’a fait penser dès les premières pages aux romans de Thomas Cook. Et force est de constater que l’on est très loin de l’écriture, de la puissance d’évocation et de la maîtrise de l’intrigue de romans comme Les ombres du passé ou Les leçons du mal pour ne citer que ces deux là.


Je ne sais pas si Knut Faldbakken est un influencé par Cook, ou s’il a juste la malchance d’écrire sur les mêmes thématiques, quoiqu’il en soit, la comparaison est cruelle. A moins que je ne sois injuste et trop dur avec lui …


En résumé, si vous ne savez pas quoi lire, lisez Thomas Cook.


Knut Faldbakken / Gel nocturne (Nattefrost, 2006), Seuil/ Policiers (2012), traduit du norvégien par Hélène Hervieu.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars scandinaves
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commentaires

Oscar Nesjan 05/10/2012 13:18


Je suis d'accord avec ce que vous dites sur les auteurs Scandinaves. Avec les Larsson, Nesbo, Larsson bis, Tegenfalk ou autre Nilsson-Julien on est bien oblige de faire le tri, surtout que nombre
d'editeurs nous vendent des Scandinaves de deuxieme rang, des histoires qui n'ont de scandinave que leur passeport, mais qui n'ont rien d'extraordinaire en tant que litterature. Et je ne parle
pas des auteurs ci-dessus qui ont deja demontre leur valeur. C'est comme quand on est a l'etranger, c'est pas parce quelqu'un est francais qu'on va forcement l'aimer. On partage une langue et une
culture, mais apres il y a le style et l'histoire...

Jean-Marc Laherrère 05/10/2012 14:25



L'ennui avec cette mode est double : un elle crée une mode avec ce que ça comporte d'opportunisme de la part des éditeurs (certains éditeurs) et de moutonisme de la part des lecteurs (certains
lecteurs) ; deux elle crée aussi le rejet inverse d'un autre type de lecteurs qui, énervés, commencent à dire du mal d'un auteur parce qu'il est scandinave.


Finalement, les choses finiront par se calmer, et on verra, calmement que chez les scandinaves il y a, comme partout, de bons, de très bons mais aussi de mauvais et de très mauvais auteurs.



Laurent 12/07/2012 17:42


Je me demande quand même si tous ces polars norvégiens et suédois n'auraient pas à la longue un effet négatif sur le tourisme en Scandinavie... Et pourtant c'est beau un fjord (la nuit ou le jour
d'ailleurs).

Jean-Marc Laherrère 12/07/2012 23:59



Bonne question. D'un autre côté Liebermann et son Necropolis n'ont, me semble-t-il, dissuadés personne d'aller à NY ...



chris 12/07/2012 12:35


Très juste!Bien sûr qu'il faut lire Thomas H. Cook et par la même occasion les romans (psychologiques) de Bayer comme "le rêve des chevaux brisés"...

Jean-Marc Laherrère 12/07/2012 13:51



Oui, cent fois oui, moi qui ne suis pas un grand adepte des polar psy j'avais été scotché par "Le rêve des chevaux brisés".



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