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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 23:00

Il y a tellement de bons auteurs, d’excellents auteurs même, qui publient régulièrement qu’il devient difficile de trouver le temps pour en découvrir de nouveaux ! J’ai quand même fait un effort. Il faut dire qu’en ce mois de janvier, ici et là, on voit citer ce A qui se fier ? d’un certain Peter Spiegelman (a priori aucun lien avec Art). J’ai donc essayé, je ne suis pas déçu.

 

Spiegelman

Carr, ex agent de la CIA, ex employé d’une société de sécurité privée est entré dans la bande de Declan, spécialisée dans les vols et arnaques qui s’en prennent à l’argent sale. Pas d’idéologie là-dedans, juste la logique : Si vous volez de l’argent acquis illégalement le propriétaire ne portera pas plainte et vous n’aurez pas les polices du monde entier aux fesses. Une seule obligation, être très, très discrets, car les propriétaires volés ont en général des moyens de rétorsion dissuasifs.


Seulement voilà, le dernier coup a mal tourné, Declan s’est fait tuer avec un complice, et Carr se retrouve à la tête d’une bande qui ne le respecte guère au moment où ils tentent leur chef d’œuvre : Délester Curtis Prager, ex banquier de fonds poubelles, reconverti au blanchiment d’argent sale de quelques dizaines de millions de dollars. Difficile quand on ne sait pas à qui on peut faire confiance dans sa propre équipe. Mais Carr est coincé de toute parts, il doit continuer …


On pourrait résumer mon avis en quelques mots : Un excellent divertissement. Voilà. Je développe un peu ?


Contrairement à ce qui est écrit en quatrième de couverture, rien à voir avec Westlake et Dormunder. Ni avec Parker d’ailleurs. D’abord John et Parker sont uniques.


Par contre vous trouverez ici tout ce que vous attendez quand vous ouvrez ce genre de bouquin : Une intrigue absolument millimétrée et très intelligemment menée : l’auteur dose parfaitement ce qu’il dit et ce qu’il cache, de telle sorte que le lecteur devine certains aspects de l’arnaque (ce qui lui donne l’impression d’être très intelligent) et se fait complètement bluffer par d’autres (ce qui est fort plaisant). Donc l’auteur sait surprendre tout en faisant plaisir à l’ego, sans être jamais putassier. Une très belle maîtrise de la narration donc.


Comme toujours quand c’est réussi, il arrive aussi à passer par les passages obligés : description des différents protagonistes, tension, préparation, casse, grain de sable, catastrophe, résolution … de façon suffisamment « classique » pour que le lecteur retrouve ce qu’il est venu chercher, avec suffisamment d’invention pour que ce ne soit pas seulement une pale copie.


Bref, pas le roman qui va révolutionner le genre, mais la lecture parfaite si vous cherchez « juste » à passer un excellent moment de détente intelligente.


Peter Spiegelman / A qui se fier ? (Thick as thieves, 2011), Seuil/Policiers (2013), traduit de l’américain par Jean Esch.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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commentaires

alain 04/02/2013 13:31


Pas facile de se reconvertir , mais ce n'est pas une mauvaise idée.


C'est vrai que la 4 eme, parfois il vaut mieux ne pas la lire.


Je me laisserai bien tenté par ce livre, allez hop , rajouté sur la liste.


Merci

Jean-Marc Laherrère 04/02/2013 22:33



De rien, tu me diras.



Xavier 02/02/2013 11:50


J'ai commencé hier et je suis emballé aussi.


J'avais acheté ce livre à la suite de l'émission Cercle Polar, qui en ces temps de crise propose de se reconvertir dans d'autres métiers, braqueur ou tueur à gages ( Voir "Il faut tuer Lewis
Winter" de M. MacKay, autre ouvrage recommander qui m'a plu).


"Contrairement à ce qui est écrit en quatrième de couverture, rien à voir avec Westlake et Dormunder. Ni avec Parker d’ailleurs. D’abord John et Parker sont
uniques." Ca arrive souvent que la 4e comporte n'importe quoi. C'est une des raisons pour lesquelles je peine à lire ces 4e. L'autre raison est parfois qu'on dévoile plus de la moitié de la trame
du livre, quand on lit un suspense, bonjour le suspense!

Jean-Marc Laherrère 02/02/2013 11:56



Et oui, les 4° sont parfois plus un problème qu'une aide.



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