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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 19:55

Je suis allé au ciné ! Un miracle. Une fenêtre de tir inattendue, les deux gamins invités en même temps un samedi soir. Du coup, tant pis pour le France - All Blacks, on est allé au ciné. Et comme il y avait un nouveau film des frères Coen, le choix du film à voir a été rapide.

 

Inside Llewyn Davis, vous l’avez sans doute lu à droite et à gauche est donc l’histoire des tribulations, non pas d’un chinois en Chine, mais chanteur de folk en Amérique, essentiellement à New York, mais pas que.

 

Deux petits points pour commencer. Le premier, ce film entre dans la catégorie des Coen tranquilles et mélancoliques. C'est-à-dire plus proche de A serious man ou The barber que de Burn after reading ou The big Lebowski. Le second, pas besoin d’être un amateur de folk pour apprécier. Je ne suis vraiment pas fan, ni de Bob Dylan ni de Joan Baez, c’est même une musique qui m’ennuie au bout d’un temps assez court. Mais j’ai adoré.

 

Sur ce point d’ailleurs ils font très forts. Ceux comme moi qui sont un peu réfractaires à la folk vont bien se marrer à voir le défilé de groupes que je qualifierai de pittoresques pour rester gentil. J’imagine que les amateurs vont voir ça avec un œil plus indulgent et une certaine nostalgie. N’empêche, on comprend en regardant ça, que l’arrivée des Beatles et des Stones ait fait l’effet d’une bombe … mais je ne suis pas gentil avec la folk.

 

Au-delà de la partie musicale, une fois de plus, les frères Coen filment admirablement : photo somptueuse, grain d’époque, images, cadrages, lumière, tout est magnifique, regardez seulement cette photo :

inside-llewyn-davis 02

Une fois de plus ils nous offrent des acteurs incroyables, avec un premier rôle magnifique, et une galerie de seconds rôles et d’acteurs de passage absolument inouïe. Entre les différents chanteurs qui défilent dans le bar ou dans les studios d’enregistrement, le couple formé par le manager du héros et sa secrétaire (encore une scène d’anthologie), les invités du couple d’universitaires qui logent parfois Llewyn … Sans compter l’apparition géniale d’un de leurs acteurs fétiches, le grandiose John Goodman, on a de quoi se régaler pendant tout le film, et se régaler encore en en parlant interminablement ensuite.

John-Goodman

Et je ne voudrais pas vous quitter sans une mention spéciale au chat qui joue remarquablement, et qui est superbement, et surtout très justement filmé.

inside-llewyn-davis 01

Bref, si vous avez une soirée libre, n’hésitez pas, allez voir Inside Llewyn Davis.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Cinéma
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commentaires

herve 20/11/2013 07:47


Les Cohen ont un grand talent, leur éclectisme, leur jean-foutisme parfois aussi, ça fait leur charme et les dessert parfois.Mais oui; chapeau les artistes. Et en parlant de chanteur., il y en a
un autre qui a un sacré talent (chose qui se confirme à chaque film): Justin Timberlake dont je ne suis pas un fan dans sa musique (pas folk).

Jean-Marc Laherrère 20/11/2013 08:58



Je le connaissais même pas avant d'aller voir le film ...



Maïté Bernard 18/11/2013 10:21


J'adore cette anecdote!  "Faire les pitres"...Excellent!


Plus sérieusement, je suis d'accord avec toi, c'est un beau film, doux amer, on voit bien qu'il va un peu mieux à la fin, délesté du poids du deuil, mais côté succès dans la musique, hé bien
voilà, si cette nuit là deviendra célèbre dans l'histoire de la folk, c'est parce que le fameux critique du Times ou de je ne sais quel canard découvrira Bob Dylan, et pas le mec en pemière
partie...

Jean-Marc Laherrère 18/11/2013 15:42



Et oui, très jolie fin ...



Maïté Bernard 18/11/2013 09:36


Je vais faire un peu ma pédante (bon, en fait, j'ai juste lu une interview dans Première, qui n'est pas un sommet de réflexion critique), mais en fait, le chat est trois chats, tous plus pénibles
les uns que les qutres.  Qui a un chat comprendra qu'il est en effet très difficile de leur faire comprende un ordre et de le leur faire répéter jusqu'à ce que la prise soit bonne. 
C'était donc à Oscar Isaacs de s'adapter et disons qu'il a largement préféré jouer avec les humains, sa guitare, sa tasse de café, ses chaussures mouillés, n'importe quoi plutôt que les chats!

Jean-Marc Laherrère 18/11/2013 10:09



Je croyais qu'il y avait 2 chats ...


Je sais bien (pour en avoir un) qu'on ne peut pas dresser un chat. Donc c'est forcément un pénible !


J'avais il y a longtemps lu un article sur le premier (et quasiment seul) dompteur de chats, un russe, qui racontait qu'il en avait une vingtaine et que son "seul" mérite était, chaque soir, de
deviner quels seraient les 3 ou 4 qui voudraient bien faire les pitres.



wollanup 18/11/2013 09:32


Les frères Coen,la comparaison avec The Barber,New York des années 60,la musique folk,ta critique Jean Marc, tout concorde à en faire un film que je ne pourrai rater comme les
débuts de scénariste de Cormac Mc Carthy dans "cartel" dirigé par le grand Ridley Scott.

Jean-Marc Laherrère 18/11/2013 10:07



Je suis curieux de ce que peut donner Cartel. Je ne suis pas forcément un fan de Scott, par contre Mc Carthy, Bardem, Cruz ...



AG 16/11/2013 10:26


pour ceux qui comme moi n'ont pas vraiment aimé ni The barber ni Serious man je trouve la comparaison peu pertinente, Inside est bien mieux , plus "naturel" moins "fabriqué" , et le chat un vrai
chat.


merci pour vos critiques polars que je ne commente jamais mais que j'apprécie beaucoup et me son très utiles.

Jean-Marc Laherrère 16/11/2013 21:11



C'est vrai que c'est un vrai chat ! Bon peut-être la comparaison était-elle abusive, mais c'était surtout une comparaison de rythme et le "loufoquerie".


Et merci à vous.



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