« Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne il était en train de boire des bières avec un bouledogue
alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le coeur d'une superbe journée de printemps. » James
Crumley (Le dernier baiser)
Un petit exercice auquel je ne m’essaierai pas : les dix polars de la décennie.
C’est Sarah Weinman qui s’y colle sur son blog. Je ne suis pas entièrement d’accord, forcément, mais sa liste est quand même
intéressante.
Tout d’abord, on constate qu’aux US on lit des romans anglo-saxons. Avec juste la vague du froid qui envahie tout, même
les US.
Les habitués de ce blog se doutent bien que je ne suis pas d’accord avec le choix de Larsson, mais que je pourrais
partager celui d’Indridason.
Par contre, pas un seul latin (hispanophones, italiens ou français).
Chez les américains, il y en a que je ne connais pas, mais sinon, Lehane, Pelecanos, Woodrell ou
La griffe du chien de Winslow, je ne peux qu’applaudir des deux mains.
David Peace, je ne suis pas fan,
mais je comprends.
Donc finalement, je suis plutôt en ligne, avec les différences obligatoires dans ce genre d’exercice.
Quant à moi, j’ai déjà bien du mal à en choisir 10 pour l’année, alors pour la décennie !
Une info d’importance pour les parisiens, ou pour ceux qui dans les mois à venir auront l’occasion de passer par la capitale.
Il ne vous aura pas échappé qu’Hammett est à l’honneur : réédition de Moisson Rouge, sortie de ses cinq romans dans une traduction revue et corrigée chez Quarto,
édition d’un petit livre de témoignages écrit par sa fille …
Et donc, à la BILIPO, la Bibliothèque des Littératures Policières, 48-50, rue du Cardinal Lemoine, à Paris donc, du 6 novembre 2009 au 27 mars 2010, on fête Hammett, et c’est gratuit.
Voilà ce que dit le dossier de presse :
« Connu du grand public par la brillante adaptation cinématographique que fit John Huston de son roman Le Faucon maltais (avec Humphrey Bogart dans le rôle de Sam
Spade), Dashiell Hammett est une figure tutélaire du roman noir américain.
La BILIPO consacre une exposition à cet auteur (1894-1961) et se propose, à travers l’évocation de sa vie et de son oeuvre, de souligner son rôle fondamental dans l’invention d’un genre désormais
inscrit dans la culture et l’imaginaire du XXe siècle. Panneaux, documents originaux et inédits, affiches, photos, éditions rares de ses romans et nouvelles (issues des fonds de la BILIPO ou de
collections privées), tentent de recomposer l’univers d’un écrivain américain que cinq romans, plus d’une cinquantaine de nouvelles, des articles critiques, des scénarios et une abondante
correspondance ont rendu universellement célèbre. Natalie Beunat, spécialiste de Dashiell Hammett et traductrice, est commissaire de cette exposition. »
Voilà.
Deux liens pour les hispanophones maintenant :
L’écrivain argentin Raoúl Argemí a un blog. Qui vaut le coup d’œil.
Et si vous allez sur le blog Diez Negritos, vous pourrez lire le deuxième chapitre du roman collectif astucieusement nommé :
« un cadavre dégueulasse ». C’est Eduardo Monteverde qui y prend la suite de Carlos Salem.
Personne n’est à l’abri d’une erreur, même pas votre chroniqueur préféré. Le tout est de savoir rattraper le coup.
Il y a bien un an (ou plus ?) Antoine Garceau que je connaissais absolument pas me contacte via ce blog pour me demander si je suis intéressé par un documentaire qu’il a tourné sur
Donald Westlake. Je réponds que oui, bien sûr, et il m’envoie très aimablement un DvD : Donald Westlake, la machine à écrire.
Et moi, au lieu de me précipiter pour le mettre dans la machine à regarder les films, je le pose sur une pile, et je l’oublie. Si je devais me trouver une excuse, j’évoquerais sans doute ce fait
scandaleux : les journées n’ont que 24 heures, et il faut bien dormir 6 à 7 heures. Pour le reste, entre le boulot, la famille, la lecture, un peu de musique, un peu de sport, les copains,
les voyages … les 17 à 18 heures restantes sont assez chargées …
Heureusement, à l’occasion de mon dernier billet sur Richard Stark, Antoine Garceau m’a recontacté pour me demander ce que j’avais pensé de son film. J’ai eu honte, et quelques heures plus
tard, je l’ai regardé. Je lui ai déjà écrit, mais je vais le redire ici : son documentaire est absolument excellent, indispensable pour tout amateur de Westlake, encore plus pour qui ne le
connaîtrait pas (parce qu’on dit qu’il y a encore des gens qui ne connaissent pas Westlake ! Ca parait incroyable mais ce serait vrai).
Tout m’a plu là-dedans :
En premier lieu, bien entendu, l’occasion de voir et d’entendre le Maître. Classe, modeste, très gentleman, impressionnant de facilité, à l’oral comme à l’écrit, et surtout drôle.
Le choix des autres personnes interviewées ensuite :
Tonino Benacquista qui dit très bien son admiration pour ce « collègue » qui a tant, tant d’idées.
Jean-Bernard Pouy, brillant comme toujours qui parle surtout d’Ordo et du Point de non retour.
François Guérif qui connaît un tout petit peu le polar et sait mettre en lumière toute l’originalité et la force de son œuvre, là où le commun des commentateurs (moi par exemple) a bien du
mal à savoir pourquoi il est scotché par cet auteur.
Jean Esch qui apporte le regard, très particulier, du traducteur, Christian Lax qui a travaillé sur un autre type de « traduction » puisqu’il a réalisé la BD à partir de
Pierre qui roule.
Et pour finir Stephen Frears qui évoque leur collaboration sur l’adaptation des arnaqueurs de Jim Thompson.
Voilà, tous les témoignages sont bons, mais ce n’est pas tout, ils sont très bien montés. L’alternance amène un rythme, une dynamique très agréable. Très agréable également cette excellente idée
d’intercaler par moment des images de la fabrication du roman de Westlake qui sortait à ce moment là chez Rivages.
Voilà, donc si vous pouvez, essayez de vous procurer ce petit film indispensable. Pour les parisiens, il y en a quelques uns à la librairie Le comptoir des mots, 239 rue des Pyrénées
75020. Sinon vous pouvez essayer de contacter l’auteur via sa maison de production : garoneprod[at]gmail.com, et vous pouvez retrouver l’auteur sur son blog.
Dernière précision, le film figure comme bonus du DvD Les arnaqueurs édité par Gaumont en avril dernier.
Et sur le blog de Dominique Manotti un texte passionnant (comme toujours) sur la différence
entre roman noir et roman policier, et sur les liens entre son travail de journaliste/historienne et son travail de romancière.
Demain je vous parle du dernier Ken Bruen. C’est un Jack Taylor, plus noir que noir.
Dominique Manotti a un peu changé son site pour passer au format blog. J’y ai appris que Nos fantastiques années fric a
été adapté au cinéma et sortira fin novembre. Ca s’appellera Une affaire d’état.
Les sites polars se multiplient, difficile de tous les connaître. C’est sans doute pour que jusqu’à présent j’étais passé à côté de l’excellent A l’ombre du
polar.
Pour ceux qui n’ont pas pu venir au premier festival toulousain, vous pouvez lire le discours inaugural de notre Vénéré Président.
Pour en finir avec ce week-end, plutôt que de mettre deux misérables photos sur le blog, je vous fourni, gracieusement, le lien vers l’espace picasaweb où j’ai publié toutes mes photos.
Et maintenant, quelque chose qui n’a rien à voir, mais je suis chez moi, je fais ce que je veux. Quand j’ai un coup de blues (si j’ai écouté les infos par exemple), ou que j’ai l’impression qu’il
vaudrait mieux que je laisse tomber la musique pour me mettre à la pétanque, j’écoute ça, et le moral revient.
Le festival de Toulouse Polars du Sud c’est fini jusqu’à l’année prochaine. Mais les rencontres polar continuent dans la ville rose, à la librairie Ombres
Blanches cette fois.
Mercredi 21 octobre vous avez rendez-vous à 18h00 avec la figure la plus emblématique du polar français, le défenseur du roman noir, l’inépuisable réserve à idées de l’hexagone, l’un des plus
talentueux, des plus productifs, des plus ingénieux, et des plus drôles … J’ai nommé Monsieur Jean-Bernard Pouy, tout récent lauréat du prix Maurice Renault de l’association 813 !
Je ne pourrai malheureusement pas en être, à cette heure là je serai en train de causer dans le poste des amis de la Noirôde.
Et mercredi 4 novembre, toujours à 18h00, j’aurai le plaisir et l’honneur d’animer la rencontre avec Craig Johnson auteur de Little Bird.
Voilà, c’est fini … Je ne vais pas jouer les modestes, c’était bien, c’était même très bien. C’est du moins le ressenti des organisateurs, comme ça, à chaud. On fera dans quelques jours un bilan
un peu réfléchi, mais là, voilà ce qui me reste.
Comme souvent dans ce genre de manifestation, il y a une ou deux personnalités qui marquent, dont le nom est sur toutes les lèvres. Je ne crois pas trop me tromper en disant que dans l’esprit de
pas mal de monde, ce premier festival sera celui de Carlos Salem. Omniprésent, dès le jeudi après-midi où il nous fit un one man show à l’instituto Cervantes, puis à la médiathèque José
Cabanis. Carlos Salem c’est une sorte de machine à parler, avec juste un bouton ON, mais pas de bouton OFF. Il passe du sérieux au comique, vous fait rire aux larmes, passe d’un blague de
cul (ben oui, il faut le dire on a peu parlé des interprétations des évangiles) à une discussion très sérieuse sur cohérence et vraisemblance dans le polar … Un vrai show man, qui avait déjà
vendu et dédicacé sa pile de bouquins samedi en milieu d’après-midi. Parce que si vous vous arrêtez devant lui, vous achetez. Et en plus après vous n’êtes pas déçus …
Et puis il y a la foule de moments magiques qui vont me rester …
La rencontre autour de Francisco Gonzalez Ledesma, dont nous sommes tous sortis la gorge serrée, évitant de parler trop vite, pour ne pas pleurer. La présentation de Paco Camarasa,
libraire de la librairie barcelonaise Negra y Criminal fut magistrale. Je dis présentation, je devrai dire hommage, et un hommage rendu
par un lecteur averti et un ami, un hommage extrêmement émouvant, qui donna tout de suite le ton. Francisco Gonzalez Ledesma, Juan Marsé, Manuel Vazquez Montalban, les trois
auteurs, d’après lui, qu’il faut lire, et qu’il faudra continuer à lire dans 50 ans pour comprendre la Barcelone de la transition.
Ensuite ce fut le tour de l’invité d’honneur, qui sait si bien dire sa ville, son amour pour elle, pour les gens qui l’habitent, pour ceux qui y ont résisté dans les heures sombres et continuent
à lutter aujourd’hui. Qui sait si bien raconter, son premier métier d’avocat, puis celui de journaliste. Qui nous conta la genèse de Mendez, personnage construit à partir de 4 flics qu’il a
rencontrés : un tireur d’élite et garde du corps qui oubliait parfois son arme, un flic de quartier dont tous les truands se moquaient, un autre qui, quand il poursuivait un voleur, tirait
un coup de feu à blanc et lançait des petits cailloux sur le fuyard, et un dernier avec lequel il dût partager le lit, une nuit en Sicile … Cela et tant d’autres choses, racontées avec un talent
et une émotion qui, voilà, nous a laissé les larmes aux yeux, tous debout, à l’applaudir.
L’inauguration du festival, avec un Claude Mesplède impérial, alignant les anecdotes, défendant avec fougue sa littérature préférée, devant une salle comble, premier indice que ça allait
bien se passer.
Les numéro de clowns de Jean-Hugues Oppel, Jéronimo Tristante et … Carlos Salem devant les excellents photographes Vincent Loison et Xavier Hacquart, les Pictographistes, qui ont tiré le portrait de presque tous les invités.
La brillante analyse de Raul Argemi, expliquant la différence entre Barcelone et Madrid par celle, fondamentale, entre l’homme de la vallée, rassuré par un univers clos dont il perçoit les
limites, et celui de la pampa (ou du bord de mer) qui, confronté à l’infini, doit chercher ces limites en lui-même.
Les sourires sur les visages de tout le monde samedi, en début d’après-midi, quand nous avons vu le monde, tant de monde, arriver.
L’histoire du premier sens interdit de l’histoire, racontée par Didier Daeninckx, et comment ce sont ces détails, trouvés par hasard au gré d’une recherche historique, qui font la chair
d’une histoire.
La brillante, que dis-je brillante, brillantissime, présentation des trophées 813 par Frédéric Prilleux.
Le plaisir de rencontrer, même trop brièvement, mais en vrai, des gens jusque là croisés uniquement sur la toile.
Les hilarantes tribulations de son Rendez-vous au 10 avril par Benoit Séverac qui réussit à faire rire la salle au milieu du débat sur guerre et polar.
Un AG de l’association 813 détendue, souriante, agréable.
Ay Carmela, repris en cœur par tous, ou presque, le samedi soir lors du repas.
Les blagues innombrables de Jeronimo Tristante, Alfonso Mateo Sagasta, Paco Camarasa et …Carlos Salem. Comment ? Non, je ne peux pas les répéter, et encore moins
traduire ici.
Le discours brillant et déjanté de Jean-Bernard Pouy recevant son prix 813. On l’attendait bien entendu, on n’a pas été déçus.
Alfonso Mateo Sagasta nous racontant l’arnaque immobilière de Duc de Lerma … au XVII° siècle : Grand organisateur du déménagement de la cour à Valladolid, il y acheta, à bas prix,
tous les terrains libres juste avant le déménagement. Et rebelote quelques années plus tard, pour le retour à Madrid. Comme quoi nos financiers n’ont même pas le mérite de l’imagination.
Le talent de Benoît Peyrucq, dessinateur de presse qui avant de filer couvrir le procès Clearstream a dessiné, avec un talent époustouflant, les participants du salon lors des différentes
tables rondes.
La très belle lettre envoyée par Patrick Pécherot pour remercier les copains de 813 de lui avoir décerné son prix. Et la non moins belle lecture qu’en fit Corinne.
La solitude du traducteur de fond qui s’aperçoit que ni Paco Camarasa, ni Carlos Salem ne le regardent, et que la phrase dure, dure, dure … La détresse de l’autre traducteur de fond
qui baisse la garde, croyant la rencontre terminée et qui d’un coup s’aperçoit qu Paco (encore lui) vient de repartir pour un tour et qu’il a perdu le fil …
Le récit d’un marathon gastronomique avec Manuel Vazquez Montalban par Claude Mesplède.
Le bonheur de boire un canon avec les copains que l’on ne voit pas assez, Corinne et Jacques (salut la noirôde) bien entendu, et Jordi, Paco, Boris, Mouloud, Frédéric, Sébastien, Bernard,
Stéphanie, Michel …
Les sourires fatigués mais épanouis dimanche en fin d’après-midi, quand on savait déjà qu’on avait réussi quelque chose d’important.
Paco Camarasa, haranguant sa table, disant qu’il fallait bien se souvenir de ce premier festival pour pouvoir dire, dans quelques années, qu’on y était, à ce tout premier, comme il est fier de
dire qu’il était à la première Semana Negra (avec tout ce que la comparaison a d’excessif !)
La présence magnétique et la voix de Georges Tyras disant des poèmes de Manuel Vazquez Montalban.
Carlos Salem pour une fois rendu muet par l’acclamation à l’annonce de sa deuxième place pour le prix 813.
Deux anecdotes de Daniel Vazquez Salles concernant son père Manuel : Comment un matin une dame arrive chez eux, sonne, et demande à Manuel Vazquez Montalban de retrouver des
bijoux qu’on lui a volé. Et comment alors qu’il était étudiant il doit commenter un texte de son père. Comment il arrive à convaincre Manuel de l’écrire à sa place. Et comment il récolte un 5
avec ce commentaire : Vous n’avez absolument pas compris ce que voulait dire l’auteur.
Le récit par Jeronimo Tristante d’une arnaque Madoff au XIX° par une aventurière qui, déjà, promettait des rendements faramineux, et amassa une fortune avant d’être arrêtée au moment où
elle filait pour Paris. Comme quoi nos financiers n’ont même pas etc …
J’en oublie forcément, et je n’étais pas partout. Et puis, aussi et surtout un sentiment dominant, pas franchement dans l’air du temps, pour ne pas dire ringard, la sensation d’une grande
fraternité.
Je ne peux pas finir sans y aller de mon merci … Parce que finalement qu’ai-je fait ? Juste une des choses qui me plait le plus en ce bas monde (j’ai dit une des choses, pas la seule, pas la
peine de laisser de commentaires désobligeants). Discuter avec des écrivains, conseiller des bouquins à des gens, parler espagnol et boire des canons avec des copains !
Mais pour ça, il a fallu que des gens organisent, cherchent des subventions, des soutiens, des appuis, fassent imprimer des affiches, installent des tentes, des sanitaires (et oui), assurent des
permanences aux tables des différentes associations, préparent les repas, les servent, débarrassent …
Et bien entendu, il a fallu Claude Mesplède pour donner l’impulsion initiale, et mettre au service de ce week-end sa capacité inégalable à trouver les bonnes volontés et les savoir-faire
et à nous mettre tous ensemble au boulot.
Merci mille fois à toutes et à tous, j’ai passé quatre jours fantastiques.
Une dernière chose. Pour les photos, je suis un dinosaure de l'argentique. Ce sera donc dans quelques jours.
Si on ajoute que juste derrière venaient Les cœurs déchiquetés d’HervéLe Corre, et
Aller simple de Carlos Salem, le lecteur attentif se doute bien qu’une fois de plus je me retrouve
totalement dans ces prix.
Sinon, ce fut, un grand week-end, nous sommes tous sur les rotules, je vous en parle un peu plus demain …
Il est tard, la journée a été ... fatigante, intense, joyeuse, enthousiasmante ...
Beaucoup de monde pour le premier jour de TPS, des rencontres réussies. Paco de la librairie barcelonaise Negra y Criminal nous a arraché des larmes en parlant de Francisco Gonzalez Ledesma, et
le même Gonzalez Ledesma nous a achevé, faisant lever les presque 200 personnes de l'auditorium pour un hommage, avec yeux rouges et applaudissements. J'y reviendrai, au calme, et au repos, mais
ce sont des moments magiques qui à eux seuls justifient tous les efforts d'organisation.
Et aussi des moments d'intense rigolade, avec les showmen que sont Carlos Salem, Alfonso Mateo Sagasta et Jeronimo Tristante. Des moments de réflexion avec Alicia Gimenez Bartlett et Raul Argemi
... bref un départ en fanfare.
On en reparle la semaine prochaine.
Et demain soir, les trophées 813, l'AG 813, les deux rencontres du dimanche ...