Cela
faisait un petit moment que je ne suivais plus la collection de BD de Rivages et Casterman. Le petit film sur Westlake où l’on voit Christian Lax m’a donné envie de lire
l’adaptation de Pierre qui roule, et j’en ai profité pour me procurer également celle de Coronado de Lehane.
Commençons par Pierre qui roule, le premier John Dortmunder, adapté donc par Christian Lax. Je n’avais pas voulu l’acheter parce que je trouvais que le John Dortmunder de Lax était trop beau, avait l’air trop dur, trop énergique. Pas assez abattu par les tuiles à répétition qui lui tombent dessus. Il avait un petit quelques chose de Parker qui ne collait pas avec ma vision du personnage.
Que dire de l’adaptation : Je pense que Christian Lax a fait le maximum et qu’on ne pourrait guère faire
mieux. Cette histoire abracadabrante d’un objet que John est obligé de voler cinq
fois reste compréhensible, les ressorts de l’intrigue (avec leur comique) sont là, et ce n’était pas gagné. Le rythme surtout, le sens du mouvement, de la fuite, de la rapidité d’exécution sont
très bien rendus par le dessin.
Le problème est que l’essentiel du comique de Westlake est ailleurs. Dans les détails sans importance (comme les scènes dans le bar où ils se rencontrent), dans le décalage entre ce qui est dit, et ce qu’on doit imaginer, dans les à côtés qui ne servent pas l’intrigue. Or la BD ne peut pas garder tout ça. Donc j’ai bien aimé, mais je n’ai jamais ri. Ce qui, au moins pour moi, est quand même gênant concernant un Westlake.
Coronado adapté par
Loustal maintenant. Là j’ai bien apprécié. Finalement, ce genre d’adaptation va bien aux longues nouvelles (ou romans très courts). Le choix de successions de tableaux fait par Loustal
qui, si j’ai bien lu à droite et à gauche, n’a pas plu à tout le monde m’a convaincu.
Le côté statique qu’il donne, les ellipses qu’il oblige à faire, collent avec la nouvelle et permettent de rendre plus perceptible l’accélération brutale du final.
Il me reste à lire l’adaptation de La guitare de Bo Diddley de Marc Villard.
Donald Westlake , Christian Lax (adaptation et dessin) / Pierre qui roule, Rivages/Casterman/Noir (2008).
Dennis Lehane , Loustal (adaptation et dessin) / Coronado, Rivages/Casterman/Noir (2009).
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Deux nouvelles de Jean-Hugues Oppel ont été adaptées pour ce nouvel ouvrage
de la collection noire Rivages/Casterman.
Une
couverture de BD, de toute évidence d’Hugo Pratt, que je ne connais pas. Je m’approche, quasi certain que c’est juste un nouvel emballage pour un vieux machin que j’ai déjà, et là
je vois le titre et je tombe sur le cul (l’expression est peu élégante, mais elle a l’avantage de décrire parfaitement ma surprise).
Pour tous ceux qui, comme moi, se désolent d’arriver à la fin de
Sandman, j’ai découvert dernièrement que Neil Gaiman avait écrit les scenarii de deux BD consacrées à Death, une des sœurs de Sandman, alias Dream, alias Morphée alias …
Quant à Death j’imagine qu’il est inutile de traduire.
commence à percer et sa copine. Autour d’elles une galerie de personnages très
gaimaniens, comme une sorte de sorcier qui croit accéder à l’immortalité en volant le grigri de Death, un ado mal dans sa peau qui pense se suicider, les rues de New York la nuit et leur faune,
le monde du spectacle et sa faune non moins exotique …
Depuis l’âge de onze ans, ou presque, Joe Egan fuit. Depuis qu’il l’a croisée. Elle
était très belle, toute vêtue de noir. Elle venait chercher monsieur Morgan, mort des suites d’une chute de cheval. Joe n’a pas compris tout de suite, mais dès qu’il a su qui était cette femme,
il a commencé à fuir. Il vit de son talent pour les cartes. Et dès qu’il l’aperçoit dans les parages il change de ville, de pays, et même de nom. Mais il sait aussi, au fond de lui, qu’il ne
pourra pas lui échapper éternellement.
Ceci est le début du prologue d’Animal’z, la nouvelle œuvre d’art
d’Enki Bilal. On y suivra quelques personnages en quête d’un lieu de survie. En quête de sens pour ce qui leur reste de vie. Dans un univers où la loi du plus fort n’a plus aucun
frein. Un univers où les cobayes des dernières expériences secrètes d’avant le coup de sang sont avantagés …
Ah ah ! Elle revient, et ça va
chier !!
« Les histoires, je m’y connais.
Je suis un mordu d’histoires. Sans exagérer, je peux dire que les histoires sont toute ma vie. […] Neil Gaiman s’y connaît aussi. Il est la caverne d’Ali Baba des contes et nous avons de la
chance de l’avoir, quel que soit le média qu’il choisit. Sa fécondité et la qualité de son travail sont à la fois miraculeuses et inquiétantes. Son savoir-faire aussi ». Et ce n’est pas
ce guignol de JM qui dit ça, mais Stephen King qui sait de quoi il parle quand il cause d’histoires …
que les Dieux. Il est le maître du monde des rêves (et bien entendu des cauchemars). Dans
son palais on croise Caïn, un bibliothécaire qui veille sur tous les livrer qui auraient pu être écrits, une citrouille d’halloween mal embouchée, une corneille philosophe et bien d’autres
personnages.
obscurs, l’alternance ce cases sombres et de cases plus
lumineuses
