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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 23:01

Janvier c’est le mois du froid, des intempéries, des journées courtes, des kilos en trop pour cause de gueuletons à répétitions des fêtes … Mais heureusement, janvier c’est aussi le mois du Montalbano nouveau, ce qui contribue amplement à compenser cette sinistre ambiance. La cuvée 2013 s’appelle L’âge du doute, et c’est bien évidemment sous la plume toujours alerte du maestro Andrea Camilleri.

 

Camilleri

Prenez donc Montalbano qui vieillit (et oui, à 56 ans il vieillit), ajoutez Caterella toujours catastrophique, Mimi toujours séducteur, Fazio qui tente d’arranger les choses, une questure avec laquelle Montalbano a du mal et quelques coups de fil désastreux avec Livia, sa copine génoise. Ca ce sont les ingrédients de base. Pour le 2013 le point de départ est la découverte d’un cadavre défiguré sur un canot, une jeune femme qui n’est peut-être pas aussi désemparée qu’elle n’en a l’air, deux yachts de luxe, et une lieutenante de la Capitainerie fort gironde. Assaisonnez avec beaucoup d’humour, quelques bons plats et de nombreux coups de gueule. Servez chaud ou froid, mais pas tiède.


Il y a des auteurs et des séries qui me font perdre tout sens critique. Les aventures de Salvo Montalbano font parties de celles-là. Je suis incapable de dire si c’est meilleur, moins, bon, s’il y a des facilités, si … J’adore, je bade. Plusieurs fois le week-end dernier mes gamins m’ont regardés interloqués : « Mais pourquoi tu ris ? Ah c’est encore ton livre. »


Ben oui, c’était encore mon livre. On rit du comique de répétition (avec Livia, avec Caterella, avec la questure, avec lui-même …), on rit des nouvelles inventions de Montalbano, on rit de ce qu’on sent venir, bref on rit. Et en plus, mine de rien, ça dit beaucoup de choses sur la peur de vieillir, sur la saloperie du monde, sur les relations entre les gens … Et tout ça, en faisant rire.


Vivement janvier 2014 pour le prochain.


Andrea Camilleri / L’âge du doute(L’étà del dubbio, 2008), Fleuve Noir (2013), traduit de l’italien par Serge Quadruppani.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars italiens
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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 22:38

Je sais, Noël est passé, mais ce n’est pas une raison pour ne plus se faire de cadeaux. Pour Noël, justement, j’en ai eu un superbe (que j’avais un peu sollicité il est vrai).

Si vous passez par ici régulièrement il n’a pas dû vous échapper que j’ai un gros faible pour Maester, créateur de la géniale Sœur Marie Thérèse des Batignolles (et il y a plus longtemps d’Athanagor l’obsédé sexuel non pratiquant). J’adore son blog, la qualité de ses dessins, l’humour un rien potache de ses jeux de mots (ce qui prouve qu’il reste jeune, et moi avec puisque ça me fait rire). Et également, ne le cachons pas, les valeurs qu’il défend, et ses positions politiques.

Bref, tout ça pour dire que j’avais repéré l’album qu’il a consacré avec des amis caricaturistes à des portraits d’acteurs de western. Parce qu’en plus j’adore le western ! Il s’appelle Wanted !, il est donc signé Maester, Achdé, Borot, Coquelet, Da Costa, Lebeltel et Mulatier. On ne le trouve pas en librairie mais on peut (et on doit) l’acheter sur le site de la maison d’édition Valentine.

wanted-caricature-western

Et pourquoi donc doit-on l’acheter ? En premier lieu parce qu’il est beau, magnifique même. Caricatures superbes, beau papier, choix judicieux des dessins, variété et en même temps cohérence … Disons que pour quelqu’un qui aime autant John Ford que Sergio Leone, James Stewart que Clint Eastwood et Jack Palance que Lee Van Cleef c’est un vrai régal.

Ensuite parce qu’il donne envie de se précipiter sur sa collection de DvD et de se revoir une bonne vingtaine de westerns.

Enfin (et surtout ?) parce que c’est un excellent vecteur de lien social. J’explique : Depuis que je l’ai, que je l’ai lu, feuilleté, admiré tout seul dans mon coin, ensuite je l’ai partagé. Les mômes se sont enthousiasmés « c’est John Wayne et celui qui boit dans Rio Bravo ! », « Ils sont géniaux le bon la brute et le truand ! » « t’as vu comment il lui a fait la tête à partir d’un carré ! C’est pour une poignée de dollars ou pour quelques dollars de plus ? », « c’est qui celui-là ? On l’a le DvD ? Pourquoi on l’a pas vu ? » etc … Et ensuite du café, de l’apéro ou du digestif, c’est aussi une mine de discussion inépuisable avec les collègues, copains, amis … on part du dessin ou de l’acteur, on cause du film, ce qui amène à évoquer une autre œuvre de l’acteur et/ou du réalisateur, à se passer des DvD … vecteur de lien social disais-je.

Voilà, donc si vous aimez le dessin et les westerns, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Western et aventure
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 21:56

J’aime beaucoup les romans de Thomas H. Cook. En plus le bonhomme que nous avons reçu à Toulouse en 2011 est absolument charmant. C’est pourquoi j’essaie depuis Les feuilles mortes de ne pas rater ses nouvelles traductions. La dernière s’appelle : L’étrange destin de Katherine Carr.

 

cook

Sur un bateau, en route vers une jungle, il raconte à son voisin de transat un certain M. Mayawati une histoire …


C’est l’histoire de George Gates, journaliste dans une petite ville des Etats-Unis. George Gates survit depuis que son fils, Teddy, a été enlevé et tué alors qu’il avait 7 ans. Ce jour là, George devait aller chercher Teddy à la descente du bus. Il ne l’a pas fait, parce qu’il cherchait à terminer une phrase pour son livre, et Teddy a disparu. Son cadavre est réapparu, quelques jours plus tard. Par hasard George rencontre un flic à la retraite qui le reconnaît. Ce flic est obsédé par une autre affaire, la disparition de Katherine Carr, vingt ans auparavant. Katherine a disparu un jour, sans laisser de traces, sinon un roman …


Un roman qui raconte comment une certaine Katherine, victime un jour d’une violente agression, est approchée par un homme mystérieux qui semble vouloir l’aider …


Vous l’aurez compris, nous avons là un roman à tiroir, chaque tiroir contenant sa part de suspense et de tension. C’est très casse-gueule comme procédé, mais ceux qui connaissent l’auteur savent qu’il est, mine de rien, un maître dans l’art de la construction subtile. Donc, pas de soucis, faites-moi confiance, tous les tiroirs finiront par se refermer sur des doigts. Reste à savoir lesquels …


Même si ce n’est pas mon Thomas H. Cook préféré (j’ai été plus ému, bouleversé même, par Les feuilles mortes ou Les leçons du mal), une fois de plus je me suis fait prendre dans sa toile d’araignée. C’est un peu ça les romans de Cook, et celui-ci plus que d’autres : On l’ouvre, on commence à y goûter, en ayant l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose, et qu’on peut le laisser de côté un moment, pour lire autre chose. Mais on continue. Et insidieusement, sans faire de bruit, la petite mélodie du roman vous rentre dans la tête. Au tiers on croit encore qu’on peut le laisser, lire autre chose, et puis tout d’un coup, vers la moitié du roman, on s’aperçoit qu’on est complètement englué, et qu’on ne peut plus le lâcher, jusqu’à la dernière ligne. Au bout on se retourne, impossible de savoir quand, à quel moment du récit, sur quelle péripétie on s’est fait accrocher de la sorte. Du grand art tout en finesse et en subtilité.


Au-delà de ce talent de conteur, on retrouve certains des thèmes chers à l’auteur : la relation parents-enfants, la douleur de la perte, la vie dans une petite ville américaine, la nature du Mal … Pimentées ici d’une touche de fantastique qui … mais je ne vous en dit pas plus.


Thomas H. Cook / L’étrange destin de Katherine Carr (The fate of Katherine Carr, 2009), Seuil/Policiers (2013), traduit de l’américain par Philippe Loubat Delranc. 

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:09

Pas encore une nouveauté 2013, mais un reliquat 2012 pour attaquer les choses sérieuses en ce début d’année. Il s’agit du cinquième (et dernier) roman de la chronique de Breslau par Marek Krajewski : La forteresse Breslau.

Krajewski

1945, Breslau est sur la ligne de front. Alors que tous ceux qui peuvent ont fui, Eberhard Mock, qui a été brûlé au visage à Dresde a été suspendu de ses fonctions de flic de la criminelle et se demande ce qui le retient dans une ville en partie prise par les troupes soviétiques. Jusqu’à la découverte du cadavre d’une jeune fille violée et torturée, et la promesse faite à la comtesse von Mogmitz de retrouver le meurtrier … C’est donc dans une ville de cauchemar, à moitié détruite et dans l’attente de l’entrée des hordes rouges mais toujours aux mains des nazis et de la Gestapo qu’un Mock sans illusion va mener son enquête.


Je suis allé revoir ce que j’avais écrit sur les romans précédents, et je ne peux que me féliciter de la lucidité et de la finesse de mes analyses passées. En toute modestie. Plaisanterie mise à part, je confirme. Marek Krajewski s’est bonifié au fil des titres, il a atteint depuis deux ou trois romans une pleine maturité et, me semble-t-il, une maîtrise d’écriture et de construction en accord avec son projet.


Ici plus que jamais la personnalité paradoxale de l’enquêteur, capable du meilleur comme du pire, érudit raffiné pourfendeur du mal et en même temps capable de tuer ou de torturer pour arriver à ses fins est en accord avec le décor et l’époque. Les deux sont tout en clair obscur (avec plus d’obscur que de clair), et Mock défiguré, malmené mais opiniâtre est à l’image de sa ville, bombardée, affamée mais toujours debout …


Vision d’apocalypse à rapprocher des Démons de Berlin d’Ignacio del Valle, dans un tout autre style. Ici, même si cela semble difficile, tout est beaucoup plus flou, beaucoup plus mouvant. Mock est capable des pires bassesses comme des actions les plus nobles, tous avancent masqués (au sens propre pour notre « héros »), la victime peut se transformer en bourreau, le bourreau se révéler « presque » innocent.


C’est dans cet univers où rien n’est acquis sinon la catastrophe finale que nous plonge Marek Krajewski. Sans concession, sans pitié pour le lecteur ; mais aussi, comment pourrait-on imaginer qu’il puisse en être autrement dans un lieu où chacun lutte pour sa survie, un lieu contaminé depuis des années par la peste nazie venue se greffer sur une société de préjugés et de rancœurs ?


Alors certes ce n’est pas aimable, ni réconfortant, c’est déstabilisant, mais c’est fort, très fort, et au final voilà une série qui marque le lecteur et ne se laissera pas oublier de si tôt. Reste à savoir, le roman datant de 2006 en VO, comment Marek Krajewski a poursuivi son œuvre …


Marek Krajewski / La forteresse de Breslau (Festung Breslau, 2006), Série Noire (2012), traduit du polonais par Laurence Dyèvre.

PS. Pour ceux qui se poseraient la question, les différents volumes n’ont que peu de rapport les uns avec les autres et peuvent se lire séparément.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars Europe de l'Est
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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 23:49

Une petite chronique pour signaler un nouveau concours de nouvelles.

La bibliothèque du Chesnay organise pour ce printemps un concours de nouvelles noires, avec deux catégories, une pour les jeunes et une pour les adultes.

Toutes les informations se trouvent sur son site.

Sachez cependant qu’il faudra rendre sa copie avant le 16 mars et que ce concours s’inscrit dans une programmation centrée sur le polar avec exposition, rencontres, ateliers d’écriture, murder party …

Bonne chance à tous.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars divers
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 22:32

Pendant les vacances je dois avouer que j’ai pas mal glandouillé. Repos, copains, quelques bonnes bouteilles … Je n’ai pas écouté les infos, et encore moins celles du petit monde des livres.

Ce matin j’ai bien rigolé en apprenant que le ministère de la culture avait proposé la légion d’honneur à … Tardi. Ils sont un peu simplets au ministère de la culture où ils proposent des noms piochés au hasard ? Parce que franchement, Tardi ! Ils l’ont lu Tardi ? Le résultat a été sans surprise.

Au cas où ils seraient en manque d’idées cons au ministère de la culture, voici une liste de nom qui devrait leur assurer un franc succès : Serge Quadruppani, Jean Vautrin et pourquoi pas, Siné.

Hihi. 

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Published by Jean-Marc Laherrère
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:58

Comme prévu l’an dernier, j’ai continué à me reposer avec des David Gemmell. Le problème de cet auteur c’est que ses bouquins sont un peu comme les noix de cajou ou les pistaches à l’apéro. On en prend une, on se promet d’arrêter parce qu’on sait que ce n’est pas ce qu’il y a de meilleur et qu’après il y a le repas … Et puis on en prend une autre, puis une autre … Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. C’est comme ça que, sans m’en rendre compte, j’ai enchainé Waylander et Waylander II /Dans le royaume du loup.

gemmel waylander I

Le roi Drenaï a été assassiné et les armées d’envahisseurs déferlent sur le royaume. Deux généraux tiennent bon, tant bien que mal, mais les jours des drenaïs semblent comptés. D’autant plus que les envahisseurs sont appuyés par une confrérie de sorciers noirs. Le seul espoir repose, paradoxalement, sur les épaules d’un homme, le meilleur assassin du royaume qui doit aller récupérer l’armure magique du père du roi assassiné. Paradoxalement car c’est cet homme, Waylander, qui a tué le roi … Pourtant, il ira seul en territoire ennemi, et il sera à l’origine de l’ordre des trente, des prêtres soldats à même de combattre la confrérie noire.

 

gemmel waylander II

Des années plus tard un homme vit seul dans les bois avec sa fille, cherchant à se faire oublier. Mais quelqu’un décide qu’il doit mourir et envoie une dizaine d’assassins pour l’abattre. Une erreur, une grosse erreur, car celui que certains connaissaient sous le nom de Dakeyras redevient Waylander, l’homme le plus dangereux du royaume. Et c’est lui qui a élevé et entrainé sa fille.


Voilà donc Waylander, l’homme à la double arbalète. Revoilà surtout le talent de conteur de David Gemmell toujours aussi fort pour vous accrocher dès le premier chapitre pour ne plus vous lâcher. Une fois de plus des personnages hauts en couleur, pas de perte de temps, de la castagne (de superbes scènes de combat), du suspense, des situations inextricables dont le héros se sort pourtant toujours. Avec ici un petit côté western, Waylander et son arbalète ayant un quelque chose du grand Clint dans Pale Rider ou Le cavalier des hautes plaines.


Bref sur pur bonheur de lecture au tout premier degré. Me voici reposé, je vais pouvoir attaquer du sérieux et je me garde le Waylander III de côté pour un autre coup de mou.


David Gemmell / Waylander (Waylander, 1986), Milady (2008), Waylander II/Dans le royaume du loup (Waylander II, In the realm of the wolf, 1992) Milady (2010), traduits de l’anglais par Alain Névant. 

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans SF - Fantastique et Fantasy
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 10:22

J’ai profité des vacances pour faire quelque chose que je devrais faire plus souvent : faire une petite pause 87° District du grand Ed McBain. Cette pause s’appelle Tout le monde sont là.

 

McBain 4

Minuit, une nouvelle journée commence. Mais rien ne change pour l’équipe de nuit du 87° district qui est en poste depuis 20h00 et devra tenir jusqu’à 06h00, heure à laquelle l’équipe de jour viendra la relayer. Cette nuit il y a abondance : le meurtre d’une actrice à la sortie de son théâtre, une jeune fille portée disparue, une ivrogne dans une cellule, un marine séduit puis assommé et détroussé … une nuit presque normale à laquelle l’équipe de jour ajoutera un flic qui se fait tirer dessus, un agent immobilier tabassé devant sa famille … la routine du 87° district.


Un roman assez atypique, anti héros, anti mafia, anti serial killer au QI flamboyant. Juste 24 heures de la vie d’une équipe de flics confrontés au crime dans toute sa bêtise la plus crasse. 24 heures pas du tout glamour, pas du tout cinématographiques. La plupart des criminels sont complètement idiots et arrêtés quelques heures après leurs exploits.


Mais quel talent d’écriture ! L’amorce du roman est tout simplement magistrale. En quelques lignes on est plongés dans ce commissariat, on le connaît, on le sent, on sent la fatigue dans ses propres os, on sait parfaitement où on est et on a envie de suivre Carella et se collègues jusqu’au bout du monde.

Ajoutez à cela un sens du dialogue absolument inouï (seul Elmore Leonard à mon humble avis peut se vanter d’écrire des dialogues qui sonnent aussi vrais, qui semblent aussi évidents) et vous avez une nouvelle perle noire à ajouter au collier de la saga du 87°.


J’ai la chance de ne pas les avoir tous lu, et j’ai toujours un Omnibus sur la table de nuit. Cette fois, promis juré, je n’attendrai pas aussi longtemps pour retrouver Isola et ses flics. Et si je puis me permettre un conseil aux heureux qui ne connaissent pas McBain, essayez, lisez-en au moins trois ou quatre d’affilé, après vous serez mordus.


Ed McBain / Tout le monde sont là (Hail, Hail, the Gang’s all here, 1971), Omnibus n°4 (2003), traduit de l’américain par M. Charvet, revu et augmenté par Pierre de Laubier.

 

 

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars grands classiques
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 23:41

Le taulier (c’est moi) ayant pris quelques jours de vacances c’est avec un scandaleux retard que je vous souhaite une excellente année 2013 !

Que souhaiter d’original pour cette année ? Comme je suis partisan du moindre effort je suis allé  jeter un œil à mes vœux de l’an dernier et j’ai trouvé ça :

« Je pourrais être très exigeant,  

- Souhaiter que les journalistes fassent leur boulot au lieu de répercuter, comme de bons élèves, les A, B, C des trous du cul des agences de notation,

- Prévoir d’envoyer les dits trous duc se faire rééduquer à planter des radis

- Demander que des émissions littéraires remplacent la téléréalité sur les chaînes télé

- Supprimer les traders, boursicoteurs et autres chieurs …

- Demander que l’impôt soit juste et la suppression des niches fiscales

- Exiger le plafonnement des plus hauts salaires et l’instauration d’un revenu minimal décent pour tous

- Souhaiter que tous les états du monde coupent les budgets militaires pour augmenter ceux de l’éducation, de la santé et de la culture …

Bref je pourrais être utopiste, comme je l’ai été les années précédentes, mais j’ai décidé d’être très raisonnable.
Je vais donc me contenter de vous souhaiter pour 2012 :  

- Beaucoup d’excellentes lectures

- Bonheur, santé et amour chez vous

- ET SURTOUT QU’ON SE DEBARRASSE UNE BONNE FOIS POUR TOUTE DE LA CLIQUE DE NUISIBLES QUI NOUS GOUVERNENT !!!!!!!!!!!!!!!

Je sais, la bande qui la remplacera sera très loin d’être celle qui réalisera le programme cité plus haut, très très loin. Mais si au moins on pouvait foutre un bon coup de pied au derche à ceux là, l’année 2012 serait déjà plutôt bonne. »

Ben finalement, mes vœux de l’an ont été réalisés et donc je vais être un peu utopiste, pour 2013, je souhaite un gouvernement de gauche. Non je déconne … c’est trop utopiste.

Excellente année à tous.

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Published by Jean-Marc Laherrère
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 18:10

Suite des vacances avec ce joli recueil à la couverture suggestive, au titre attractif, surtout quand il est associé au nom de l’immarcescible Jean-Bernard Pouy (pour immarcescible c’est lui qui m’a traité le premier, faites comme moi, cherchez sur le dico). Voici donc Blonde(s) le recueil 2012 de la Fureur du noir et de la Noiraude.

blonde

Le principe est simple, un concours de nouvelles amateur avec un thème, en 2012 trois lauréats et un parrain notre JB national.


Pour les trois amateurs, nous avons :


Terminal atlantique de Dominique Chappey. Chronique d’une catastrophe annoncée pour trois marioles dont un des rares défauts (presque le seul) est d’être nés dans le mauvais quartier. Chronique fort joliment écrite, avec ce qu’il faut de phrases qui claquent, d’humour noir et de tendresse pour les perdants. Sans compter une blonde étonnante …


Suicide blonde d’Anne-Cécile Dartevel est la nouvelle que j’aime le moins. Bien écrite et savamment construite, rien à redire là-dessus, mais j’avoue que les histoires de trio amoureux et de jalousie avec les vengeances qui vont avec ne me passionnent pas forcément, sauf quand quelqu’un comme Indridason nous surprend avec sa Betty …


Banco ! d’Olivier Roux m’a convaincu par sa qualité d’écriture (comme les deux autres), mais surtout par sa méchanceté assumée et son humour grinçant. Et là aussi belle variation sur le thème des blondes/brunes.


Quand au Maître, connaissant son amour inconsidéré pour les vaches, j’étais sur que sa blonde serait d’Aquitaine … Ce qu’il était difficile de prévoir était ce qu’il allait en faire. Profonde est un remake breton et futuriste de La vache et le prisonnier, débrouillez vous avec ça ! Et non, profonde n’est pas ce que vous croyez bande de zobsédés !


Collectif / Blonde(s) Terres de brume (2012). 

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  • : Il sera essentiellement question de polars, mais pas seulement. Cinéma, BD, musique et coups de gueule pourront s'inviter. Jean-Marc Laherrère
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