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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 14:58

Pour beaucoup Edward Bunker est, à juste titre, l’Ecrivain du milieu carcéral américain. Aucune bête aussi féroce, La bête contre les murs et La bête au ventre sont des romans qui ont marqué plus d’un lecteur de polar. Incarcéré à de multiples reprises, il fut sauvé par l’écriture et finit même sa vie dans le monde du cinéma, conseiller sur certains films, acteur remarqué dans Reservoir Dogs … L’homme est décédé en 2005, mais il semblerait qu’il restaient encore quelques écrits non publiés dont Evasion du couloir de la mort.


BunkerSix nouvelles ayant toutes pour théâtre la prison. Six récits d’enfermement, de racisme, de rapports de force et de mort. Et pour la première fois dans l’œuvre de Bunker un récit historique mettant en scène la ségrégation dans les années trente.

Six nouvelles au ton toujours sec, juste, six nouvelles qui ne font pas de cadeau et sonnent horriblement juste. En cause un système carcéral et judiciaire qui perdure de décennie en décennie, machine à créer des récidivistes et à amplifier l’injustice sociale. Bunker ne juge pas, n’excuse personne, mais se contente de décrire un système qui ne fonctionne pas, et n’a jamais fonctionné.


« Il sortirait de taule plus malin et plus sage. Ils ne le choperaient pas une deuxième fois. Et même, si ça arrivait … tant pis !

La poussée d’adrénaline qui accompagnait un cambriolage réussi était meilleure que le sexe. Meilleure que la drogue. Meilleure que tout ce qu’il avait pu expérimenter jusque-là.

Ne commets pas de crime, si tu n’es pas prêt à purger ta peine, lui avait-on dit. Max était prêt à faire les deux. »


La prison, machine à créer des truands plus malins, plus durs, plus déterminés. Tout est dit. Par quelqu’un qui sait de quoi il cause. Il ne propose aucune solution, il se « contente » de montrer que celle-là ne marche pas.


Edward Bunker / Evasion du couloir de la mort (Death row breakout, 2010), Rivages/Thriller (2012), traduit de l’américain par Freddy Michalski.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Nouvelles noires
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:37

En 2009 j’avais découvert Ernesto Mallo avec le magnifique L’aiguille dans la botte de foin. Et sachant qu’il avait écrit d’autres romans j’attendais avec impatience la traduction suivante. La voici, toujours chez Rivages, c’est Un voyou argentin. Je n’ai pas été déçu.


MalloPerro Lascano, le flic de Buenos Aires a survécu à la fusillade qui concluait L’aiguille dans la botte de foin. Blessé, caché de ceux qui voulaient sa mort, il refait surface à un moment où les militaires ont lâché le pouvoir. Raul Alfonsin est président et une nouvelle génération de battants dynamiques se ruent dans une consommation effrénée.


Au même moment Topo Miranda, braqueur à l’ancienne est libéré et prépare ce qui sera son dernier coup. Dans la ville, les familles meurtries cherchent toujours leurs morts, et les grands-mères de la place de mai  révèlent le scandale des enfants volés par la junte et donnés en adoption à des familles de militaires … Drôle de moment pour refaire surface.


Le premier roman de la série était une superbe découverte, celui-ci confirme le talent d’Ernesto Mallo.


Une intrigue éclatée, une écriture qui oscille entre chaleur, rage, humour noir et mélancolie propre au tango, des personnages auxquels on s’attache immédiatement et la description sans concession d’un pays qui, au sortir d’une dictature atroce, n’arrive pas à régler ses comptes et laisse les principaux tortionnaires et les bénéficiaires du précédent régime aux commandes.


Seuls quelques lampistes payent, et si on ajoute à cela la corruption et la violence d’une police pourrie jusqu’à la moelle on comprend que les victimes d’hier n’ont pas fini de souffrir.


Un roman révolté et désespéré en accord avec l’état d’âme de Perro Lascano, meurtri, qui tente de rester fidèle à ses valeurs tout en cherchant partout son amour perdu. Mais en même temps un roman qui dégage une telle chaleur et une telle humanité qu’on en redemande.


Si tout va bien, Ernesto Mallo devrait être des nôtres à Toulouse en octobre prochain, je m’en réjouis d’avance.


Ernesto Mallo / Un voyou argentin (Delincuente argentino, 2007), Rivages/Noir (2012), traduit de l’argentin par Olivier Hamilton.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars latino-américains
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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 22:24

C’est devenu une tradition, une excellente tradition, au mois de mars, quand l’hiver est sur le point de laisser sa place au printemps, Gallmeister nous offre le Craig Johnson de l’année. En 2012 il s’appelle Enfants de poussière.


JohnsonWalt Longmire est de retour du Wyoming avec sa fille Cady qui se remet lentement de l’agression dont elle a été victime à Philadelphie. Sous la chaleur accablante de l’été il est appelé au bord d’une route : deux ranchers qui fauchaient les bas-côtés ont trouvé le corps d’une jeune femme d’origine asiatique. La morte est Vietnamienne et avait dans sa poche une photo représentant une entraineuse au côté d’un jeune soldat en train de jouer du piano … Un jeune soldat qui n’est autre que Walt. La photo date de quand il était dans l’enfer vietnamien avec son ami Henry Standing Bear.


Une bonne intrigue, un socle historique qui, comme souvent chez Craig Johnson explique les événements présents (ici ce sont, une fois de plus, les traumatismes du Vietnam, que les auteurs américains n’ont décidément pas fini d’explorer qui sont sur le devant de la scène), l’immense plaisir de retrouver des personnages qui sont devenus des amis au fil des romans, l’humanité de l’auteur, sa tendresse pour ses personnages, la chaleur qui se dégage de ses pages … Bref tout ce qu’on a appris à aimer chez cet auteur qui, en peu de temps et sans qu’on s’en rende compte, est devenu un de ceux dont on attend le prochain roman avec impatience.


En prime, vous apprendrez ce que FBI veut réellement dire, vous penserez peut-être à Vol au dessus d’un nid de coucou (je ne peux pas croiser un personnage de colosse indien sans penser à ce film), et vous dégusterez les dialogues en votre shérif préféré et ses collègues et amis (Vic la terreur, Ruby au standard et bien entendu Henry Standing Bear).


Puis vous refermerez le bouquin en vous disant que ça va être long d’attendre l’année prochaine …


Craig Johnson / Enfants de poussière (Another man’s mocassins, 2008), Gallmeister (2012), traduit de l’américain par Sophie Aslanides.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:25

Un nouveau venu à la série Noire. Il s’agit de l’américain Paul Harper et de son roman L’intrus. Du bon boulot, mais sans plus.

Harper

Marten Fane est un ancien des services secrets. Depuis sa démission il a monté une agence de privés et de sécurité à San Francisco. Il est contacté par Vera List, une psy qui est persuadée que deux de ses clientes ont une liaison avec le même homme. Un homme qui semble tellement deviner leurs désirs et leurs fantasmes qu’elles commencent à en avoir peur. Vera le soupçonne d’avoir accès, d’une manière ou d’une autre, aux comptes-rendus de séances des deux femmes. Fane et ses associés vont s’apercevoir qu’ils n’ont pas affaire à un simple maître chanteur et que la réalité est bien plus sinistre.


Bon boulot sans plus donc. Bon boulot parce que l’intrigue fonctionne bien. Le suspense, la traque, les surprise … Ca fonctionne, on tourne les pages et on va jusqu’à la fin avec plaisir.


Sans plus parce que c’est tout. Les personnages sont trop lisses alors qu’on devrait compatir à leurs blessures et à leurs souffrances. Et le fond de l’histoire, qui s’appuie quand même sur les tortures illégales menées par les services secrets après le 11 septembre n’a pas l’impact que l’on pourrait attendre. On a presque l’impression que l’auteur a voulu parler d’une thématique qui lui tenait à cœur sans réussir à l’intégrer vraiment à son histoire et à la chair de ses personnages.


Donc si vous cherchez un roman bien construit qui fait passer un bon moment de suspense, vous pouvez y aller. Si vous en voulez d’avantage, mieux vaut aller voir ailleurs.


Paul Harper / L’intrus (Pacific heights, 2011), Série Noire (2012), traduit de l’américain par Annie Hamel.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 20:24

Marcus Malte est un grand. Un très grand. Ceux qui ont lu Intérieur Nord savent déjà qu’il est aussi à l’aise dans le format novella (ces longues nouvelles ou courts romans) que dans celui du roman classique. Avec Cannisses il le confirme de façon éclatante.

 

Malte CanissesDans un de ces lotissements ou toutes les maisons se ressemblent, un homme souffre. Il vient de perdre sa femme, cancer, et se retrouve seul à élever deux jeunes enfants. En face, de l’autre côté de la rue, il observe à travers les cannisses une autre famille, heureuse. L’autre a toujours sa femme, la gamine a toujours sa mère. Pourquoi ? Pourquoi le malheur s’est-il abattu sur lui et pas sur eux ? Quelle justice en a décidé ainsi ? Est-ce qu’ils ne lui ont pas volé quelque chose ? 


Dès le premier chapitre Marcus Malte vous prend aux tripes pour ne plus vous lâcher. Certaines religions, certains moralistes essaient de nous faire croire que la douleur peut rendre meilleur, plus compatissant ou plus fort. Conneries. La douleur rend méchant, la douleur rend égare, la douleur rend fou. Et les victimes ont vite fait de se transformer en bourreaux.

 

C’est ce glissement vers la folie auquel on assiste ici. On sent bien le début de la fêlure dès les premiers mots de la narration à la première personne. Et on la voit s’élargir, devenir fissure puis crevasse. Avec une apparence de normalité, une écriture « plate », sans grande envolée rageuse ou hystérique, une écriture qui colle parfaitement à cette apparence de normalité.

 

Un texte à la fois bouleversant et glaçant.  


Marcus Malte / Cannisses, In8/Novella (2012).

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars français
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 23:09

Ca faisait un moment que je le regardais avec gourmandise, posé sur ma table de nuit. Je me faisais plaisir par anticipation. Et puis j’ai craqué. Et ce fut aussi bon que prévu. Et trop court, comme prévu. Décidément, plus de trois ans après sa mort Dr Westlake and Mister Stark nous étonne encore. Cette fois c’est Richard Stark, qui dans Demandez au perroquet, retrouve Parker là où il l’avait laissé à la fin de A bout de course !


Stark perroquetOn retrouve donc un Parker en mauvaise posture, traqué par les flics, en plein pays bouseux. Au sommet d’une colline il tombe sur Lindahl, chasseur plein de ressentiment qui, entendant à la radio que trois truands sont recherchés pour la casse d’une banque, est venu voir s’il ne pouvait pas en tirer profit. Lindahl travaillait dans un hippodrome, et il était trop honnête. Il a voulu dénoncer des magouilles, il s’est fait virer. Depuis il rêve de se venger en allant prendre la caisse. Et Parker semble être l’homme de la situation, celui qui l’aidera à prendre sa revanche. Traqué celui-ci n’a pas le choix et s’installe donc chez le chasseur, au cœur même de la région où on le recherche activement. Mais comme toujours quand on travaille avec des amateurs, les grains de sable vont s’accumuler …


A la fois du pur Parker, comme le montre ce dialogue :


« Regardez-moi Tom.

Lindahl leva les yeux à contrecœur.

Vous voulez que je vous considère comme une source d’ennuis Tom ? »


Et une innovation dans la série : Du début à la fin Parker ne maîtrise rien, à la merci des amateurs chez qui il est tombé bien malgré lui. Son sens de l’organisation peu mis en lumière il lui reste sa capacité tactique à se sortir de toutes les situations, son génie de l’adaptation qui, à chaque moment critique, lui fait choisir la seule option qui lui permettra de survivre, sans la moindre considération morale.


C’est ça qui est délectable dans cette série, Parker est le survivant absolu, le prédateur universel : Il ne tue jamais par plaisir, évite même les morts inutiles qui rendent les flics enragés, mais n’hésite pas une seconde en cas de nécessité, avec une efficacité redoutable. Efficacité qui n’a n’égale que celle de l’écriture de Stark, au cordeau une fois de plus.


Parker aussi fascinant à voir évoluer qu’un grand fauve, économe et parfaitement précis dans ses mouvements et ses choix. On adore le « voir », on n’aimerait vraiment pas qu’il nous considère comme une source d’ennuis … Un vrai plaisir, de bout en bout.


Richard Stark / Demandez au perroquet (Ask the parrot, 2006), rivages/Thriller (2012), traduit de l’américain par Marie-Caroline Aubert.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 23:22

J’ai appris cette funeste nouvelle ce week-end.

 

Moebius alias Giraud est mort. Merde, John Difool et Blueberry orphelins, Chihuahua Pearl seule au monde … Je me souviens encore de mon ahurissement quand j’ai appris, des années après les avoir lus, que Moebius et Giraud étaient une seule personne …

 

Dans mes grands souvenirs de BD, outre ces deux séries mythiques, l’humour noir et sec de L’homme est-il bon ? qui m’avait fait éclater de rire. Décidément, et merde.

 

Un bel hommage, accompagné de témoignage de lecteurs sur le blog de Maester.

 

Pour ceux qui causent british, un texte de Neil Gaiman qui nous apprend qu’ils avaient l’intention de faire une petite histoire de Sandman ensemble. Merde, merde et remerde.

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Published by Jean-Marc Laherrère
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 22:45

Un roman du Libéria ! Génial, une nouvelle épingle sur la carte mondiale du polar. D’abord j’ai dû aller vérifier où sur la carte car, et j’en ai honte, mes notions de géographie africaine sont au mieux partielles. Après j’ai ouvert Borderland de Vamba Shérif.


borderland« Par un jour oppressant de la saison sèche, un homme descendit du bus et traversa la rue principale de la ville frontière de Wologizi. »


Cet homme c’est William, envoyé par le président en personne pour enquêter sur la disparition mystérieuse de Tetese ancien chef coutumier du village. Malgré l’autorité que lui confère sa charge, l’homme va se heurter au silence et aux mensonges de toute la population. Chacun lui racontera son histoire, chaque nouvelle histoire contredisant la précédente, sans que jamais il n’arrive à entrevoir la vérité … Jusqu’à la fin, inévitable.


Je ne sais pas quoi penser de ce roman.


Le contexte est intéressant. C’est le premier polar que je lis qui se déroule ainsi dans une ville perdue au milieu des forêts, coupé du monde (la radio est cassée) livré aux passages des troupes armées et plongé dans un monde de croyances en des pouvoirs surnaturels qui nous échappent complètement (les croyances et les pouvoirs).


D’un autre côté je suis resté frustré par l’histoire. Peut-être par manque de connaissance sur ce coin du monde je n’ai pas vraiment compris le déroulement de l’intrigue, ni dans quelle mesure la façon de raconter, l’enchaînement des récits, sont représentatifs de la réalité.


J’ai été dérouté par l’apparence parfois décousue du récit, en même temps qu’hypnotisé, par moments, par le rythme, et l’impression de chaleur et d’enfermement dans un monde que ni le personnage, ni le lecteur n’arrivent à cerner.


Impression mitigée donc, comme si j’appréciais certains détails d’un tableau sans en comprendre l’ensemble. A la fois intéressé et frustré. Voilà pourquoi je ne sais pas quoi en penser.


Vamba Sherif / Borderland (Bound to secrecy, 2010), Métailié (2012), traduit de l’anglais (Libéria) par Xavier Luffin.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 21:34

Les toulousains ont bien de la chance.

 

Mercredi 14 mars à 18h00 Giancarlo de Cataldo sera à la librairie Ombres Blanches.

 

J’aurai l’honneur d’animer le débat. On y causera des Traitres, et peut-être de traduction puisqu’il viendra accompagné de son traducteur et directeur de collection Serge Quadruppani.

 

Ne ratez pas la rencontre.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars divers
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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:50

De Françoise Laurent j’avais beaucoup apprécié Dolla, un peu moins L’hiver au fond du magasin. Coup de chance (pour moi), avec Dans l’œil du gabian elle retrouve l’énergie de son premier roman.

 

Laurent

Et dire qu’il y en a pour croire qu’à la retraite on se repose ! Allez donc demander à Gégé. A peine tranquille, le voilà obligé de quitter Nice pour Grau-du Roi en Camargue où son fils et sa belle-fille vienne d’avoir des triplettes.

 

Biberons, couches et braillements au programme. Mais ce n’est pas tout. A l’heure de l’apéro c’est une oreille proprement tranchée qu’un goéland largue sur leur table. Le début d’une véritable hécatombe et d’un pastis sans nom.

 

Ingrédients : Verve, humour, rythme, imagination loufoque, Jessica de Roger Rabbit. Pimenter d’une bonne dose d’indignation. Ajoutez une belle rasade humanité et beaucoup de tendresse pour des personnages tous plus ou moins dépassés par les événements. Secouez très fort, servez frais. A partager avec les copains …

 

Avec ce cocktail Françoise Laurent retrouve le ton Dolla, ce qui n’est pas un hasard puisque Gégé est un pote de la dite Dolla qui fait même une apparition furtive à la fin du roman. Certes, l’histoire est difficilement crédible, mais on ne peut pas demander à une histoire qui rend hommage aux Toons de Roger Rabbit de l’être !

 

Par contre elle est cohérente (et c’est bien ce qui compte) et se lit avec un grand plaisir.

 

Françoise Laurent / Dans l’œil du gabian, Krakoen (2012).

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars français
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  • : Il sera essentiellement question de polars, mais pas seulement. Cinéma, BD, musique et coups de gueule pourront s'inviter. Jean-Marc Laherrère
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