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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 22:09

Je voulais mettre en ligne dès ce soir un compte-rendu de la rencontre avec Craig Johnson. Juré j’en avais l’intention. Mais …

 

Mais la matinée est passée sans que je m’en aperçoive. Ensuite cap sur le festival du livre de jeunesse de Saint-Orens où j’ai eu l’occasion fort agréable de passer un moment avec Maïté Bernard, avant de claquer pas mal de sous parce que, forcément, les mômes avaient trouvé des livres !

 

Et là, de retour à la maison, j’ai failli m’y mettre et paf, finale de hand.

 

PUTAIN QUEL MATCH !!!! MAIS QUEL MATCH !!!!!!!

 

Maintenant c’est sur, je sais que je ne suis pas cardiaque, mais je n’ai plus beaucoup de voix.

 

Ben oui, on a beau être un pur intellect, on a le droit de temps en temps de régresser un peu et de sauter comme un cabri, de jurer, de fermer les yeux au moment d’un tir à 7 mètres …

 

Une question quand même. Après ça, il va encore y avoir des spectateurs pour regarder du foot ?

 

Bref, voilà, il est 22H passées, je suis naze, et j’ai juste la force de mettre en ligne quelques photos aimablement fournies par Laurence (merci Laurence), de la rencontre avec Ellroy.

 

Au final, on remarquera que le grand James est plutôt souriant, preuve que la rencontre c’est bien passée.

 

A demain pour un compte-rendu de la rencontre (passionnante) avec Craig Johnson.

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Published by Jean-Marc Laherrère
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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 14:37

C’est fait ! Ce ne fut pas facile, mais on ne peut pas non plus toujours faire des choses faciles …

 

Mais commençons par le commencement. James Ellroy est grand ! Il en impose, d’emblée. James Ellroy est très différent en privé (on a discuté 5 minutes avant la rencontre) et en public. En privé il est tranquille, d’abord facile et très pro : On s’entend sur le début de la rencontre, sur le rôle de la traductrice, et il m’assure qu’on va passer un très bon moment.

 

Ellroy 03

 

Puis il entre sur scène, car c’est une entrée sur scène. Vous connaissez peut-être le jingle d’ouverture des Blues Brothers ? Ellroy a le sien. Il entre, sous les applaudissements, s’assied, pose les pieds sur la table basse, et lance son maintenant célèbre : « Salut les pervers, les pédés, les voyeurs, les renifleurs de petites culottes etc … » C’est parti !

 

 

 

 

Il a enchaîné sur une présentation de Sa Personne : « I’m James Ellroy », expliquant comment à 9 ans, jaloux du prix Nobel de Camus, il avait décidé que les français l’aimeraient plus à lui. Comment ensuite il a fomenté l’accident qui couta la vie à Camus, et comment, aujourd’hui, enfin, c’est lui que les français aiment. Sans nous laisser le temps de souffler, lecture de la première page de son bouquin.

 

Applaudissements. La rencontre peut démarrer !

 

Ellroy 02Là ça se corse pour moi. Parce que si James Ellroy a répondu très calmement à toutes mes questions, même quand je me trompais, ses réponses sont courtes, très courtes … concises, intéressantes, mais courtes.

 

Il a raconté comment il mesure, évalue chaque syllabe de ses phrases, chaque syllabe des noms propres et comment il vérifie, en lisant à voix haute, que chaque phrase sonne bien comme il le désire. Il a parlé de son amour pour la langue anglaise sous toutes ses formes : classique, argot, yiddish (pour lequel il a une tendresse particulière parce ses sonorités roulent sous la langue), invectives racistes … Comment il adore jouer avec toutes ces couleurs.

 

A propos de son dernier livre, qui mêle passé et présent (la narration passe en permanence d’un temps à l’autre), il a expliqué qu’il voulait adopter et mélanger deux points de vue : celui du jeune Ellroy, qu’il qualifie de stupide, et celui du Ellroy mature plus réfléchi.

 

A propos de thème, il nous a dit que cette fois il en a définitivement terminé avec sa mère, et qu’elle n’apparaitrait plus jamais sous son vrai nom dans un de ses livres. Mais qu’il voulait, en ce moment où il avait trouvé La Femme de sa vie faire le bilan et rendre hommages aux autres femmes ayant compté pour lui. Il confirme à l’occasion que ces femmes sont la seule chose importante de sa vie, qu’elles sont au centre de son œuvre et que tous ses livres racontent l’histoire de mauvais hommes sauvés par des femmes fortes.

 

A propos de la sérénité qu’il semble avoir trouvé à la fin du livre, il a confié que cette sérénité ne plait pas aux US, mais qu’il est certain qu’elle sera très bien perçue par les français qui sont plus romantiques et aiment les belles histoires d’amour. Du coup il espère vendre beaucoup de livres chez nous ! Par contre, ne nous attendons pas à retrouver cette sérénité dans ses prochains romans, son avis a été lapidaire mais très clair. Une belle fin c’est très bien pour un autobiographie, mais calamiteux (là il se met à ronfler) pour un roman.

 

Nous avons ensuite parlé de deux termes qui reviennent dans son œuvre. Le premier obsession. Il voit de mauvaises obsessions (celle de la drogue ou du sexe) et de bonnes (celle de vouloir écrire des livres géniaux). Il est obsédé, et se sert de cette obsession pour être un immense écrivain ! (Il nous a aussi parlé à un moment de son ego monumental …). Mis à part le fait qu’elle l’empêche de dormir, il aime son obsession !

 

Le second est « narration ». Là il nous dit que la narration coule dans ses veines en même temps que le sang. Qu’il ne vit que pour raconter des histoires, que c’est un besoin vital.

 

Nous avons terminé avec l’importance de la musique et son admiration pour Beethoven. Il n’écoute jamais de musique en travaillant, mais la musique des grands romantiques, Beethoven en tête, mais également Liszt, Bruckner ou Rachmaninov lui a plus appris sur la narration que tous les livres réunis.

 

Au final, et avant de passer la parole à la salle, tout c’était bien passé, je m’étais fait renvoyer gentiment dans mes buts à deux reprises (mes questions étant jugées trop spécifiques) mais … Mais je commençais à suer car, au moment où il m’a annoncé qu’il voulait passer la parole au public j’étais complètement à court de questions ! Heureusement, sauvé par le gong.

 

Ensuite, avec le public, il a fait son show, sans le moindre débordement. Plaisanteries, annonce qu’il attaque un nouveau quatuor de Los Angeles qui se passera pendant la deuxième guerre mondiale, refus de juger les films tirés de ses bouquins (tout ce qu’il retient c’est l’argent que cela lui a rapporté), refus de parler de la situation actuelle, et un avis définitif sur le bouquin de Steve Hodel à propos du Dahlia Noir : Il lui semble aujourd’hui sans intérêt de découvrir le meurtrier qui de toute façon est mort et ne peut plus nuire à personne, qui qu’il soit, la seule chose qui continue à l’intéresser est de savoir pourquoi les hommes continuent à tuer les femmes de façon aussi atroce.

 

A la fin des questions (fin qu’il a totalement manipulée en disant plus que 4, plus que 3 … dernière), en grand showman il a fait une sortie en déclamant de Dylan Thomas.

 

Au final, une heure de show totalement maîtrisé, tout sourire, sans un seul débordement !

 

Ellroy 01

 

Intéressant ensuite de discuter avec les spectateurs … Certains se sont marré, ont été intéressés, étaient de toute façon conquis d’avance et venait voir le fauve. Même ceux là (dont je fais partie) sont bien incapables de séparer le premier du second degré, la provocation de la sincérité (sauf quand il parle spécifiquement de littérature). D’autres ont trouvé le personnage odieux. Ce qui est certain, c’est que charmé ou atterré, personne ne s’est ennuyé.

 

Quand à moi, j’ai une droit à une poignée de main assortie d’un « Good Job ! ». Pas un mot de plus, pas un mot de moins.

 

Sur ce je vous laisse, je vais voir Craig Johnson !

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Interviews et rencontres
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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:46

Un dernier point avant le week-end polar américain à José Cabanis.

 

On m’a signalé que, si la salle où aura lieu la rencontre se révèle trop petite, la rencontre avec James Ellroy sera filmée et transmise en direct sur la vidéo interne de la médiathèque, mais également en streaming sur le web.

 

Ca commence à 18h00.

 

Et j’espère que vous serez aussi très nombreux samedi à 17h00, au même endroit, pour rencontrer Craig Johnson, qui devrait être accompagné de son éditeur Oliver Gallmeister.

 

Dans un tout autre genre, ce sera une magnifique rencontre, je n’en doute pas un instant.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars divers
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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:04

J’avais bien aimé le premier Ron Rash traduit en français, Un pied au paradis. Une belle découverte même si je j’étais moins enthousiaste que d’autres critiques qui y voyait un chef-d’œuvre. Avec Serena, j’ai le sentiment qu’il franchit un cap. D’ors et déjà, ce roman restera pour moi comme l’un des plus marquants de l’année.


rash1930, du côté des Appalaches, la crise a jeté des milliers d’hommes et de femmes sur les routes, une véritable aubaine pour ceux qui cherchent une main d’œuvre docile et bon marché. C’est le cas de Serena et George Pemberton qui exploitent (le terme est faible !) une concession forestière. Leur but, tout couper, le plus vite possible, pour passer à la concession suivante, et surtout pour réaliser le rêve de Serena : aller dévaster les inépuisables forêts brésiliennes. Tant pis si le taux de mortalité est particulièrement élevé, les chômeurs font la queue pour remplacer les morts. Tant pis si un projet de parc national est en vue : corruption, menaces et meurtres le ralentiront. Et malheur à celui ou celle qui tenterait de s’interposer entre Serena et ses plans …


Peu de romans ont réussit à incarner de façon aussi saisissante la folie meurtrière, dévastatrice et prédatrice du capitalisme à l’état brut. Peu de personnages ont pu le symboliser avec autant de force que Serena. Elle est effrayante, avec son aigle et son âme damné, exécuteur des basses œuvres … Effrayante dans son inhumanité, dans son intransigeance, dans sa faim de destruction d’une atroce pureté. Serena veut tout avaler, pas pour en tirer du profit, pas pour en tirer du pouvoir, simplement parce que c’est là, à sa portée. Une faim primaire, non raisonnée, avec laquelle aucune discussion n’est possible. Serena, incarnation du capitalisme, c’est le feu, qui brûle tout, tant qu’il y a des choses à brûler, sans raison, sans motif, sans se soucier de ce qu’il deviendra quand il aura tout brûlé. Il brûle parce que c’est sa nature. Absolument effarant, absolument convainquant.


Mais ce n’est pas tout. Dans sa description des conditions de vie juste après la grande crise, Ron Rash se pose en digne héritier d’un Steinbeck ou d’un Caldwell. Avec la même âpreté dans la description de la condition ouvrière, avec la même proximité qui nous fait sentir la pluie, la boue, le froid et la faim.


Et dans le même temps, sans avoir l’air de rien, il construit son intrigue, autour d’une traque qui tarde à émerger mais qui n’en est que plus brutale et plus intense. Une traque d’autant plus prenante que la victime est totalement innocente et sans défense, et que le chasseur est un véritable figure de cauchemar, quasi mythologique.


La langue est à la hauteur. Elle rend magnifiquement les derniers reflets de la beauté détruite, la froideur des prédateurs, l’atroce horreur de la dévastation. Construit comme une tragédie antique (avec son chœur de bucherons qui commentent régulièrement l’action), Serena nous amène, lentement mais inexorablement vers la destruction totale.


Magistral.


Ron Rash / Serena (Serena, 2008), Le Masque (2011), traduit de l’américain par Béatrice Vierne.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 18:15

Vous qui passez souvent par ici, vous savez déjà que le dessin de Maester est grand.

 

Si ce n’est déjà fait, allez donc découvrir que sa prose est à la hauteur ! Et surtout, allez jusqu’au bout, ou si vous n’avez pas le temps allez lire, juste et seulement, la petite note de bas de page. Il y en a des qui tueraient pour trouver une phrase comme celle-là !

 

Sur le fond, très vite. Non je n’ai pas lu le bouquin de Stéphane Hessel, non je ne l’ai pas vu à la télé (je ne regarde jamais la télé), oui je l’ai entendu sur France Culture (j’écoute FC dans la voiture) et j’ai vu un extrait sur internet.

 

Effectivement je n’ai pas appris grand-chose, mais ce bouquin est-il écrit à l’attention de ceux qui passent déjà leur temps à bondir et à grimper aux rideaux ? Je ne crois pas.

 

 

Par contre, sans même lire le bouquin ni les attaques précises de ceux qui glapissent … Pour traîner un poil dans le milieu littéraire, tout cela ressemble méchamment à quelque chose de très humain, et de très médiocre qui s’appelle banalement, la jalousie. Si ce bouquin était resté confidentiel, les roquets auraient fermé leur clapet. Mais là, horreur, il a du succès, le monsieur est interviewé, des gens qui ne lisent jamais achètent son bouquin … PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ON PARLE DE LUI PLUS QUE D’EUX !!!! Et ça c’est impardonnable, d’autant plus impardonnable que si ça se trouve il n’a jamais recherché cela. Donc haro sur le vieux.

 

Sur ce, que les roquets crèvent. Au fait, c’est qui Zemmour ?

 

Pour compléter la rigolade, si vous comprenez le flamand ou lisez l’anglais, allez faire un tour . Le coup est magistral, et on s’est tous déjà trouvé dans ce genre de situation.

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Published by Jean-Marc Laherrère
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:13

« Ma mère m’a donné ce cadeau et cette malédiction : l’obsession ».

 

Cette malédiction, James Ellroy lui donne un nom : La malédiction Hilliker.


Ellroy HillikerDe son rapport complexe avec sa mère, on croyait tout savoir depuis Ma part d’ombre. Son amour et son obsession pour les femmes, on pensait les connaître depuis le Dalhia Noir. On les savait rédemptrices comme Lynn de LA confidential qui « sauve » Bud White. Avec Underworld USA, elles passent au premier plan de son roman.


La malédiction Hilliker nous raconte tout, tout ce qu’on ne savait pas encore, tout sur James Ellroy et les femmes en général, James Ellroy et quelques femmes en particulier. Mais pas seulement. Tout au long des six parties consacrées à celles qui ont le plus compté, de sa mère à sa dernière compagne, l’auteur se livre, complètement, parle de ses obsessions, de son rapport à l’écriture, de ses derniers romans, de ses souffrances, de ses erreurs … L’expression est galvaudée mais je n’en trouve pas de plus adaptée, il se met littéralement à nu, en grand exhibitionniste timide qu’il est.


Je pourrais ici reprendre ce que j’ai écrit sur Ma part d’ombre au sujet des autofictions. Comme la précédente, celle-ci est passionnante parce que l’auteur est James Ellroy, auteur incontournable, personnage hors norme … Un personnage de roman pour tout dire.


Et c’est le roman de sa vie qu’il écrit. Roman passionnant car, outre ses relations avec les femmes, il y raconte sa relation avec le public, la maîtrise parfaite de son show et de ses provocations. Il y raconte son incapacité à être heureux très longtemps. Il y raconte ses amours, bien entendu (et les amours d’Ellroy ne sont pas faites pour la collection Harlequin …). Et il y raconte la genèse de ses livres, et plus précisément des derniers.


Il y dit l’influence des femmes, ses intentions stylistiques, il y dit surtout l’importance primordiale chez lui de la narration. Une narration indispensable à ses romans, mais indispensable même à sa propre survie. On a même l’impression qu’il ne se sent exister, que sa vie n’a de sens que lorsqu’il lui trouve un fil narratif. D’où peut-être (sans doute ?) la nécessité de ce bouquin.


Pour finir, il reste la prose Ellroy. Obsédante (encore), hallucinée, lancinante, explosive et pourtant totalement maîtrisée. Un prose qui oblige parfois à accélérer la lecture, ou qui, comme dans le récit de sa dépression, en arrive à être épuisante à lire tant il fait passer dans son rythme sa propre frénésie.


Bref un ouvrage indispensable pour tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéresse à l’homme et à son œuvre.


On en reparle la semaine prochaine, après ma rencontre avec le personnage.


James Ellroy / La malédiction Hilliker (The Hilliker curse, 2010), Rivages/Thriller (2011), traduit de l’américain par Jean-Paul Gratias.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:19

Pour les toulousains, je rappelle que la week-end sera noir, très noir.

 

Vendredi, James Ellroy sera chez nous. A Ombres Blanches pour signer à partir de 16h30, puis à la médiathèque José Cabanis avec ma pomme pour parler de La malédiction Hilliker à 18h00 (où on pourra aussi se procurer son dernier bouquin, et le faire signer).

 

Samedi, c’est Craig Johnson qui sera à la médiathèque à partir de 17h00, toujours avec ma pomme.

 

Et dès demain, je vous cause du Ellroy.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars divers
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:18

Pour la troisième année, Toulouse Polars du Sud lance son concours de nouvelles Thierry Jonquet. Le thème de cette année :

 

Quand la ville rose dort …


Pour les détails, le règlement complet, le formulaire d’inscription … C’est , ou .

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars divers
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:17

De mauvaises nouvelles en provenance d’Italie. J’y faisais allusion il y a quelques jours, les politiciens de droite extrême qui sont aux commandes en Vénétie semblent bien décidés à s’assurer que leurs électeurs ne risquent pas de lire des choses trop subversives. Ca a commencé par l’injonction de retirer des écoles et des bibliothèques les ouvrages de tous ceux qui ont signé une pétition en faveur de Battisti. Il semblerait maintenant que cela s’étende à tous ceux qui n’aiment pas le Grand Homme au pouvoir.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez aller sur le blog de Serge Quadruppani, qui vous redirigera vers différents sites.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Mauvaise humeur
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 23:10

En attendant de me concentrer sur la venue de Mister Ellroy, j’ai poursuivi la pause avec La nuit du souvenir, une réédition de Joseph Bialot chez folio.

 

Lucien Perrain est un rescapé. Un rescapé des camps d'extermination. A son retour en France, il semble avoir Bialot.jpgréussi à construire une vie normale. Avec une petite entreprise, une famille, et un petit fils, Julien, qu'il adore. En apparence, les camps sont oubliés. En apparence seulement. Quand Julien est enlevé et que les ravisseurs contactent son fils pour demander la rançon Lucien décide que plus jamais on ne lui dictera sa conduite. Il ressort son vieux Lüger et part affronter les imbéciles qui ont cru qu'il serait une proie facile, lui qui a survécu à l'indicible …

 

Cela pourrait être un polar banal, l'histoire mille fois écrite du citoyen banal pris dans des événements qui le dépassent, et obligé par ces événements à devenir un privé/tueur/flic … qu’il n’était pas auparavant. C'est d'ailleurs cela, entre autres.

 

Mais Julien, comme l'auteur, a survécu aux camps de concentration. Ce qui change tout. Et donne à Joseph Bialot l'opportunité de tenter, une fois de plus, d'expliquer l'inexplicable, de faire partager une expérience que personne ne peut comprendre s'il ne l'a pas vécu.

 

Au-delà de l’histoire, bien menée, le roman marque alors par son impact émotionnel, sa noirceur mais aussi son humanité.

 

Joseph Bialot / La nuit du souvenir, Folio/Policier (2010).

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars français
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  • : Il sera essentiellement question de polars, mais pas seulement. Cinéma, BD, musique et coups de gueule pourront s'inviter. Jean-Marc Laherrère
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