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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 23:17

Poulpe bernardGabriel déprime. Ce n’est pas nouveau, cela fait quelques titres qu’il déprime. Sous la plume de Laurence Biberfeld il a même passé le temps à se faire casser la gueule par un soupirant de sa belle un peu ramolli du bulbe. En parlant de la belle, sa relation avec Chéryl a de l’eau dans le gaz. Alors quand Brifid Waterford, rousse incendiaire qu’il a déjà croisé quelques années auparavant débarque dans sa vie … Il prend feu. Les voilà partis, mains dans la mains, et zigounette dans le pilou pilou (comme disait le Maître) sur les traces d’une trafic d’antiquités afghanes. Une enquête qui les mènera de Toulon à Londres, en passant par Séville, Barcelone et Cadaqués, pour le plus grand plaisir d’un poulpe qui se demande quand même où il met les pieds.

 

Pourquoi ouvre-t-on un Poulpe ? Pour passer un bon moment de détente en compagnie d’un personnage éminemment sympathique, et pour voir comment un nouvel auteur va prendre le bestiau en main. En général aussi parce que s’attend à trouver un minimum d’humour. Maïté Bernard a accepté la mission, elle a écrit Même pas Malte, elle a bien fait. C’est un poulpe délicieux. Léger, sensuel, pétillant, ensoleillé …

 

Déjà il commence sous de bons auspices, Maïté Bernard rendant hommage à Marcus Malte, preuve qu’elle a bon goût. Elle nous amène à Cadaqués, Barcelone et Séville. Ce qui confirme qu’elle a bon goût. Et elle nous fait « entendre » l’album magique Lagrimas Negras, ce qui devrait finir de convaincre tout le monde … Qu’elle a bon goût.

 

Un petit moment de bonheur sans complication. Quelque coups de tatane dans une ambiance de comédie américaine à l’ancienne (vous savez, les élégantes, qui laissent un sourire ravi sur les lèvres) Gabriel fait un break (nous aussi), est à deux doigts de laisser tomber Chéryl et une partie de ses principes pour deux yeux verts, une tignasse rousse … Et tout ce qui va avec. Une bouffée d’oxygène avant de replonger dans du noir bien noir.

 

Maïté Bernard / Même pas Malte, Baleine/Poulpe (2010).

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:32

« Hé Steph, qu’est-ce qu’il y a de plus noir que les eaux de la Seine la nuit ? ». Vous voilà avertis, on n’est pas dans le rose. D’ailleurs, ça s’appelle Quai des enfers, et c’est signé Ingrid Astier.

 

AstierIl faut bien avouer que depuis la prise de fonction d’Aurélien Masson à la série noire, mis à part l’exception Chantal Pelletier, la grande dame avait la moustache et du poil aux pattes … Tout ça pour dire que l’arrivée d’une auteur, nouvelle arrivée dans le monde du polar qui plus est, est à marquer d’une pierre blanche. Ou noire.

 

La brigade fluviale, l’hiver, la nuit, ce n’est déjà pas très drôle. Quand en plus on trouve, au pied du 36 Quai des Orfèvres une barque avec dedans le cadavre d’une magnifique jeune femme, ça tourne au cauchemar.

 

C’est la Brigade Criminelle, menée par Jo Desprez qui prend l’affaire en main. La victime était mannequin et l’enquête se tourne vers le milieu sophistiqué mais impitoyable de la mode, en essayant d’éviter que trop de fuites ne changeant la Seine et ses bateaux mouches en La Seine et son tueur. Mais le cauchemar ne fait que commencer.

 

Du bon et du moins bon dans ce premier roman qui, au moins, ne manque pas d’ambition. Pour la structure, on est en terrain connu, celui du roman procédurier qui voit une équipe de flics traquer un tueur fou. Dans ce cadre classique, ou prêt-à-porter pour filer la métaphore vestimentaire, l’auteur fait du sur mesure.

 

Une langue très travaillée, de très belles et très érudites description de Paris, et plus particulièrement des bords de Seine. La Seine, justement, personnage à part entière du roman, à la fois belle comme un cliché et glauque. Câline ou glaçante, romantique ou boueuse, attirante ou effrayante. Le Seine dessus et dessous, côté paillettes et côté sombre. La Seine et tous ceux qui vivent autour, qui vivent par et pour elle, avec une galerie de personnages étonnante.

 

Ce qui pêche (si l’on peut dire), c’est qu’à côté de cette « femme fatale », les autres sont un peu ternes. Difficile de s’intéresser aux vies des uns et des autres, difficile de trembler, sauf lorsqu’ils frôlent des monstres invisibles dans ses eaux opaques. Est-ce la faute du milieu de la mode, de ses créatures, belles mais aussi glacées que le papier sur lequel elles sont tirées (sans jeu de mot !) ? Est-ce parce que ces gens dont il est question, la musique et l’art évoqués sont totalement extérieurs à mes goûts ? Certainement, mais pas seulement. Les personnages eux-mêmes sont un poil trop lisses, trop parfaits, sans cette fêlure et ce côté sombre qui rendent un Robicheaux, ou un Daniels Boone immédiatement attachants.

 

Quelque chose me gène également dans les dialogues, sans que j’arrive à mettre le doigt dessus. Trop polis, trop intelligents, trop cultivés, trop corrects ? Je ne sais pas.

 

Le tout donne au final l’impression d’une certaine froideur et fait que, malgré une intrigue parfaitement maîtrisée, on ne tourne pas les pages avec impatience.

 

Mais c’est un premier roman, ambitieux et intéressant malgré ses défauts, plus intéressant qu’un roman moins gonflé et plus facile, et qui vaut, sans aucun doute, que l’on guette attentivement le suivant.

 

Ingrid Astier / Quai des enfers, Série Noire (2009).
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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars français
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 13:22

En attendant un billet sur le premier roman d’Ingrid Astier paru à la série noire, quelques liens pour vous faire patienter.

Tout d’abord, de nouveaux blogs consacrés au polar (exclusivement ou en partie) que je consulte maintenant régulièrement :

Le club série noire, et Toute une histoire.

Ensuite quelques interviews chez Bibliosurf pour vous préparer aux billets à venir ici même, à savoir, celle d’Ingrid Astier, et celle de Maïté Bernard dont j’attaque le Poulpe dès ce soir. Tant que vous y êtes, profitez-en pour aller lire celle de Dominique Manotti que l’on retrouvera dans la série noire en février.

Pour finir, une excellente analyse de la première année de présidence de Barak Obama, sous la plume d’un des plus grands auteurs américains actuel, à savoir Russell Banks, auteur des inoubliables Affliction et De beaux lendemains (entre autres).

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars divers
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 23:01

J’ai beaucoup aimé Un doux parfum, et adoré L’escadron guillotine de Guillermo Arriaga. Quand en furetant dans une librairie j’ai découvert Le bison de la nuit, je me suis rué dessus. Et je suis déçu …

ArriagaGregorio et Manuel sont inséparables. Ils errent dans Mexico, trompant leur ennui par la violence. Ils se sont tatoués sur l’intérieur du bras le même bison, celui dont Gregorio sent le souffle sur sa nuque, la nuit. Tania est leur maîtresse. Gregorio entraîne le trio dans sa folie … Jusqu’à ce que Gregorio se suicide. Mais il a laissé derrière lui ce qu’il faut pour que Manuel et Tania ne puissent pas reprendre une vie normale, et, depuis sa tombe, les attire tous les deux sur son territoire, celui du bison de la nuit.

Ses lecteurs le savent, Guillermo Arriaga sait écrire, sait construire des personnages, sait passer d’un univers à l’autre.

Mais là j’avoue qu’il me laisse froid. Je n’arrive pas à m’intéresser aux personnages. Je devrais ressentir la douleur de leur folie, compatir à leurs pertes, craindre pour leur raison. Rien. Je ne comprends pas ce qui les anime. Je ne rentre pas dans leur désoeuvrement, dans leur ennui, dans leur dérive. Je lis, je ne m’ennuie pas vraiment, mais je m’en fiche un peu.

Est-ce parce qu’au fond le thème de ce nouveau roman m’indiffère ? L’auteur a-t-il voulu cette distance ? Ou s’est-il un peu raté ? Je ne saurais le dire. Je suis curieux de lire d’autres avis. Et malgré cette petite déception, j’attends toujours avec impatience ces nouvelles traductions.

Guillermo Arriaga / Le bison de la nuit  (El buffalo de la noche, 2002), Seuil/Points (1998), Traduit de l’espagnol (Mexique) par François Gaudry.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 00:02

Pour ceux qui doutaient encore …

Quand on pose des questions intelligentes à Ellroy, il répond calmement et intelligemment.

La preuve sur Bibliosurf.

Et sur TV5. (Merci à Christophe pour le lien).

C’est sûr, c’est moins vendeur pour les « grands » media que son show de réac.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 23:18

Plus cool que Boone Daniels, c’est pas possible. A côté de Boone le Big Lebowski fait figure de trader Winslowcocaïnomane. Mais attention, faut pas chercher Boone quand il est sur une vague ou avec se potes. Parce qu’il y a deux choses qui comptent pour lui : le surf et La Patrouille de l’aube, à savoir High Tide (samoan dépassant allègrement le quintal de muscle), Hang twelve (un môme), Dave le Dieu de l’amour (héros de San Diego, le Sauveteur et chouchou de ces dames) et Sunny Day (la flamboyante Sunny, qui surfe mieux que les hommes).

Pour assurer le minimum vital, juste le minimum, il est privé. Un bon privé même. Un privé qui fut flic, et démissionna après la disparition de la petite Rain qu’il ne put jamais retrouver. Aujourd’hui, alors que les conditions climatiques promettent La Vague dans moins de 48 heures, le meurtre d’une strip-teaseuse va peut-être lui fournir l’occasion de se racheter à ses propres yeux.

Du Don Winslow pur jus, dans la droite lignée de la série Neal Carey (il devient quoi Neal Carey ?). Pur plaisir donc. Pour une fois, moi qui y suis allergique, je suis bien obligé d’être d’accord avec la quatrième de couverture où Michael Connelly déclare « Don Winslow me fait penser à Elmore Leonard ». Car c’est bien au maître de Detroit qu’on pense ici : Mêmes types de personnages, avec des « héros » d’une coolitude exceptionnelle que l’on ne peut s’empêcher d’aimer instantanément, des malfrats bêtes à manger le foin de leurs bottes, mais très méchants quand même, une belle collection de cinglés, de l’humour, des dialogues qui claquent, et cette impression de facilité déconcertante.

Ajoutons une enquête bien fichue et un découpage dynamique qui ne laisse aucun temps mort, et nous amène, sans en avoir l’air vers un final haletant aux multiples suspenses : Boone va-t-il arrêter les méchants ? Sunny prendre La Vague sans se faire broyer ? La patrouille de l’aube va-t-elle résister aux épreuves ? Tout cela culminant en même temps et mené de main de maître.

Avec en prime un véritable chant d’amour à San Diego, à l’océan, aux vagues. Et un historique de la région qui n’oublie pas de mettre en avant la spéculation immobilière ou l’exploitation des travailleurs clandestins, sans jamais forcer le trait.

En ces époques de « travailler plus pour gagner plus », je ne vois pas de meilleur antidote que la lecture de La patrouille de l’aube dont le slogan évident est Travailler moins pour surfer plus.

Don Winslow / La patrouille de l’aube  (The dawn patrol, 2008), Le Masque (2009), Traduit de l’américain par Frank Reichert.

PS. Je sais, ça n’existe pas « coolitude ». Mais si Ellroy invente des mots, pourquoi pas moi ?

PPS. Je trouve la couverture très belle.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 22:10

Je ne sais pas si c’est une impression, ou si tout simplement je suis en train de passer à côté de pas mal de choses, mais on dirait qu’il y a un léger vide éditorial en ce tout début du mois de janvier, comme si tout le monde attendait que passe la vague Ellroy

 

WillefordToujours est-il que j’ai profité de ce bref calme pour exhumer de ma pile un recueil de nouvelles qui y était depuis quelques mois. Un recueil d’un auteur que je connais assez mal, n’ayant lu que deux ou trois de ses romans. Il s’agit de La machine du pavillon 11 de Charles Willeford.

 

Jake Blake, metteur en scène de talent, se retrouve enfermé en asile, sans trop se rappeler pourquoi. Mais il y a un vague rapport avec la machine. Celle du pavillon 11.

Un producteur de télé, lui, se souvient parfaitement de Jake, de son talent, mais aussi de son intransigeance, clé de sa chute.

 

Avant d’être réalisateur, Jake fut soldat. Un soldat abandonné à sa propre folie, loin des hommes …

 

Ces nouvelles sont complétées par trois autres textes, originaux et totalement différents :

 

Lettre aux Alcooliques Anonymes, d’un humour très noir, commence par une descente aux enfers avant de se conclure, dans une pirouette magnifique par … Je ne peux révéler la chute qui vaut son pesant de charité …

 

Exactement comme à la télé ….  Tout est dit dans le titre, ou les infortunes, non pas de la vertu, mais de la crédulité. A la fois sombre et drôle.

 

L’électromancien est « plus classique », avec sa chute attendue, puis pas si attendue que ça … on frôle le fantastique pour virer résolument vers autre chose …

 

Six nouvelles donc, totalement différentes les unes de autres, même si les trois premières tournent autour du même personnage. Monologue, récit, interrogatoire, lettre … tous les styles d’écriture y passent, tous parfaitement adaptés au sujet.

 

J’ai un petit faible pour la deuxième qui, par la voix d’un producteur assez satisfait de lui, démonte en quelques pages d’une façon cynique et implacable le fonctionnement du cinéma et de la télévision considérés uniquement comme des industries. Et ce par un producteur qui, loin d’être inculte, sait être sensible à l’art et au talent, et sait s’asseoir dessus s’ils ne sont pas rentables. Quitte à briser un homme. Impeccable.

 

Un faible aussi pour l’humour vachard et réjouissant de la lettre aux AA et de l’interrogatoire jubilatoire de Exactement comme à la télé ….

 

En bref, un excellent recueil, pour se faire une idée du talent de cet auteur, et donner envie d’attaquer ses romans. J’avais précédemment adoré La messe noire du frère Spinger.

 

Charles Willeford / La machine du pavillon 11  (The machine in ward eleven, 1961), Rivages/Noir (2009), Traduit de l’américain par Christophe Mercier.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Nouvelles noires
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 21:31

J’ai raté Les ombres du passé de Thomas Cook à sa sortie, mais grâce au travail de réédition de folio policier, j’ai pu me rattraper. Je ne le regrette pas.

A dix-huit ans Roy a quitté la petite ville perdue où il a grandi. Il n’y est jamais retourné et a mené pendant Cook ombresvingt ans une vie solitaire de professeur de lettre dans le nord de la Californie. Il revient maintenant veiller sur les derniers jours de son père atteint d’un cancer. Un père rude, qui ne l’a jamais aimé. Ce retour réveille ce qu’il a fui et tenté d’oublier : le suicide de son frère coupable d’un double meurtre, l’oppression d’une petite ville, son amour pour Lila, terminé net le jour de la mort de son frère … Et ce père qui semble toujours lui reprocher quelque chose. Tout cela va remonter à la surface, et certaines questions restées sans réponse vont se trouver ouvertes de nouveau.

Quel beau roman ! Apre, rude, rugueux comme Chris Offut ou du Larry Brown. On y retrouve la même Amérique rurale, coupée de tout, repliée sur elle-même, où la raison du plus fort n’est contrebalancée par rien. On y retrouve ces personnages durs comme le granit, incapable d’exprimer la moindre émotion.

Mais c’est loin d’être monolithique. Car c’est en même temps, comme Les feuilles mortes, extrêmement fin dans l’analyse des personnages, de leurs sentiments, de leurs relations complexes. Et plus particulièrement dans les relations familiales. Entre un père et son fils, entre les deux frères, si différents l’un de l’autre. C’est un roman sur les non-dits, les malentendus qui naissent de ce que la pudeur empêche d’exprimer.

C’est aussi l’histoire d’une vengeance. Celle d’un petit, d’un qui n’avait droit à rien, mais qui n’a jamais accepté de courber la tête, malgré les pressions.

L’intrigue est superbement construite, ne surgissant que peu à peu, à petites touches. Cela commence comme la chronique d’une rencontre entre un père et un fils qui ne se sont jamais compris, et cela devient, insensiblement, la description d’une zone isolée sous la coupe d’un homme brutal et sans scrupule.

Et là encore, Cook construit son histoire de main de maître, laissant persister jusqu’à la toute fin des zones d’ombre, nous menant par le bout du nez, là où il veut, comme il veut … Un vrai grand roman, noir, prenant et très émouvant.

Thomas H. Cook  / Les ombres du passé  (Into the web, 2004), Folio/Policier (2009), Traduit de l’américain par Laetitia Devaux.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 23:32

Comme le demandait un commentaire à mon billet précédent : Que lire après Ellroy ? Facile. Il faut quelque chose de totalement différent. J’aurais pu choisir du drôle, ou du déjanté, j’ai choisi de faire court, concentré, et dense … Coup de chance, l’ami Frédéric Prilleux de la Noiraude m’avait fait passer le dernier recueil de nouvelles édité par cette excellente association : Tout le monde descend !


Noiraude nouvellesLe principe du recueil est simple : Un thème, ici les trains (en mouvement, à l’arrêt, en réparation à la gare …) ; cinq auteurs pro livrent chacun une nouvelle ; un concours est lancé, et ils gardent les cinq meilleures nouvelles ; ils publient ensuite les dix nouvelles, assorties d’une brève biographie de chaque auteur. Cette fois, il y en a une onzième, écrite par Patrick Pommier, un ami de l’association décédé récemment.

 

Résultat ? Excellent. Excellentissime même. Avec une première constatation : Impossible si on ne lit pas les noms des auteurs de savoir qui est pro et qui est amateur. Non que les pros soient faiblards, bien au contraire, ce sont les amateurs qui sont excellents.

 

Si vous aimez les trains, vous serez servis : Dans ce recueil, on voyage en train, ou répare les trains, on est en gare, garde-barrière, SDF dans un wagon désaffecté, on regarde les trains arriver ou passer, on les attaque … On y tue beaucoup. Par vengeance, par amour, par jalousie, sur un coup de folie … On y croise des braqueurs un brin maniaques, des tueurs pervers, des petits chefs infects … On se suicide parfois, plus ou moins volontairement.

 

C’est souvent très noir, parfois drôle, certaines nouvelles flirtent avec le fantastique ou l’anticipation. Les styles sont variés, on passe d’un monologue à une récit classique, d’une histoire à rebrousse-temps à une confession intimiste. Aucune nouvelle n’est de trop, toutes sont au niveau, aucune baisse de régime.

Vous l’aurez compris, il est très vivement conseillé de monter à bord.

Tout le monde descend recueilli par Le Noiraude et La Fureur du Noir, avec

Abdel-Hafed Benotman / Parano-Rail

Dominique Chappey / Le dernier des Dalton

Martine Chesnel / Vogue ma galère

Joël Hamm / Le signe

Laurent Martin / Train de nuit

Pascal Millet / La mouche

Jean-Paul Nozière / N’oubliez pas de composter votre mort

Serge Reynaud / La tête au carré

Axel Sénéquier / Le train de 6h06

Lalie Walker / Le retardataire

Patrick Pommier / Un train de mesures

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 14:40

Le festival Quais du Polar (9 au 11 avril cette année) organise son concours de nouvelles.


Voici le thème : « Dernier appel avant embarquement! »

Avion, tour de contrôle, zone publique, zone réservée, salle d'embarquement... L'aéroport est un lieu de vie foisonnant, une ville dans la ville où tout peut se passer. Inspirez-vous en pour construire une histoire, une intrigue, un fait divers, une anecdote, une histoire comme bon vous semble…

6000 signes maximum, espaces compris, à envoyer avant le 8 mars.

E-Mail : nouvelles@quaisdupolar.com

Courrier : Quais du Polar, « Concours de nouvelles », 20 rue Constantine – 69001 Lyon

Pour tout renseignement supplémentaire, c’est là.

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  • : Il sera essentiellement question de polars, mais pas seulement. Cinéma, BD, musique et coups de gueule pourront s'inviter. Jean-Marc Laherrère
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