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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 23:13

Quatre romans de Jake Lamar ont été traduits en français à ce jour. Deux romans américains, dont l’extraordinaire Nous avions un rêve, et deux romans parisiens, dont ces fantômes de Saint-Michel.

 

Marva Dobbs est une figure de la communauté afro-américaine de Paris. Son restaurant Soul Food Kitchen est en permanence complet, fréquenté par les célébrités et les américains de passage. A plus de soixante ans elle est toujours amoureuse de son mari français, et leur fille Naima, aussi belle que brillante, a entamé une carrière dans le cinéma à New York. Qu’est-ce qui lui a donc pris de tomber amoureuse de Hassan, le nouveau cuistot, qui n’a pas même trente ans ? Les choses se compliquent encore quand, à la fin du mois d’août, Hassan disparaît au moment même où un attentat est perpétré contre un centre d’étude américain à Paris. Quelques heures plus tard c’est Marva qui disparaît à son tour. Naima revenu en catastrophe va alors découvrir qu’elle ne sait pas grand-chose de la vie de ses parents.

 

Les fantômes de Saint-Michel prend un peu la suite de Rendez-vous dans le 18°. Il est centré autour de personnages croisés dans le roman précédent. Comme lui, il a moins de puissance que les romans américains. De nouveau, sa force réside essentiellement dans la galerie de personnages, tous très bien croqués. L’intrigue, une nouvelle fois, est un peu tirée par les cheveux (si on n’aime pas), ou rocambolesque (si on aime). Et il n’est pas totalement convaincant.

 

Il pêche en particulier par sa volonté « d’expliquer Paris aux américains ». Comme un des personnages haut en couleur du roman qui organise à l’intention des noirs américains en vacances des visites de tous les hauts lieux où d’autres noirs américains se sont illustrés, Jake Lamar explique à ses compatriotes ce qu’il y a à savoir sur l’histoire récente de Paris. Je ne sais pas comment un lecteur non français le perçoit, mais pour un lecteur français cela alourdit le récit.

 

On apprécie par contre la mécanique de l’intrigue qui, même si elle n’est pas totalement crédible, montre bien comment, en période de paranoïa, il suffit d’un rien pour créer un complot. Surtout si, en France, ce rien a pour protagoniste un musulman. Appréciable également de portraits de touristes noirs américains pour qui Paris n’a un intérêt que si on leur montre … quels lieux ont fréquenté d’autres noirs américains plus célèbres. Etonnante façon de voyager et de découvrir les autres !

 

Dans l’ensemble donc, une impression mitigée. Je ne sais pas si Jake Lamar écrira un jour son Grand Roman Parisien, comme il a déjà écrit son Grand Roman américain, mais ce n’est pas celui-ci. Dommage.

 

Jake Lamar / Les fantômes de Saint-Michel, (Ghosts of Saint-Michel, 2006) Rivages/Thriller (2009), traduit de l’américain par Catherine Cheval et Stéphane Carn.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 21:40

Encore une mauvaise nouvelle …

Mercedes Sosa, la Negra, est morte ce dimanche à Buenos Aires. C’est une des voix les plus exceptionnelles qui m’ait été donné d’entendre qui se tait ainsi. Puissante, riche et généreuse, comme elle. Une voix reconnaissable entre mille, une voix qu’on n’oublie pas.

Capable de chanter avec Shakira, Pavarotti, Sting, Pablo Milanes ou Charly Garcia, elle a toujours lutté, pour les oubliés, contre les immondes qui avaient mis la main sur son pays. L’Argentine est en deuil, une bonne partie de l’Amérique latine également, ainsi que tous ceux qui ont été touchés, une fois, par cette voix sans pareille.

Je vous laisse chercher sur le net, vous trouverez hommages, biographies, et surtout de nombreux clips pour découvrir ou ré-entendre la Negra.

Gracias Negra, saludos a Atahualpa Yupanqui, Billie Holliday, Jacques Brel, Vinicius de Moraes, Ella Fitzgerald, Georges Brassens, Violeta Parra, Antonio Carlos Jobim, Sarah Vaughan, Muddy Waters, Bessie Smith ………………………………………………………………….

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 21:52

Je connaissais le Camilleri exubérant de l’incontournable série Montalbano, et le Camilleri picaresque des romans historiques. Le tailleur gris m’a fait découvrir un Andrea Camilleri tout en retenue et en nuances.

 

Aujourd’hui est un jour particulier. C’est le premier jour de la retraite. Un jour qui laisse ce directeur de banque sicilien totalement désemparé. Et Adele, sa très jeune et très belle épouse bien embêtée. Adele que le lecteur découvre peu à peu. Très à cheval sur les principes et la respectabilité en public, totalement dépourvue de morale et de limites en privé, elle a depuis peu imposé son jeune amant à son époux vieillissant qui ne peut la satisfaire, loin s’en faut. Dès le lendemain, Adele, grâce à ses relations, trouve un nouveau travail à son mari … qui découvre le même jour qu’il est gravement malade.

 

Le lecteur découvre ici  un Camilleri intimiste et sobre qu’il ne pouvait soupçonner à la lecture des romans précédents. La langue camillerienne est là, avec ses expressions savoureuses, mais elle est épurée et assourdie. La rogne, l’énergie rageuse de Montalbano sont remplacées par le flegme de ce personnage, capable de louvoyer entre sa fidélité à sa banque et les impératifs d’une économie obligée de composer avec la mafia. Un personnage discret, efficace, prudent, qui ne s’intéresse qu’à son travail, et considère toutes les menues attentions que veut bien lui prodiguer sa femme comme des cadeaux qu’il mérite à peine.

 

On sort peu dans ce roman, pas de soleil, pas de mer, pas de cuisine, pas d’odeurs … Tout est enfermé, feutré. Pas de bruit, pas de cris, pas de grandes scènes, tout passe par des non dits. Une façon magistrale et tout en nuances de rendre l’hypocrisie d’une bourgeoisie qui tient aux apparences alors qu’elle est sous la coupe de truands. Une bourgeoisie qui cache ses secrets, ses drames, ses fantasmes et ses compromissions.

Et tout ça au travers des derniers jours d’un homme discret, et en moins de cent cinquante pages. Magistral.

 

Andrea Camilleri / Le tailleur gris, (Il tailleur grigio, 2008) Métailié (2009), traduit de l’italien par Serge Quadruppani.

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 23:02

Les meilleures choses ont une fin. Toutes. Même la série Michael Forsythe de l’irlandais voyageur Adrian McKinty. Qui se termine avec ce Retour de flammes.

 

Douze ans. Douze ans que Michael Forsythe se planque, aidé par le FBI, après avoir participé à démanteler la mafia irlandaise de New York. Douze ans que Bridget Callaghan qui a repris les choses en main est sur sa trace pour le faire abattre. Elle est bien près de réussir une fois de plus à Lima, mais Michael va avoir droit à une surprise : la fille de Bridget, vient d’être enlevée à Belfast, et elle l’appelle au secours, lui proposant d’oublier le passé s’il accepte de l’aider. Pour revoir Belfast, pour pouvoir vivre au grand jour, et surtout, même s’il ne se l’avouerait jamais, pour revoir Bridget, Michael accepte. C’est alors que les ennuis commencent réellement.

 

Voilà qui clôt de façon magistrale la trilogie Michael Forsythe. Action, rebondissements, humour, Adrian McKinty est toujours aussi généreux. Ca explose de partout, il se passe toujours quelque chose, et dans les pires moments, l’increvable Michael ne perd jamais son sens de l’humour. Donc le lecteur tourne les pages et ne s’ennuie jamais, ce qui est déjà une très bonne chose.

 

Mais pas la seule. En toile le fond, l’auteur livre une description très sombre de l’Irlande du Nord, des séquelles d’une guerre qui n’a jamais voulu dire son nom, des effets dévastateurs de siècles de haines, de rancœurs et de vengeances … le tout sur fond de misère industrielle, de crasse, et de ciel bas et gris. On ne peut pas dire qu’Adrian McKinty cherche à se faire des copains à Belfast. Dans aucun camp, les paramilitaires, qu’ils soient catholiques ou protestants s’étant rapidement reconvertis en truands, pour continuer à exercer leur droit de vie et de mort sur une population qui ne peut que subir.

 

Il reste quand même une lueur d’espoir, dans une nouvelle génération qui n’aurait pas été gangrenée par la haine dès le berceau. Et qui ne vivrait pas avec pour seul horizon la vengeance. Et puis il reste l’humour increvable de ce diable de Michael. La digne conclusion d’une bien belle trilogie.

Pour ceux qui découvrirait aujourd’hui cet auteur, on peut, bien entendu, commencer par ce roman. Mais c’est quand même mieux d’avoir au moins lu le premier, A l’automne je serai peut-être mort. En plus il est très bien, et repris en poche chez Folio !

 

Adrian McKinty / Retour de flammes, (The bloomsday dead, 2007) Série Noire (2009), traduit de l’anglais (Irlande) par Patrice Carrer.

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:58

Je continue cette amusante comptine, avec cette fois la moisson de septembre …

Qui démarre sur une recherche d’actualité en ce mois de rentrée : « maitresse trop severe maternelle » m’a amené un visiteur (ou une visiteuse), sur mon coup de gueule intitulé « darcouillonnade ».

C’est sans doute également un effet de la rentrée puisque « www.apprendre a ecrit cent faut » (sic) est arrivé sur les règles d’écriture d’Elmore Leonard.

Après on tombe sur de l’étrange :

« angenoire en écriture gothique » (sic) a atterri naturellement sur mon papier l’Ange Noir de John Connolly.

« Jean-Baptiste Latapie surf » a surfé sur le net jusqu’à l’article sur Le serpent aux mille coupures de DOA, à cause du nom d’un protagoniste Baptiste Latapie.

Toujours aquatique avec « peche du poulpe a la popil » qui tombe, presque directement sur mon papier sur le Poulpe de Jérôme Leroy !

Du très classique pour les recherche gougueule, le cul, le cul et toujours le cul, avec

« bd sur le point g bd de cul » sur la rubrique BD et

« se fait lechees avec une langue » (sic) a dirigé mon infortuné visiteur sur le roman de Mike Hodges où je parle de situations léchées, de langue de bois etc …

Et pour finir, de l’ésotérique, du mystère, de l’hermétique … Si quelqu’un peut m’expliquer.

 « bubba ho tep dans la veine », sic et ?????????????? est arrivé chez moi. Comment Pourquoi ? Toute explication quand à la signification de la recherche est la bienvenue.

Et pour conclure « sexs poni sisi ferma porno sexs ». Je jure que c’est vrai !

Ca me rappelle un peu les Lucky Luke que regardent mes mômes, avec Averell qui essaie de parler espagnol et demande « Couacomékiki ? » C’est peut-être Averell finalement.

C’est tout pour ce mois ci.

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Published by Jean-Marc Laherrère
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:43

J’avais été un peu déçu par le précédent roman de George Pelecanos (Les jardins de la mort), mais là je le retrouve, et j’en suis très heureux.

 

Washington D.C., par une chaude journée de 1972. Trois jeunes blancs, Billy Cachoris, Peter Whitten et Alex Pappas traînent leur ennui. Bières, pétard, voiture … Par bravade ils décident d’aller provoquer les noirs dans leur quartier. Une bêtise qui tourne mal quand ils tombent sur Charles Baker et les frères Monroe. Peter s’enfuit, Billy est tué et Alex reste défiguré. James Monroe et Charles Baker sont condamnés à des peines plus ou moins lourdes. Trente ans plus tard, Alex Pappas a repris le coffee shop de son père, et s’apprête à le céder à son fils aîné. Son plus jeune fils a été tué en Irak. James Monroe tente de refaire sa vie, et son frère Ray qui soigne les soldats blessés et amputés s’inquiète pour son fils basé en Afghanistan … C’est alors que Charles Baker, récemment sorti d’un de ses nombreux séjours en prison décide que les autres sont responsables du gâchis qu’est sa vie, et qu’ils doivent payer.

 

L’ami Jeanjean résume parfaitement ce nouveau roman sous le titre : George Pelecanos revient à ses fondamentaux. C’est exactement ça.

 

Revoilà le grand Pelecanos, le chroniqueur des quartiers populaires de Washington, le porte parole des humbles, des sans grades, de ceux qui essaient de s’en sortir, envers et contre tout. Des gens qui nous ressemblent finalement. Le grand Pelecanos que l’on aime tant, depuis qu’on a fait connaissance avec Peter et Dimitri Karras, avec Marcus Clay, avec Nick Stefanos avec Derek Strange …

 

Une fois de plus, il campe des personnages que l’on a l’impression de connaître au bout de quelques lignes, des personnages qu’il donne l’impression de croiser tous les jours tant ils sonnent juste. Et on retrouve tous ses thèmes de prédilection : la musique, le sport - et plus particulièrement le basket - la peinture des quartiers populaires « normaux », peuplés de gens ordinaires, et ce thème si présent dans son œuvre de la possibilité d’une rédemption, du droit à l’erreur et à une seconde chance.

 

Toujours en phase avec son époque, ce roman tourne également autour d’un nouveau type de personnages, peu présents jusque là, les nouveaux-anciens-soldats … Plus du Vietnam cette fois, mais d’Irak et d’Afghanistan. Avec les mêmes traumatismes, la même souffrance, les mêmes inquiétudes pour les proches. Et encore et toujours, ce ne sont pas ceux qui décident ces guerres qui y envoient leurs enfants. Comme d’habitude, aucun discours moralisateur, pas de thèse ou de pamphlet, juste la description « plate » de ces gamins et de leurs parents. Au lecteur d’en tirer les conclusions qu’il veut ou qu’il peut.

 

Un très bon Pelecanos.

George Pelecanos / Un jour en mai, (The turnaround, 2008) Seuil/Policiers (2009), traduit de l’américain par Etienne Menanteau.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 23:42

Vous avez dû voir ce machin sur les blogs littéraires. Ce serait (conditionnel, très conditionnel) le résultat d’un sondage (fait comment ? par qui ? auprès de qui ?) sur les livres préférés des français. Je vous livre la liste, avec ceux que j’ai lu, et mes commentaires sur chaque titre, puis je me fendrai d’un petit commentaire général …

 

1 La Bible (Non ! et déjà j’ai un doute sur la validité du sondage !!)

2 Les Misérables de Victor Hugo (Lu, trop tôt, du coup j’avais souffert des longueurs)

3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry (Oui, pas un souvenir impérissable)

4 Germinal d’Emile Zola (Lu et aimé en son temps, comme tous les Zola)

5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien (Plusieurs fois)

6 Le rouge et le noir de Stendhal (Lecture scolaire, peu de souvenirs)

7 Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier (Lecture scolaire, chiant)

8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne (Lu tous les Jules Verne)

9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody

10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas (Plusieurs fois !)

11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol et les autres (Un grand plaisir de lectures de

vacances en primaire)

12 Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank (Oui, scolaire mais marquant)

13 La bicyclette bleue de Régine Deforges

14 La nuit des temps de René Barjavel

15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough

16 Dix petits nègres d’Agatha Christie (j’avais eu très peur, j’étais très jeune)

17 Sans famille d’Hector Malot (J’étais petit, j’avais trouvé très émouvant !)

18 Les albums de Tintin de Hergé (Je préfère quand même Astérix)

19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell

20 L’assommoir d’Emile Zola (Voir Germinal)

21 Jane Eyre de Charlotte Brontë

22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, (C’est assez con non comme livre préféré ?)

23 Au nom de tous les miens de Martin Gray

24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas (Voir les trois mousquetaires !)

25 La cité de la joie de Dominique Lapierre

26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley (Lecture scolaire, mais bien quand même !)

27 La peste d’Albert Camus (Lecture scolaire, mais bien quand même !)

28 Dune de Frank Herbert (Grand bouquin, mieux que toutes ses suites)

29 L’herbe bleue Anonyme (Il me semble l’avoir lu, aucun souvenir, sûrement chiant)

30 L’étranger d’Albert Camus (Voir la peste)

31 L’écume des jours de Boris Vian (Lu, relu, rerelu, comme tout Boris Vian)

32 Paroles de Jacques Prévert (Etudié par morceaux à l’école)

33 L’alchimiste de Paulo Coelho (Lu, sous la pression populaire, totalement creux)

34 Les fables de Jean de La Fontaine (pas toutes). (Ben oui, à l’école.)

35 Le parfum de Patrick Süskind (Lu sous la pression populaire, pas mal, sans plus)

36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire (A l’école, mon meilleur souvenir de poésie)

37 Vipère au poing d’Hervé Bazin (Superbe de méchanceté)

38 Belle du seigneur d’Albert Cohen (Lu, pas aimé)

39 Le lion de Joseph Kessel (Lu, comme tous les Kessel au début du collège, superbe, mais j’avais préféré Les cavaliers)

40 Huis clos de Jean-Paul Sartre

41 Candide de Voltaire (Etudié à l’école)

42 Antigone de Jean Anouilh

43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet (Obligatoire de mon temps en primaire !)

44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche (Lu, à mon époque Frison Roche, sans doute fin primaire début du collège)

45 Si c’est un homme de Primo Levi

46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur. (Lu, et chiant)

47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne (Voir plus haut !)

48 Les fourmis de Bernard Werber

49 La condition humaine d’André Malraux (Lu à l’école … mais aimé)

50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola (Voir plus haut !)

51 Les rois maudits de Maurice Druon

52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand (Etudié à l’école, et aimé)

53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë (Etudié à l’école, chiant)

54 Madame Bovary de Gustave Flaubert (Etudié à l’école, pas aimé)

55 Les raisins de la colère de John Steinbeck (Grand ! Lu, et parfois relu tout Steinbeck)

56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol (Voir plus haut)

57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne (Voir plus haut)

58 La mère de Pearl Buck (Lu, trouvé chiant)

59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault

60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle

61 Des grives aux loups de Claude Michelet

62 Le fléau de Stephen King

63 Nana d’Emile Zola (Voir plus haut)

64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur (Voir plus haut)

65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway (Lu, aimé, le film aussi)

66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez (S’il n’en restait qu’un, ce serait peut-être celui-là)
67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt

68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe (Lu et relu)

69 L’île mystérieuse de Jules Verne (Voir plus haut)

70 La chartreuse de Parme de Stendhal (Voir le rouge et le noir …)

71 1984 de George Orwell

72 Croc-Blanc de Jack London (Un de mes grands souvenirs de lecture de môme, avec Curwood)

73 Regain de Jean Giono

74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo (Voir le commentaire sur les misérables)

75 Et si c’était vrai de Marc Levy

76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline (Bien sûr, éprouvant, marquant, impressionnant, mais, mais … Une telle misanthropie m’a gêné)

77 Racines d’Alex Haley

78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac (Lu et trouvé chiant à l’école. Relu plus tard … pas changé d’avis)
79 Au bonheur des dames d’Emile Zola (Voir plus haut)

80 La terre d’Emile Zola (Voir plus haut)

81 La nausée de Jean-Paul Sartre

82 Fondation d’Isaac Asimov (Roman fondateur de la SF, avec toute la série)

83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway (Beaucoup aimé, à relire sans doute)

84 Louisiane de Maurice Denuzière

85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan

86 Le club des cinq d’Enid Blyton (Oui, bien sûr, et ça marche avec mes gamins)

87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck (Je crois, pas inoubliable, la preuve)

88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir

89 Les cavaliers de Joseph Kessel (Oui !! Voir plus haut)

90 Jalna de Mazo de la Roche

91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian (Voir plus haut !)

92 Bel-Ami de Guy de Maupassant (Tout Maupassant à lire et relire !)

93 Un sac de billes de Joseph Joffo (Lecture marquante de môme)

94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne

95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati (Lu une première fois, bof ! Relu, et beaucoup aimé)

96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel

97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu

98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe (lu forcément à l’école, pas la lecture la plus marquante)

99 Les Thibault de Roger Martin du Gard

100 Le silence de la mer de Vercors

 

En vrac …

 

Je suis peut-être un bon français, parce que j’en ai quand même lu 65.

 

Les résultats sont au moins aussi en vrac que mes commentaires … On trouve les Rougon-Macquart d’un côté, bon nombre de romans de Zola de l’autre. Ca fait pas très sérieux.

 

Je ne vois pas comment on peut mettre Tintin et pas Astérix ! Sans parler de la Bible, (n°1 !) ou de l'absence totale d'auteurs russes classiques !

 

Plus sérieusement, plus de la moitié des bouquins sont, soit des livres lus enfants (la comtesse de Ségur, Dumas, Jules Verne, le club des cinq ...), soit des livres scolaires (il y en a quand même un bon paquet), soit des livres de jeunes adultes (les grands classiques de la SF qu’on découvre en général entre 16 et 20 ans). Après … il ne reste pas grand-chose, et franchement, dans ce pas grand-chose, à part quelques miracles (Garcia Marquez ou Vian par exemple), on trouve quand même Marc Levy, Coelho, et quelques autres bonnes bouses. Ce qui tendrait à prouver que les français lisent quand ils sont minots, quand on les oblige, et tant qu’ils sont étudiants, après, rideau. Un peu triste quand même.

 

Vais-je m’appesantir sur l’absence totale de polars, à part le livre qui nous a tous fait trembler quand nous étions petits, à savoir Les dix petits nègres ? Non. Cette absence est une conséquence logique de ce qui précède.

 

Finalement, je ne suis peut-être pas un bon français. Finalement c’est assez triste. Finalement, les français lisent aussi mal qu’ils votent. Ou votent aussi mal qu’ils lisent. Finalement, tout est logique.

 

Ya du boulot. Ici même, demain, Pelecanos.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Mauvaise humeur
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 22:35

Trois écrivains hispanophones eurent une idée d’une simplicité géniale : Faire vivre, à trois, un personnage de fiction. Ce fut Noela Duarte, fille d’un musicien cubain parti au moment de la révolution. Durant son enfance et son adolescence, elle a suivi son père dans ses tournées en Europe et en Afrique du nord avant de devenir photographe indépendante. Elle parcourt aujourd’hui le monde de conflit en conflit, d’homme en homme, laissant à tous ceux qui l’ont connue ou simplement croisée un souvenir inoubliable.

 

Noela Duarte, femme libre, dure, souvent distante. Ils nous la racontent à tour de rôle, au travers des témoignages de six personnes qui l’ont rencontrée ; au travers de six longues nouvelles qui la mettent en scène à Bruxelles, Rome, Paris ou Sarajevo. Six nouvelles qui s’interpellent, se répondent, se complètent pour faire apparaître peu à peu, comme la photo dans le bac du révélateur, le portrait de cette femme étonnante (Noela paraît sortir du révélateur, mais personne ne peut la passer au fixateur). (1)

 

Six nouvelles qui prennent le parti de donner la parole à six narrateurs totalement différents, pour des histoires, des styles et des émotions très variées, autour d’un centre commun, Noela.

 

Un amant sur le point d’être éconduit raconte ce qu’il sait de son enfance. Un sniper la suit dans son viseur durant quelques jours. Une veuve découvre qu’elle était l’amante de son mari. Un ancien compagnon de son père l’appelle au secours. Une star du rock lui doit une seconde jeunesse. Et pour finir, un mercenaire qui devait l’abattre succombe à son charme.

 

Six nouvelles aussi différentes qu’on peut l’être, certaines dures et sèches, reflet de la guerre, d’autres plus intimistes, ou plus nostalgique, l’une est même fortement influencée par l’immense Cortazar (du moins c’est comme ça que je l’ai ressentie) … Différentes mais cohérentes, grâce à Noela, et à l’ombre de la mort plane sur chacune.

 

L’exercice n’était pas facile ; il est magistralement réussi. Toutes les nouvelles sont excellentes, et sans jamais lui donner la parole les trois auteurs ont parfaitement réussi à faire surgir ce personnage inoubliable, digne des plus grandes héroïnes romanesques. Chapeau.

José Manuel Fajardo, José Ovejero et Antonio Sarabia / Dernières nouvelles de Noela Duarte, (Primeras noticias de Noela Duarte, 2008) Moisson rouge (2009), traduit de l’espagnol par Claude Bleton.

 

(1) Pour les jeunes générations qui n’ont connu que la photo numérique … Interrogez vos parents, ou grands-parents, pour savoir ce qu’étaient révélateur et fixateur dans le monde de la photo d’avant.

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 19:09

Pour compléter l’info sur les festivals …

Bernard Strainchamps a mis en ligne son interview de Ellory.

Et le week-end prochain, juste avant la fête toulousaine, ce sera la fête à Pau. Avec une belle brochette d'invités (JB Pouy, C. Ferey, P. Bard, M. Akkouche, M. Villard, etc) .

Et des animations alléchantes (des auteurs présentent leur coup de coeur, ex : F. Mizio parlera d'Aztèques dansants (Westlake), C. Ferey du Jardin du bossu (Bartelt), P. Bard de Moloch (Jonquet), etc.
Pour plus d'infos, allez sur leur site.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 22:58

En attendant le premier festival de polar de Toulouse où vous allez tous venir (à moins que vous n’ayez un mot signé de vos parents pour excuser votre absence), on me signale deux manifestations pour ceux qui n’ont pas la chance de vivre dans le sud-ouest.

Roissy-en-Brie organise son 1er Festival du Polar à l'automne 2009, parrainé par Didier Daeninckx. Toutes les expressions seront représentées : films, théâtre, cabaret, expositions, rencontres débats… et bien sûr littérature lors du Salon du livre.

Une multitude d’auteurs seront présents, dont un certain nombre dont vous avez déjà entendu (si on peut dire) parler ici. En vrac, parmi mes chroniqués, Abdel-Hafed BENOTMAN, Laurence BIBERFELD, Jeanne DESAUBRY, Eric HALPHEN, Jérôme LEROY, Chantal MONTELLIER, Jean-Hugues OPPEL, Jean-Bernard POUY et tant d’autres …

Plus d'informations sur leur site.

 

Toujours dans le nord lointain, en plein Paris cette fois, Rencontre avec R.J. ELLORY à l’occasion de la parution de son ouvrage Vendetta, ce sera à la Librairie COMPAGNIE (58, rue des Écoles 75005 Paris), le mercredi 30 septembre à 18h00.

 

Et ce week-end même, pour ceux qui ne seront pas à la médiathèque JJ Rousseau de Montpellier avec ma pomme, il y a le premier festival organisé par les Habits Noirs, toujours à Paris.

 

Bine entendu le week-end du 9 au 11 octobre … Mais ça vous le savez déjà.

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Présentation

  • : Le blog de Jean-Marc Laherrère
  • : Il sera essentiellement question de polars, mais pas seulement. Cinéma, BD, musique et coups de gueule pourront s'inviter. Jean-Marc Laherrère
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