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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 22:34

La vieille dame qui ne voulait pas mourir avant de l’avoir refait, c’est pas un titre ça ! Ben si, c’est celui du premier roman de Margot D. Marguerite qui, d’après la quatrième de couverture fut clown, artiste de cabaret, comédien, scénariste … entre autres. C’est aussi un roman dont on parle, en bien, sur les blogs. Sur Moisson Noire par exemple. Donc une fois de plus grâce aux vacances, je m’y suis mis.

 

Stan le slave est un jeune truand, spécialisé dans la prostitution et le trafic de drogue, il dépend d’un caïd, le vieux Zampierri. Princesse est une des prostituées de Stan. Quand elle veut arrêter elle s’enfuit et se réfugie chez son frère Paul Verdi, grossiste en fruits et légumes. Mais pas seulement. Il est aussi ancien commando, et petit-fils de Pauline, une grand-mère de choc, rouge parmi les rouges, ancienne combattante de tous les combats d’un XX° siècle qui n’en a pas manqué. Alors quand Stan retrouve Princesse et l’élimine, la mémé décide qu’il est tant de reprendre la castagne. Elle réactive ses vieux réseaux, et c’est parti pour un tour … particulièrement sanglant.

 

Les grincheux trouverons (avec raison), que le roman aurait sans doute pu être un peu plus court. Aucune longueur dans les chapitres, courts, secs et nerveux, mais dans la construction, qui se perd peut-être parfois dans des scènes pas forcément indispensables. Mais bon, c’est négligeable en regard du plaisir que l’on prend à lire ce bouquin qui, avant tout, déborde d’énergie et d’humour, comme la mémé de choc, et à l’image de certains films de Kusturica auxquels il est directement fait référence.

 

Tous les personnages sont magnifiques, et malgré leur grand nombre, on ne se perd jamais. Les dialogues fusent, les péripéties, passant sans transition du cocasse au tragique, s’enchaînent à un rythme d’enfer … Et le lecteur prend son pied.

 

Ce qui n’empêche pas l’auteur de nous infliger quelques coups du sort douloureux (oui, c’est aussi assez sombre, malgré l’humour), ou de braquer son projecteur sur les liens entre la pègre et le monde politique et financier, ou sur les multiples saloperies commises au nom de la raison d’état (si si, même dans notre beau pays ça existe).

 

Bref, il serait vraiment dommage de passer à côté de ce roman, et on attend avec impatience le prochain !

 

Encore une petite chose, ne vous laissez pas rebuter par la couverture qui n’est, pour être gentil, pas particulièrement réussie.

 

Margot D. Marguerite / La vieille dame qui ne voulait pas mourir avant de l’avoir refait, La manufacture des livres (2009).

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars français
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 19:11

Voici donc comme promis ici, les deux volumes suivants de la trilogie écrite par le mexicain Gabriel Trujillo Muñoz, consacrée à l’avocat défenseur des droits de l’homme Miguel Angel Morgado. Encore que dans ces trois volumes il ressemble davantage à un privé qu’à un avocat, mais c’est sans importance. Voici donc Loverboy et Mexicali city blues (dont le titre original Puesta en escena, c'est-à-dire mise en scène, reflète mieux l’intrigue …).

 

Que dire que je n’ai déjà dit dans mon premier papier ? La trilogue est très homogène, on retrouve dans ces deux nouveaux opus (opi ? opum ? opae ? opium ?) le même défaut (le prix) et les mêmes qualités. Belle écriture, beaux personnages, une intrigue qui tient la route malgré le format réduit, des digressions fort bien venues, un personnage central attachant, quelques femmes fatales, des affreux vraiment affreux (surtout dans Loverboy), des surprises et coups de théâtre (surtout dans Mexicali city blues).

 

Sachez que l’intrigue de Loverboy tourne autour de disparitions d’enfants de trafic d’organes en direction du voisin du nord. C’est forcément très noir, et Trujillo réussit de façon extraordinaire à camper, en quelques phrases échangées (et laissées en anglais), une bande de toubibs infects, en apparence pas méchants pour deux sous, mais dépourvus de tout sens moral et capable de tout, très calmement, pour quelques dizaines de milliers de dollars. Un modèle d’efficacité dans l’écriture, pour cette peinture de la saloperie presque ordinaire dans un monde où la loi du fric, et celle du plus fort priment.

 

Pour Mexicali city blues, on est en plein dans le trafic de drogue à la frontière, encore, avec le grand voisin du nord. Faux semblants, artifices, pièges et coups tordus en tous genres au menu. Une fois encore, l’humour éclaire un constat bien sombre de quelques rares lueurs.

 

La trilogie quant à elle illustre parfaitement ce qui se dit là-bas : Pauvre Mexique, si loin de Dieu, si près des USA.

 

Il ne reste plus à espérer qu’un éditeur de poche aura la bonne idée de rassembler les trois volumes en un, à un prix un peu plus abordable.

 

Gabriel Trujillo Muñoz / Loverboy (Loverboy, 2006) et Mexicali city blues (Puesta en escena, 2006), Les allusifs/3/4 (2009) traduit de l’espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars latino-américains
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 19:20

Fakirs d’Antonin Varenne. Voilà un bouquin qui fait son chemin sur les blogs littéraires. Alors forcément, j’étais intrigué.

 

Quelque part dans une forêt du Lot John Nichols, franco-américain, a quitté la compagnie des hommes pour vivre dans un tipi. Il va pourtant devoir aller à Paris reconnaître le corps de son ami Alan, junkie tatoué qui s’est suicidé dans une boite où il faisait un numéro de fakir. A Paris justement le Lieutenant Guérin, suivi comme son ombre par son stagiaire Lambert est haï de tout le 36 quai des orfèvres et a été mis au placard à s’occuper des suicides de la capitale. Les deux hommes vont se rencontrer, par hasard, et faire remonter à la surface de bien sales histoires.

 

Tout pour plaire ce Fakirs. A commencer par une galerie de personnages époustouflante, à la Fred Vargas, avec cette espèce de trappeur du Lot, un flic à la limite de la folie, un ex taulard pittoresque que John surnomme … Bunker.

 

Une comparaison qui agace sûrement Antonin Varenne, parce que, même s’il est publié par la même éditrice, son roman n’a par ailleurs rien à voir avec ceux de sa collègue. Parce qu’il amène ses personnages jusqu’au bout de leur logique macabre, jusqu’à la limite de leur folie, sans la moindre pitié pour ses lecteurs (contrairement à Fred Vargas, trop tendre, qui les épargne toujours).

 

Ce qui n’exclut pas l’humour, au travers de clins d’œil comme ce flic qui s’appelle Padovani, et ses suicidés étranges qui s’appellent JB Pouy, L. Biberfeld, S. Granotier ou M. Attia. Sa belle écriture cadre avec la folie du propos. Et l’intrigue étonnante, nous balade magistralement, pour nous mener par le bout du nez bien loin de là où on s’attendait à aller.

 

Alors, avec toutes ces qualités, je serais bien en peine de dire ce qui me manque, et d’où me vient ce sentiment de manque, cette impression d’être passé tout près d’un roman beaucoup plus fort … Sans savoir expliquer pourquoi, je ne suis pas aussi enthousiaste que je devrais l’être, objectivement, à la lecture de ce que je viens d’écrire. J’ai aimé, j’ai même beaucoup aimé par moments, mais j’aurais dû être bouleversé, et, mis à part à la toute fin où l’émotion arrive enfin, je suis resté un peu extérieur.

 

Etrange.

 

Antonin Varenne / Fakirs, Viviane Hamy (2009).

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 20:26

Sur le blog des 30 ans de Métailié, encore un excellent papier de Luis Sepulveda. Décidément, j’aime tout ce qu’il écrit cet homme là.

 

A signaler également que le blog de Toulouse Polars du Sud est en train de s’étoffer sérieusement. De nombreuses bio des invités ont été mises en ligne, parmi lesquelles, Carlos Salem, Raul Argemi, Mouloud Akkouche, François Guérif, Francisco Ledesma, Alfonso Mateo-Sagasta etc … Allez-y donc faire un tour.

 

Pour rire 5 minutes, Jean-Pierre Martin a encore fait très fort.

 

Pour les anglophones, et les nostalgiques, un compte rendu du grand Pelecanos sur son passage à Londres, et quelques vidéos où il est sur scène avec … Les Pogues.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:08

Nous sommes en août, il fait raisonnablement beau, les risques de brouillard sont minces, et avec un peu de chance vous n’êtes pas en Transylvanie, ou quelque coin lourd de passé mythique de ce style. Malgré tout, je vous conseille de ne lire L’ange noir de John Connolly que de jour, entouré de bruits rassurants tels que le pastaga ou le blanc frais qui coule dans votre verre, vos enfants qui sautent dans la piscine, les cigales qui … qui font des bruits de cigales. Voilà, vous êtes avertis.

 

Avant de commencer, je m’aperçois que je n’avais jamais parlé de John Connolly ici. Brièvement, il s’agit bien de ConnOlly, pas de ConnElly. C’est pas du tout pareil ! John est irlandais, Michael est américain. Si vous trouvez Harry Bosch un peu borderline, Charlie « Bird » Parker son ex flic devenu privé, va vous flanquer les jetons. Les copains de Charlie sont plutôt du style de Bubba, le fou furieux ami des privés Patrick et Angela, de chez Dennis Lehane que du flic du FBI copain de Bosch. Et si le psychopathe du Poète est ce que vous pouvez supporter de plus glauque … Laissez tomber Connolly, c’est trop rude pour vous.

 

Parker a quitté la police de New York après la traque du psychopathe qui avait tué sa femme et sa fille. Depuis, il a pris l’habitude de fréquenter d’assez sinistres personnages. Mais il n’a encore jamais croisé les Croyants. Ces sympathiques individus sont persuadés d’être les incarnations d’un certain nombre d’anges déchus, chassés du Paradis par Dieu et restés sur Terre plutôt que d’aller rôtir en Enfer. Ils sont depuis des siècles à la recherche du double de leur patron, l’ange noir, emmuré vivant dans une statue d’argent par des moines au Moyen Age, quelque part du côté de Prague. Ils ne sont pas particulièrement amicaux, et pensent être sur le point, enfin, de localiser la statue. C’est parce qu’ils ont tué une cousine de Louis, l’ami tueur de Charlie, que ce dernier va devoir les affronter, au risque d’en perdre la vie et la raison.

 

John Connolly est, à mon humble avis, le maître incontestable du thriller fantastique. Il a une façon unique de mêler à son récit policier quelques pincées de fantastique qui ne viennent jamais expliquer l’intrigue (ce qui serait un peu facile), mais viennent y ajouter, si besoin était, une touche encore plus sombre. Car le fantastique de Connolly regarde sérieusement du côté obscur de la force, du côté du Mal.

 

Ses intrigues sont impeccables, son héros au moins aussi torturé par le passé et ses fautes que Jack Taylor de son compatriote Ken Bruen (même si c’est un bien meilleur enquêteur), ses personnages secondaires superbes, et ses méchants … ce sont sans doute les plus beaux (et donc les plus effrayants) de la planète polar.

 

L’ange noir est un pur John Connolly, avec juste un peu plus de composante fantastique que d’habitude, même si, comme toujours, il laisse entrouverte la possibilité (faible) que tout ce qui est décrit soit … rationnel. On y retrouve la confrontation au Mal (des guerres de religion aux meurtres de femmes de Ciudad Juarez, en passant par le nazisme …), la question de la culpabilité, de la responsabilité. On y retrouve son écriture flamboyante. On retrouve aussi sa façon de lier le mystique et le métaphysique du Mal, à des conditions et raisons bien terrestres et sociales (rien de simple chez Connolly, tout a des explications multiples).

 

Il présente comme originalité d’explorer le milieu des collectionneurs morbides, et de révéler (du moins pour moi, pauvre âme pure qui n’aurait jamais imaginé une chose pareille) l’histoire hallucinante de l’ossuaire de Sedlec qui lui offre un cadre gothique absolument prodigieux.

 

Ah oui, j’oubliai, Connolly prend son temps, est capable de pages descriptives d’une grande beauté (souvent vénéneuse) ou de détours historiques fascinants. Mais ce n’est pas pour autant qu’il en oublie le suspense. Une fois le roman ouvert, on est happé, et il devient impossible d’arrêter avant la dernière page.

 

Bref, à lire … pour ceux qui l’osent.

 

Coup de bol, il m’en reste deux déjà traduits à lire !

 

John Connolly / L’ange noir, (The black angel, 2005) Pocket (2008), traduit de l’anglais (Irlande) par Jacques Martichade.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 23:11

Voici après Hortensia Blues voici Cézembre noire, le deuxième épisode des aventures du commissaire Workan créé par Hugo Buan.

 

Le commissaire Workan et toute sa fine équipe sont envoyé sur l'île de Cézembre, au large de St Malo, pour surveiller deux soi-disant scientifiques américains, en réalité agents de la CIA, qui viennent régulièrement voir comment évolue l'île qui avait été copieusement bombardée, avec toutes sortes de produits exotiques, à la fin de la seconde guerre mondiale. Normalement, en cette saison, il n'y a personne. Mais là, juste par hasard, il y a, les trois tenanciers de l'unique hôtel, les deux guignols de la CIA, les cinq flics de Workan, deux couples accompagnées d’une ado en séminaire pipeau, un rocker pathétique transformé en tueur à gage et un ancien de Diên Biên Phu qui l'a amené là. Détail pittoresque, la tempête fait rage, et toute communication est coupée. Et c'est là qu'apparaît le premier cadavre …

 

On retrouve donc l'équipe d'Hortensia Blues, et on retrouve le style d'Hugo Buan. Qui rajoute ici un huis clos à la … Shutter Island (même si les deux romans n'ont rien d'autre en commun que leur décor et la tempête). Un mystère de chambre close en quelque sorte. Je pourrais répéter ici tout ce que j’ai écrit à propos du roman précédent (allez-y voir si ça vous intéresse).

 

C’est donc fort plaisant, et, comme Hortensia Blues, se lit sourire aux lèvres. Il est cependant dommage qu'Hugo Buan ne profite pas de cette suite pour approfondir ses personnages. Il est surtout dommage qu’il ne profite pas de la toile de fond très sombre (avec les souffrances de la guerre, l'horreur des bombardements, mais aussi le drame qui sert de prétexte à l'intrigue) pour se laisser un peu plus aller dans le noir.

 

Comme s’il avait choisi un sujet plus ambitieux, mais avait toujours reculé, au dernier moment, devant sa propre ambition, se réfugiant derrière un style, des dialogues et un humour qu’il maîtrise fort bien. Il évite ainsi systématiquement l'émotion et s'en détourne (et en détourne le lecteur) par une blague au moment où la noirceur pourrait pointer son nez. C'est dommage, cela donnerait une autre dimension à ce roman, et surement plus d'impact à son humour.

 

Hugo Buan / Cézembre noir, Pascal Godé (2009).

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 23:36

Merde, merde et remerde ! On venait à peine de faire sa connaissance, grâce au travail des éditions Gallmeister. Et il nous quitte déjà. William G. Tapply vient de mourir à l’âge de 69 ans.

 

L’annonce de sa mort sur le blog de Sarah Weinman révèle que le troisième volume consacré à Stoney Calhoun était sur le point d’être publié. Stoney est orphelin, et risque de demeurer à jamais amnésique.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 17:51

Je continue les lectures retardataires, avec ce petit ouvrage dont tout le monde a déjà dit le plus grand bien. Je pourrais certes m’abstenir d’en rajouter un couche, pas forcément utile, mais sait-on jamais, il y a peut-être un ou deux de mes nombreux fans qui n’en a pas encore entendu parler. Voici donc Tribulations d’un précaire, de Iain Levison.

 

Iain Levison vit aux US. Il a une licence en lettres. Qui ne lui sert strictement à rien. Et il cherche du boulot. Il en trouve toujours, mais jamais pour longtemps, car comme il le dit lui-même : "Au cours des dix dernières années, j'ai eu quarante-deux emplois dans six états différents. J'en ai laissé tomber trente, on m'a viré de neuf, quand aux trois autres, ça a été un peu confus." Ses Tribulations d’un précaire offrent un bref aperçu de ces quarante-deux emplois.

 

Voici donc un petit bouquin, apparemment anecdotique, puisqu'il ne raconte que les déambulations d’un sans nom, d’un sans grade, d’un de ces milliers de gens, pas vraiment misérables, sans destin extraordinaire, juste un nouveau prolétaire qui essaie de s’en sortir. Rien de bien romanesque a priori.

 

Ben si. Premièrement parce qu'il est très bien écrit, avec un humour formidable, et se lit, ou mieux, se déguste avec un immense plaisir. Ensuite parce que Iain Levison ne se contente pas de raconter de façon très drôle ses pérégrinations (ce qui, insistons, suffirait à en faire un bon bouquin tant il écrit bien). Non, l’animal est affuté, lucide, et analyse parfaitement le nouveau monde du travail, ses rapports de force, sa précarisation. Sa description de la survie des nouveaux prolétaires américains est bien entendu, à peu de choses près, transposable en Europe. Il nous montre tout un monde qui, sans être dans la misère totale, ne peut que survivre, sans faire aucun projet, sans prendre le temps de vivre, si ce n'est lors de pauses volées furtivement à la faveur d'une panne.

 

Il décrit aussi avec une justesse sans pitié les truandés du grand mensonge du « travailler plus pour gagner plus » cher à notre petit président. Les battants, les entreprenants, qui ne se rendent pas compte que, juste pour gagner un peu plus que le minimum vital, juste pour se sentir supérieurs aux pauvres précaires, acceptent un travail qui les détruit totalement, pour un taux horaire ridicule, mais avec le mirage d’être libres, quand ils ne se sont qu’aliénés.

 

Et dire qu’on entend ici et là que la lutte des classes est terminée ! A tous ceux qui le pensent, je conseille la lecture de ce petit roman témoignage implacable et horriblement drôle.

 

Iain Levison / Tribulations d'un précaire, (A working stiff's manifesto, 2002) Liana Levi/Piccolo (2007), traduit de l’anglais par Fanchita Gonzalez Battle.

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 23:06

J’ai suffisamment dit du mal (et je n’ai pas été le seul) du dossier polar de LIRE. Le magazine littéraire, pour sa part, a sorti un vrai spécial polar, hors série, entièrement consacré à cette littérature. Comme dirait l’autre, ya pas photo !

 

Plus de 100 pages qui font, vraiment, un bon tour de la question. Des papiers de Claude Mesplède ou Serge Quadruppani, un historique qui remonte à Edgar Poe, les grandes anglaises, Sir Doyle, Leroux ou Leblanc, puis le choc de l’apparition du roman noir américain avec Hammett et Chandler, et l’évolution du genre, essentiellement en France (où on « apprend » que les thématiques qui sous tendent les romans de DOA, Férey ou Leroy sont … de gauche !) et aux US, mais avec des incursions en Italie, Asie ou dans les pays scandinaves.

 

Des papiers assez complets sur Simenon, McBain, Faulkner, Ellroy ou Manchette.

 

Des interviews, de Duhamel, Guérif ou Vargas.

 

50 portraits d’auteurs qui comptent aujourd’hui, 32 conseils de lecture pour l’été … Vraiment du très bon boulot, rien à dire. Ils annoncent même le futur festival de Toulouse Polars du Sud, c’est dire !

 

Seul petit regret (il faut bien qu’il y en ait), pas un seul auteur latino-américain cité, et pourtant, il y a là une sacré « école », même s’ils ne sont très traduits ici en ce moment.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars divers
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 23:03

Ca faisait un moment que je n’avais pas rigolé avec les povres zinternotes qui, cherchant légitimement du cul, tombent sur un blog perturbant proposant des avis sur des livres qui foutent le moral à zéro, et poussant la perversion jusqu’à parler mal de nos gouvernants !

 

J’avoue que ce matin, je me suis bien marré, et c’est pas gentil, en pensant à la tête de celui ou celle qui a tapé sous gougueule : « est il bon de mettre de la marre de cafe sur l hortensias » (sic) et a atterri droit sur l’article sur Hortensia Blues d’Hugo Buan.

 

J’ai encore plus rigolé avec celui qui a cherché « star porno ruse » (resic) sous Yahou, mais je n’ai pas réussi à savoir où il est arrivé celui-là.

 

Deux petites de plus pour finir : « pas inventé l’eau tiède » a amené mon visiteur sur mon papier sur Stieg Larsson, et « amener en vacances » a fini sur l’article sur Moisson Rouge.

 

Les voies d’internet sont décidément pleines de surprises.

 

J’imagine que Jérôme Leroy et ses famapouales doit récupérer tout un tas de militants pour le Pécéaiffe.

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Présentation

  • : Le blog de Jean-Marc Laherrère
  • : Il sera essentiellement question de polars, mais pas seulement. Cinéma, BD, musique et coups de gueule pourront s'inviter. Jean-Marc Laherrère
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