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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 21:14

Comme en ce moment je suis scotché au milieu du dernier James Lee Burke (très bien, mais un pavé et dense comme toujours, donc il prend du temps), et comme je me suis remis à écouter de la musique grâce, ne riez pas, à The Voice (je vous explique ça à la fin), je suis allé trainer dans les rayons des disquaires et je suis tombé en arrêt, casque sur les oreilles, devant le dernier album de Robin McKelle, Heart of Memphis.

 

RobinMcKelle HeartOfMemphis couv

 

Je sais bien deux choses :

 

Un, c’est très vieux d’acheter des CD au lieu d’écouter sur internet, avec une qualité de merde. Que voulez-vous, j’ai une vieille hifi, avec des grosses baffles, qui envoient quand on monte un peu le son, j’ai du mal avec le son étriqué des ordis et des Ibidules. Puis je suis vieux.

 

Deux l’album n’est pas récent (il a déjà quelques mois), mais avec un peu de chance vous pouvez encore le trouver dans les rayons …

 

Venons-en au sujet. Quel bonheur ! Treize titres de soul pur jus, qui coulent de façon aussi évidente et naturelle qu’un roman d’Elmore Leonard. Et qui d’ailleurs, au moins pour moi, procurent le même type de plaisir : Un sourire béat de contentement, du début à la fin, avec de temps à autre quelques bulles de joie pure qui vous remontent du ventre. Promis, celui qui écoute ça sans se sentir heureux … Je le plains.

 

Quand je dis aussi évident qu’un roman d’Elmore Leonard, c’est que je ne trouve pas de meilleure description : de même que les dialogues du maître coulaient de source, ici, dès les premières mesures on a l’impression de pouvoir chanter la ligne de basse ou les rifs de cuivre, tout est génialement à sa place, tout sonne d’enfer, tout est évident. Tout est bon.

 

Ca groove, on passe d’un morceau nonchalamment chaloupé à une balade nostalgique, et je mets quiconque au défi de ne pas se mettre, au moins à battre des pieds, des mains et à se trémousser (et vous faites ce que vous voulez avec vos oreilles) à l’écoute de Good Time.

 

Quand à la voix de la belle Robin … Autant rien ne m’agace plus que ces commentaires culculs sur tel ou telle dont on vous vend le mélange funky-blues-jazzy-soul, sous prétexte qu’à un moment il, elle attaque une note par en dessous ou plante une quinte diminuée, autant Robin McKelle a une voix purement Soul. Une vraie, une qui vous réchauffe sans avoir besoin de faire, en permanence des concours de puissance ni ne hauteur. Une voix qui chauffe, remue, berce. Une voix chaude comme un vieil armagnac.

 

Les textes, j’avoue que je ne saurais trop quoi en dire. Honte sur moi, quand j’écoute cette musique je ne prête guère attention aux paroles. Et que celui qui n’a jamais pris son pied à l’écoute de ces grands moments littéraires que sont I feel good, Sex machine ou ceci me jette la première pierre …

 

Pour finir, l’explication promise. Ma fille, 11 ans, regarde The Voice. Et elle sait ce que j’en pense … Donc de temps en temps, pour me convertir, elle me fait écouter (sur un Imachin avec un son de merde) des extraits. Et immanquablement, ça rate jamais, je lui dis « Ah mais ça je connais ! », et je m’aperçois que dans mes CD, il n’y a pas grand-chose de ces morceaux que j’ai tant écouté il y a si longtemps (souvent sur des cassettes mal repiquées, avec un son de merde, c’est vrai). C’est comme ça que je me suis retrouvé à écumer les rayons de CD pour acheter des best off de Tina Turner, Queen ou James Brown. Ajoutez à cela un fils aîné qui ne jure que par AC/DC, les Stones, ZZ Top ou The Wall, et vous aurez une idée de l’ambiance vieillotte qui règne à la maison.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:26

Cela n’a rien à voir avec le polar, mais c’est tellement génial que je dois le partager avec vous.

C’est un copain musicien qui m’a envoyé ce lien.

 

Un cours de musique à l’usage de tous les musiciens de musiques improvisées (jazz, rock, soul, funk etc …) et à l’intention des bassistes en particulier, mais franchement, je ne suis pas bassiste et j’ai trouvé ça absolument passionnant, et même si c’est une master class à destination de très bons musicos, tout le monde peut en retirer quelque chose.

 

C’est un cours de Victor Wooten, c’est en anglais (très clair) sous-titré en espagnol.

 

Vous allez me maudire parce que vous allez y passer des soirées, vous coucher tard, être fatigués le lendemain. Trois heures pour la première vidéo, un peu plus d’une heure pour la seconde. A regarder en boucle et surtout à montrer à tous les profs de musique de France et de Navarre, en particulier dans quelques écoles de musique et conservatoires bien rigides et pisse-froids, et j’en connais.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 23:34

C’est en écoutant France Culture ce matin (et oui, j’écoute FIP ou France culture le matin dans les embouteillages) que j’ai appris la mort du pianiste Hank Jones.

 

Il était indissociable dans mon esprit d’un autre grand du piano be-bop, Tommy Flanagan (mort il y a presque dix ans). Je les avais vu à Marciac en duo. Un grand souvenir, assez démoralisant quand on essaie de jouer du piano …

Comme lui, c’était un pianiste qui pouvait vous donner l’impression que jouer et improviser est facile tant son jeu était dépourvu d’effets et d’esbroufe. Ben tiens ! Aussi facile que d’écrire comme McBain ou Leonard !

 

Un jeu tout en finesse, en toucher, avec un sacré sens de l’harmonisation et du tempo il a accompagné les plus grands, Coleman Hawkins, Ella Fitzgerald, Lester Young, Charlie Parker, Milt Jackson, Cannonball Adderley … Avant de démarrer un carrière en trio.

C’était un grand monsieur, un gentleman, je ne me suis jamais lassé de l’écouter, et de le réécouter. Il va maintenant retrouver ses frères Thad et Elvin, et tous les grands avec qui il a joué. Il doit y avoir un putain d’orchestre là haut.

 

Au revoir Monsieur Hank Jones, et merci pour tout.

 

En accompagnement (si j’ai réussi ma manip, parce que c’est la première fois que je vous mets de la zique), bluesette par un de ses trios.

 

J'ai raté la manip ! si quelqu'un un peu moins naze peut m'aider, j'essaierai de vous mettre la musique !

 

Et il vous suffit de faire une petite recherche sur Gougueulle pour trouver tout un tas de vidéos …

 

 

 

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 10:45

C’est un copain harmoniciste amateur à ses heures qui m’avait susurré à l’oreille le nom de JJ Milteau. Et c’est un billet de Marc Villard sur son site qui m’a mis la puce à l’oreille. C’est donc sans hésitation que j’ai commandé Soul Conversation de JJ Milteau au père Noël. Bien m’en a pris. Je ne l’ai que depuis quelques jours et j’en suis déjà à la quatrième écoute.

Cet album, c’est l’évidence de la simplicité, ou la simplicité de l’évidence, au choix. Sachant qu’en musique, comme dans tout art, c’est très très difficile de paraître faire simple, sans être simpliste. Rien de plus dur que de  donner l’impression que l’on joue une musique facile, que tout le monde pourrait jouer. Essayer, c’est s’y casser les dents. Sauf quand on est très fort. Ce qui est le cas des musiciens réunis ici.

Tout dans cet album est clair, évident. Une rythmique qui fournit un socle d’une solidité sans faille, limpide, toujours là quand il faut, sans jamais passer devant. Le chant est là, sans artifices, juste. Et l’harmonica de Milteau vient apporter les contre chants parfaits, comme un voix de plus, une voix juste un peu différente.

J’ai pour ma part une préférence pour la version très roots de You can’t always get what you wan’t que l’on a connu plus … rock. Pour l’instrumental Tchoupitoula où la guitare et l’harmonica, à tour de rôle, dialoguent magnifiquement avec le batteur, et pour un Long Time Gone shuffle en Diable qui groove du feu de Dieu (ben oui, c’est possible) et dans lequel JJ Milteau livre un chorus brulant.

Pour ceux qui veulent se faire une idée, il suffit d’aller sur le site de JJ Milteau. On peut bien entendu y entendre des extraits, voir des vidéos et connaître ses prochaines dates de concerts, entre autres. Toujours d’après le billet de Marc Villard, en concert le groupe tient se promesses.

JJ Milteau (Harmonicas) ; Michael Robinson et Ron Smith (vocal) ; Manu Galvin (Guitares) ; Gilles Michel (Basse) ; Christophe Deschamps (Batterie) ; Eric Lafont (Percussion)

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