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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 22:01

Vous vous sentez une âme de James Ellroy, d’Andrea Camilleri ou d’Agatha Christie … Vous voulez juste vous faire plaisir, vous désirez vous débarrasser d’un conjoint le temps d’un week-end, vous voulez devenir aussi célèbre que Caryl Férey et Fred Vargas, vous cherchez un prétexte culturel pour aller vous cacher dans le Périgord pour manger et boire tranquille, vous comptez sur les conseils d’un pro pour trouver une idée pour trucider votre mari/femme/chat/voisin/chef/beau-père/cousin … sans vous faire prendre.

Ou pour toute autre bonne ou mauvaise raison, vous pouvez aller passer deux jours en bonne compagnie lors d’un week-end atelier d’écriture polar organisé par Christophe Dupuis (grand connaisseur du polar, formateur, libraire etc …) et Louis Sanders, auteur de l’écurie Rivages.

Pour tous les renseignements, c’est là.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 19:13

C’est fini. Fin de la cinquième édition de TPS. Et grosse fatigue …

Comme toujours, quelques regrets et beaucoup de plaisir.

Les regrets tiennent essentiellement aux annulations de dernière minute, avec une hécatombe méditerranéenne : Carlo Lucarelli, Grazia Verazani et Petros Markaris bloqués pour diverses raisons au dernier moment. Snif, je me faisais un plaisir de les rencontrer.

Regret aussi de cavaler tellement et de ne pas avoir plus de temps pour assister à toutes les tables rondes, pour discuter avec les copains, pour prendre quelques minutes avec un auteur …

Et puis il y a le plaisir et les grands moments.

Plaisir de retrouver la bande des animateurs de tables rondes, Yan le pourfendeur de daube (et grand connaisseur de James Grady), Corinne et Jack de la Noirôde, Hervé not’ bon président de 813, et Jean-Paul l’autre local de l’étape. Tout au long de la préparation, pendant le festival, ce fut un plaisir de travailler avec des gens qui viennent se faire plaisir, n’emmerdent pas le monde, n’ont pas d’ego surdimensionné à mettre en avant, des gens qui cherchent à faire plaisir à laissant à tel ou tel l’auteur qu’il rêve d’interviewer … c’est rare, ça arrive mais c’est rare de bosser de façon aussi facile et fluide, et ça fait du bien !

Plaisir de retrouver les copains de 813 que je n’arrive à voir qu’une fois par an …

Plaisir de découverte. J’ai particulièrement apprécié de pouvoir discuter un moment avec Jérémie Guez et Michael Mention, deux jeunes auteurs que je n’avais pas encore eu l’occasion de rencontrer. Plaisir d’échanger quelques mots avec Jake Lamar ou James Grady, de trinquer avec Olivier Truc et l’incontournable Jean-Hugues Oppel.

Et puis bien entendu, il y avait les rencontres. Qui ont été très très politiques !

Parmi celles auxquelles j’ai assisté, deux échappaient à la rage devant ce qui se passe actuellement : Celle qui réunissait Olivier Truc, Elsa Marpeau et Michael Mention sous le thème de « écrire l’ailleurs », plus centrée, comme son nom l’indique, sur le déplacement géographique, a montré que les trois auteurs, malgré des univers et des écritures très différents, ont en commun le talent et l’humour. Une rencontre, et c’est rare, où le froid lapon a côtoyé le chaud et humide des tropiques, en passant par le froid humide anglais … Et qui nous a donné l’occasion d’apprendre Le dernier lapon et Sale temps pour le pays auront des suites.

Et celle qui tournait autour de la manipulation et des romans d’espionnages, où Tina Uebel a réussi, grâce à sa fougue et son enthousiasme, à exister face aux deux pros de la table ronde que sont Patrick Raynal (qui en plus avait avec son espion du pape et sa parodie une mine d’or d’anecdotes) et James Grady, très gentleman.

Ca a par contre été très politique avec nos invités américains, lors de deux tables rondes. La première réunissait Larry Fondation et Jake Lamar, elle devait parler de la ville … On y a parlé de la ville, de l’écriture, mais surtout de la situation américaine, du racisme en France et aux US, bref de politique, et on a remis ça avec les mêmes plus James Grady pour une table ronde « Regards sur l’Amérique », où le très flegmatique James a qualifié les Tea Party de Talibans américains, où ils ont évoqué le désastre initié par la politique de Reagan (et qui continue), la ségrégation sociale mais aussi ethnique au sein d’une ville comme Los Angeles, les espoirs déçus par l’élection d’Obama … Bref un regard pas franchement objectif, et c’est pour ça qu’il était bon !

On se doutait bien que la table ronde animée par Carlos Salem, réunissant Willy Uribe, Carlos Zanon, Victor del Arbol, Antoño Lozano et, last but not least, l’incandescence Cristina Fallaras serait animée … Elle le fut. Carlos s’y est révélé un parfait maître de cérémonie, et les échanges ont été … vifs. Si l’on y a parlé littérature, le propos est quand même souvent revenu vers la situation catastrophique de l’Espagne, sur les responsabilités de cette catastrophe, les choses ont été dites fort clairement, très fort et très clairement même ! Vous l’aurez compris, le politiquement correct, le langage policé de tous les chroniqueurs qui tournent autour du pot pour nous dire que « c’est plus compliqué que ça » ou « on ne peut pas laisser dire que … » n’était pas de mise. Les chats ont été appelés des chats, les enfoirés qui accaparent les richesses et mettent des centaines de millier de gens à la rue des enfoirés (et même plus, mais l’espagnol est supérieur au français quand il s’agit de dire ce qu’on pense d’un fils de pute). Il y a eu de l’émotion, du bruit, de la rage, des rires. Une vraie table ronde, juste un poil fatigante à traduire à la volée ! Et on s’est ensuite tous retrouvés autour d’un punch à chanter El pueblo unido et Comandante che Guevara. Ce qui là aussi a le mérite de la clarté.

Dimanche matin émeute devant l’auditorium pour la rencontre avec Luis Sepulveda. Devant une salle pleine à craquer, pendant plus d’une heure il a confirmé à tous qu’il est un conteur hors pair, capable de tenir l’auditoire dans sa main, de faire rire, d’émouvoir, d’indigner, un vrai bonheur. Il nous a parlé de son grand-père anarchiste, du l’homme qui avait inspiré Le vieux qui lisait des romans d’amour, il nous a dit pourquoi il se sent si bien parmi les auteurs latino-américains de roman noir, comment et pourquoi il a écrit pour la jeunesse, comment Paco Taibo lui prêta son privé le temps d’un chapitre. Il a parlé du Chili d’hier et d’aujourd’hui, d’amis argentins, équatoriens, péruviens … Il a parlé des luttes passées, présentes et à venir, de celles à mener en Espagne où il habite en ce moment … On serait bien resté beaucoup, beaucoup plus longtemps.

Et j’ai raté, malheureusement, les rencontres avec Gilles Bornais et Jérémie Guez, et surtout celle sur polar et monde du travail …

Bref, je ne sais pas s’il y a eu plus ou moins de monde que les autres années, dans les rencontres auxquelles j’ai assisté j’ai vu des auteurs et des lecteurs heureux, j’ai fini sur les genoux, et je veux dire un grand merci à tous ceux qui se sont démenés avant, pendant et après, pour préparer, organiser, réserver, accompagner, conduire, nourrir, fournir les livres, les renseignements, bouger tables et chaises, s’occuper de la sono, gérer les imprévus … Et à tous ceux qui sont venus nous voir, justifiant ainsi tout le travail effectué.

PS. J’ai été très fainéant, je n’ai pas pris mon appareil photo, donc pas de photo à vous proposer …

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 20:58

Je vais faire ici quelque chose que je n’avais jamais fait jusqu’à présent : me moquer un peu des gens qui m’écrivent sans avoir la moindre idée de ce que je publie sur mon blog. D’habitude, au mieux je réponds gentiment que la personne s’est trompée d’adresse, au pire je balance à la poubelle sans plus de réaction. Mais là, c’est trop beau, il faut que vous en profitiez. J’ai donc reçu ceci :

« Bonjour,

Je suis Hermine, la Community Manager de WeLoveWords.

Nous avons récemment pris connaissance de votre site et sommes heureux d'avoir fait cette belle découverte.

Nous organisons en ce moment un concours d'écriture de feuilletons de polar sentimental en partenariat avec les éditions Harlequin qui pourrait peut-être intéresser votre lectorat friand du genre. Nous serions ravis que vous puissiez en parler sur votre site à travers un article qui serait bien sûr relayé sur nos réseaux sociaux.

Intitulé " donnez du cœur à l'intrigue", il met au défi les auteurs d'écrire un polar où romantisme et frissons se côtoieront. Avec ce "nouveau genre", l'issue d'un roman Harlequin ne serait, pour une fois, pas forcément heureuse.

Si cela vous intéresse, nous pouvons vous adresser plus d'informations dans un second mail. En attendant, vous pouvez consulter la page de notre concours http://welovewords.com/contests/donnez-du-coeur-a-lintrigue sur laquelle sa description ainsi que les contraintes d'écriture à respecter sont explicités.

Un grand merci d'avance pour votre réponse,

Bien à vous,

Hermine »

Voici donc ma réponse :

« Chère Hermine, je ne sais pas ce que vous entendez par « nous avons récemment pris connaissance de votre site », mais je suis néanmoins très heureux que vous que vous soyez « heureux d’avoir fait cette belle découverte ».

Cependant je cultive quelques doutes sur la réalité de la découverte, ou sur la lecture que vous avez pu faire de mes modestes notes.

Je serais curieux de savoir parmi mes dernières notes, celles qui vous laissent penser que mon lectorat serait friand d’une histoire que vous qualifiez de « polar sentimental ». L’autre chair parle certes d’amour, mais surtout de sexe, si Antoine Chainas a bien écrit une Histoire d’amour radioactive son dernier roman Pur est beaucoup moins fleur bleue, à moins que ce ne soit la fidélité de Bob Lee Swagger à son épouse qui vous ait séduite ?

Je crains par ailleurs de ne pas savoir déceler la romance et le romantisme d’un Frank Bill et de ses Chiennes de vie, ou celui du personnage, certes de belle prestance, mais d’une moralité contestable de Massimo Carlotto dans A la fin d’un jour ennuyeux.

Ceci dit, je peux me tromper, et votre sensibilité exacerbée par la fréquentation des plumes de la collection Harlequin a peut-être su voir le cœur d’artichaut sous la rude écorce de votre modeste serviteur.

Malgré tout, et comme c’est demandé très gentiment, je me fais l’écho de votre concours.

Bien à vous.

Jean-Marc

PS. Ne vous sentez pas obligée, comme vous le promettez, de relayer sur vos réseaux sociaux. »

Mes chers lecteurs friands de polars sentimentaux, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 21:29

TPS-2013-Affiche

 

Ca y est, on approche, la prochaine édition de Toulouse Polars du Sud  c’est le week-end prochain, avec un avant goût dès le milieu de semaine.

Tout le programme sur le site.

Pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer à la Renaissance le week-end prochain, de nombreuses rencontres sont organisées dans toute la région dans la semaine. Je serai en particulier avec l’ami Carlos Salem jeudi à 20h30 à la médiathèque de Labège. Toutes les rencontres hors les murs sont là.

Et pour le programme du week-end, ben c’est là.

A noter Luis Sepulveda invité d’honneur, et quelques chouchous d’actu du noir parmi les invités : Olivier Truc, James Grady, Petros Markaris, Cristina Fallaras, Victor del Arbol, Marin Ledun, Carlo Lucarelli et Grazia Verazani … sans compter les incontournables, Carlos Salem donc, Jean-Hugues Oppel ou les toulousains de service !

A bientôt j’espère.

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 23:03

J’ai appris hier la triste nouvelle, Michel Gueorguieff, de l’association Soleil Noir à Montpellier, grand animateur et fondateur du festival de Frontignan vient de nous quitter.

Frontignan c’est l’un des festivals phares du polar en France, un de ceux qui ont inspiré Toulouse Polars du Sud. Grâce à Michel, j’ai eu la chance d’y écouter Dennis Lehane ou Valerio Evangelisti, de discuter avec Jack Lamar, Jérôme Leroy ou Jean-Hugues Oppel, de boire un coup avec les copains de la Noirode et ceux de 813. J’ai passé des journées inoubliables à Frontignan.

Malheureusement, je n’ai jamais trop eu le temps de discuter avec Michel. A Frontignan il courrait partout, bouchait les trous, comblait les fuites, relançait les uns et les autres. A Toulouse, c’est moi qui courrais partout. Et comme un con, je n’ai jamais pris, sauf à une ou deux occasions en terrain neutre, le temps de me poser un peu avec lui.

Maintenant c’est trop tard.

Me resteront toujours des souvenirs de rencontres, d’apéro sous les platanes, de brèves discussions sur tel ou tel auteur. Et cette photo, prise dans un de ses rares moments de détente entre Boris et François.

 

Michel

Ciao Michel.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 22:37

Comme tous ceux qui tiennent un blog (du moins je suppose), je regarde régulièrement mes statistiques. Histoire de savoir si ça vaut le coup que je continue à publier mes petites chroniques.

Et là, ce week-end, je m’aperçois que plein de gens sont allés lire un vieux machin, et que ça me fait très très plaisir. Car ce vieux machin c’est mon papier sur le chef d’œuvre de Don Winslow, La griffe du chien.

Alors bien entendu je suis ravi, d’autant plus que je me suis donné comme objectif déclaré, non pas de devenir le maître du monde, mais de semer dans tous les blogs littéraires des commentaires incitant à le lire, jusqu’à ce que TOUT LE MONDE AIT LU LA GRIFFE DU CHIEN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ravi mais aussi étonné. Pourquoi ce regain d’intérêt soudain ? C’est quoi l’actualité autour de La griffe du chien ? Si quelqu’un sait, la réponse m’intéresse.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 22:48

Attention, week-end chargé en vue pour les toulousains.

 

Le marathon des mots est de retour à Toulouse. Avec pour les amateurs de polar des lectures de Simenon, de Pascal Dessaint et un gros plan sur les gens de Buenos Aires, avec pour les amateurs de polar, les venues de Pablo de Santis, Ernesto Mallo et Carlos Salem. Egalement à signaler une lecture de Mapuche de Caryl Férey et de textes d’Enrique Medina.

 

Bref, impossible de vous dire tout ce qu’il y aura ici, vous trouverez le programme complet sur le site du festival.

 

Pour ma part, je vais essayer d’aller voir un maximum de choses, et je serai aux manettes le vendredi soir à 22H30, salle du Sénéchal pour présenter une lecture des Chiens de la nuit d’Enrique Medina par Eric Lareine. Ainsi que le samedi à 15h00 à Ombres Blanches pour animer une rencontre avec Ernesto Mallo.

 

On se croisera peut-être …

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 23:43

Une bien mauvaise nouvelle m’arrive.

Patricia Parry vient de nous quitter. J’avais eu l’occasion de la côtoyer aux débuts de Toulouse Polars du Sud, et à l’occasion de quelques tables rondes. Elle était toujours drôle, enjouée,  chaleureuse, avec cette énergie et ce sourire qui vous embellissait la journée.

Si je n’avais pas complètement accroché à ses premiers romans parfois un peu trop gentils, un peu trop « pour filles » pour l’amateur de noir pur et dur que je suis, j’avais adoré son dernier où, me semble-t-il elle avait trouvé le lieu, l’époque, les personnages et l’écriture qui lui allaient parfaitement. Elle s’y révélait une très belle et très digne héritière de Dumas auquel elle rendait un hommage sensuel et émouvant. Clara et ses fleurs blanches avaient le goût des lectures d’adolescence, la légèreté et l’enchantement des romans de cape et épée avec Errol Flynn, et mine de rien mettaient en lumière quelques épisodes peu glorieux de notre histoire.

Je n’avais pas eu l’occasion d’en parler avec elle, sinon par mail, alors qu’elle habite Toulouse. Et je me faisais un plaisir de la rencontrer en octobre prochain où elle était invitée de la prochaine édition de Toulouse Polars du Sud.

Saleté.

Toutes mes pensées vont à ses proches, sa famille, ses amis.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 22:51

Pour une fois, il ne va pas être question d’un roman, mais d’une revue et de deux essais. Tous consacrés au polar.

813La revue, c’est 813. Une revue qui parait 4 fois par ans, dont je vous ai causé il y a maintenant pas mal de temps à l’occasion de la sortie du numéro spécial sur les 100 polars de l’association.

Il se trouve que le dernier numéro est de particulièrement haute volée. Non que les autres soient mauvais, mais disons que deux dossiers dans le dernier m’ont particulièrement touché.

L’hommage à Joseph Bialot pour commencer, recueil de textes très émouvants et témoignages touchants de gens qui ont eu la chance de le connaître. S’il m’a marqué c’est que tous ces textes racontent un homme drôle, chaleureux et généreux, un homme jamais résigné face à l’injustice du monde. Un homme tel que je l’avais ressenti lors des trop rares échanges téléphoniques que j’ai pu avoir avec lui. Un homme que malheureusement je n’ai jamais pu rencontrer.

Le gros dossier est celui consacré à Jim Thompson, un des premiers auteurs sur lequel je sois tombé quand j’ai commencé à lire sérieusement du polar, et le responsable, avec quelques autres, d’une addiction qui ne s’est jamais démentie. Le dossier présente une partie passionnante sur la traduction, des analyses et un excellent texte de François Guérif. De quoi donner envie de lire et relire, découvrir ou redécouvrir un des très grands noms du polar américain.


Si je cause également ici de deux essais c’est que leurs deux auteurs ont contribué à la revue 813, et que les deux sont des figures incontournables du polar.

MESPLEDE-1

Le premier est Claude Mesplède, l’archiviste du polar, auteur du monumental Dictionnaire des littératures policières, le DLLIPO souvent appelé Le Mesplède. Il faut savoir que pour cette œuvre pharaonique il s’est appuyé, sur son réseau inégalé d’amis et connaissances, mais aussi sur un fouillis en apparence inextricable de notes, articles, critiques, revues de presses, textes d’interventions …

Il faut être allé chez Claude pour comprendre. Vous allez bosser, prenons un exemple, sur une présentation du polar latino-américain. Au bout d’une heure, effaré, vous regardez votre montre, vous percevez que vous n’avez rien écrit, et que Claude vous a montré ses dernières acquisitions en DvD, le roman dont vous n’aviez jamais entendu parler d’un auteur américain dont a été tiré un polar mexicain, vous a fait écouter de vieilles musiques de film, vous a dégotté un article de 1975 sur un journalistes uruguayen qui est devenu auteur de polar … Vous vous affolez, vous lui dites que dans un heure il faut être prêt, vous flippez, puis vous oubliez quand il vous raconte comment il a rencontré Chavarria ou bu un coup avec Montalban … Et finalement, tout se passe bien parce que  … parce que c’est Claude. Ben Claude Mesplède, chroniques, fictions, entretiens, essais chez Krakoen, c’est ça. C’est un peu comme aller chez lui, et on ne voit pas le temps passer.


guerif

L’autre essai passionnant c’est Du polar, très long entretien entre François Guérif et Philippe Blanchet. Qui connait un tout petit peu le catalogue Rivages, et les ouvrages sur le cinéma signés François Guérif, n’est pas vraiment étonné de lire des avis d’une rare pertinence, et des analyses passionnantes sur le roman et le film noirs, de Jim Thompson à Jean-Hugues Oppel, en passant par Robin Cook, James Ellroy, Paco Ignacio Taibo II ou Manchette. Son travail parle pour lui, François Guérif est un très grand du polar en France. Ce qui n’était pas forcément prévisible pour qui ne le connait pas personnellement, c’est que, soit c’est un grand conteur, soit Philippe Blanchet est un magnifique interviewer … Soit plus vraisemblablement les deux. Ce recueil c’est un peu comme les noix de cajou. Vous commencez, vous vous dites que vous allez lire juste un chapitre, puis vous en lisez un autre, puis un autre … Jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. La différence avec les noix de cajou, c’est qu’au lieu de faire grossir ça rend intelligent.

 


Claude Mesplède / Chroniques, fiction, entretiens essais, 1982-2012 Volume I, Krakoen (2013). François Guérif et Philippe Blanchet / Du polar, Rivages (2013).

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 22:22

Limoges remet une tournée polar et vins les 14 et 15 juin avec :

 

Jean-Pierre ALAUX

Laurence BIBERFELD

Nicolas BOUCHARD

Franck BOUYSSE

Patrick K. DWEDNEY

Dominique FORMA

Jérome LEROY

Franck LINOL

Michaël MENTION

Joël NIVARD

Jean-Hugues OPPEL

Serge QUADRUPPANI

Serge VACHER

Antonin VARENNE

Marc VILLARD

 

Chacun sera associé, c'est le principe, avec un vigneron.

Lectures, débats (le 14 à la bibliothèque), musique, dégustations, dédicaces, tout ça dans une rue piétonne du centre-ville.

 

Vous pouvez en savoir davantage en allant sur Facebook (vins noirs)

 

Je regrette bien de ne pas pouvoir y aller. Et dans la liste des invités j’en connais un certain nombre qui vont être enchanté d’être associés avec un vigneron le temps d’une journée (je ne citerai pas de noms …).

 

Amusez-vous bien.

 

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Présentation

  • : Le blog de Jean-Marc Laherrère
  • : Il sera essentiellement question de polars, mais pas seulement. Cinéma, BD, musique et coups de gueule pourront s'inviter. Jean-Marc Laherrère
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