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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 00:30

C’était inévitable. Le choc de La religion m’a donné envie de découvrir les polars de Tim Willocks. Je me suis un peu emmêlé les pinceaux, et j’ai commencé par la fin, tant pis, c’est pas grave, on peut parfaitement lire Les rois écarlates sans avoir lu Bad city blues, même s’il reprend certains personnages.

 

Lenna Parillaud, richissime propriétaire de Louisiane, ne vit que par la haine et la vengeance depuis près de vingt ans, depuis que sa fille lui a été enlevée à la naissance. Le psychiatre Cicero Grimes quant à lui se vautre dans une dépression profonde depuis six mois. Les deux reçoivent une lettre de Clarence Jefferson, qui fut leur tortionnaire, et qui va, une fois de plus, changer leur vie et déclencher un ouragan de violence.

 

Fan de chichourle, voilà un polar qui déménage ! Du violent et sombre comme on n’en lit quand même pas tous les jours. Et pas du préfabriqué, avec serial killer, scènes bien gores pour voyeurisme pépère et flic torturé et borderline monté en kit. Non du qui prend aux tripes et qui dérange. Du qui vous fait regarder la Bête dans les yeux, qui vous plonge dans la Bête que vous avez au fond de vous. Du qui vous fait vous demander si vous aussi, parfois … Avec de vrais personnages, des fous furieux qui font vraiment peur, une bien belle écriture, et une construction en crescendo impeccable.

 

Et ce n’est pas tout, même si c’est déjà beaucoup. On y trouve aussi, au détour d’une page, quelques interrogations sur ce qu’est l’engagement et le sens de la responsabilité aujourd’hui, par rapport à ce qu’ont vécu des générations antérieures. On y trouve déjà une réflexion sur la pulsion de violence que nous avons tous en nous, une réflexion très présente dans La religion, mais qui est déjà là, en germe. Une réflexion qui nous touche tous.

 

Qui n’a jamais eu envie de prendre une barrouille (barrouille : gros morceau de bois, fer ou n’importe quoi de dur qu’on a très bien en main et qui fait, toujours, de très gros dégâts) et d’éclater la tronche de … l’Ennemi, quel qu’il soit ? Des millénaires d’éducation et de civilisation font que, habituellement, on ne cède pas, et on se dit que c’est mal. Mais cela n’enlève pas l’envie, et les millénaires ne sont parfois qu’un verni bien fin, si l’on en croit ce qu’on lit et ce qu’on voit autour de nous … C’est aussi cette envie là que Tim Willocks interroge.

 

Bref, je vais de ce pas acheter Bad city blues.

 

Tim Willocks / Les rois écarlates, (Bloodstained kings, 1995) Seuil/Points (2009), traduit de l’anglais par Elisabeth Peellaert.

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commentaires

holden 14/08/2009 11:48

ok
bon moi je vais allez manger
donc apero biere

aplus

holden 14/08/2009 10:34

merci de prendre en compte ce postulat :))))
amitiés café ou blanc limé ?

Jean-Marc Laherrère 14/08/2009 11:40


Plutôt café parce que je prends le volent dans peu de temps.


holden 14/08/2009 08:31

e'ssayez quand même de les lire dans l'ordre
je ne suis pas d'ac avec ce merveulleux auteur du blogg
il y a un fil

Jean-Marc Laherrère 14/08/2009 10:32


Je me suis mal exprimé, il y a effectivement un fil, et si on sait, il vaut mieux les prendre dans l'ordre, on sent bien dans celui-ci qu'il est fait allusion à des événements du premier.


bene 14/08/2009 08:29

dans le mille!! tu m'a accroché!! je vais me commander ce livre dès aujourd'hui!! merci

holden 14/08/2009 07:53

bien bien
je vous adoube donc :)))
putain se qu'on se fait chier au boulot :)))))
a plus tard au bar

Jean-Marc Laherrère 14/08/2009 10:32


Ben aujourd'hui je suis en vacances, alors je risque de ne pas être au bar.


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