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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 10:15

« Muchos años después, frente al pelotón de fusilamento, el coronel Aureliano Buendía había de recordar aquella tarde remota en que su padre lo llevó a conocer el hielo. Macondo era entonces una aldea de veinte casas de barro y cañabrava construidas a la orilla de un río de aguas diáfanas que se precipitaban por un lecho de piedras pulidas, blancas y enormes como huevos prehistóricos. »

 

….

 

« Sin embargo, antes de llegar al verso final ya había comprendido que no saldría jamás de ese cuarto, pues estaba previsto que la ciudad de los espejos (o los espejismos) sería arrasada por el viento y desterrada de la memoria de los hombres en el instante en que Aureliano Babilonia acabara de descifrar los pergaminos, y todo lo escrito en ellos era irrepetible desde siempre y para siempre, porque las estirpes condenadas a cien años de soledad no tienen una secunda oportunidad sobre la tierra. »

 

Gabriel-Garcia-Marquez

Entre ces deux extraits, l’un des romans les plus magistraux du siècle dernier, un des plus fabuleux « desde siempre y para siempre ». Un des rares que j’ai lu deux fois, et que je sais que je relirai. De ceux qui vous happent dès la première phrase et que vous refermez enchanté, au sens premier du terme.

 

Quand mon grand est né, on cherchait un prénom qui s’écrive et se dise de la même façon en français et en espagnol. Jusqu’à ce que mon regard passe sur ma bibliothèque et que l’évidence nous tombe dessus. Gabriel ! Pas comme l’archange complètement con de Christopher Moore ! Comme le grand García Márquez.

 

Et si un jour on se décide à écrire, quelque part, le nom de notre maison, il ne pourra y en avoir qu’un, Macondo.

 

J’ai vu une fois Gabriel Garcia Marquez, c’était il y a longtemps, à Biarritz, lors du festival de cinéma latino américain. Il était venu assister à la projection d’un film de son ami le réalisateur cubain Tomás Gutiérrez Alea, il est rentré juste avant le début, juste devant moi. On s’est regardé avec une copine, putain c’est García Márquez ! En sortant j’ai juste pu sortir un couillon « Muchas gracias, me gustan muchos sus libros » Grandiose …

 

Que dire de plus aujourd’hui ? Muchas gracias.

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Published by Jean-Marc Laherrère
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commentaires

Maïté Bernard 24/04/2014 14:48


J'étais assise sur mon canapé quand ma soeur, assise à mes cotés, a relevé le nez de son téléphone portable pour m'annoncer "Ca alors, Gabo est mort..."  Moi, "Nooon?..."  Puis,
aussitôt, j'ai rajouté "Il avait quel âge?"  Elle a vérifié, et là, ma foi, on s'est dit qu'il avait sans doute eu une belle vie.

Jean-Marc Laherrère 24/04/2014 18:38



Un longue et belle vie, bien remplie, et qui laissera des oeuvres inoubliables. Que demander de plus ?



Katia RUIZ 19/04/2014 23:58


Nous allons le regretter mais il nous reste son oeuvre, grandiose !!! Je n'ai pas tout lu de lui, mais presque, et j'ai toujours gardé deux de ses romans "sous le coude" pour les relire : "Cien
años de soledad" et "El amor en los tiempos del cólera". Et je suis meurtrie de ne pas pouvoir savourer les suite de "Vivir para contarla". J'adore Gabo.

Jean-Marc Laherrère 20/04/2014 11:03



Pareil, triste, mais il a eu une belle vie et nous a laissé de quoi lire et relire.



herve 18/04/2014 15:01


Il était évident qu'il fallait allier sur ton site aujourd'hui. Le seul auteur dont j'ai aussi lu deux fois un roman, et peut-être le seul dont j'ai quasiment tout lu. Un auteur qui m'a fait
entrer dans la littérature d'un continent que je n'ai toujours pas visité. C'est la vie! Elle sera un peu plus triste sans lui...

Jean-Marc Laherrère 18/04/2014 15:44



Salut Hervé. Un peu plus triste. Et il encore temps d'aller se balader en Amérique du Sud.



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