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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 20:01

Voilà un petit billet qui ne va rien vous apporter. Pourquoi ? Parce qu’il est consacré à mon personnage préféré, celui qui me met systématiquement en joie, j’ai nommé l’incontournable John Dortmunder. Je perds  absolument tout mon esprit critique quand il s’agit de lui. Le seul fait de lire son nom suffit à agacer mes zygomatiques, dès qu’il ouvre la bouche ou qu’il bouge, je souris, et à la première tuile qui lui tombe dessus, j’éclate de rire.

Pour la première fois, Donald Westlake, son génial créateur, a rassemblé les différentes nouvelles qui l’avaient pour protagoniste. On trouve donc dans Voleurs à la douzaine, John Dortmunder à la campagne, John Dortmunder et le divorce, John Dortmunder et le poker, John Dortmunder à une réception de Noël, John Dortmunder et l’équitation, John Dortmunder et le sport, John Dortmunder et William Shakespeare … On a même le John Dortmunder d’un monde parallèle.

Tout cela, bien entendu, revu et corrigé par le filtre un tout petit peu déformant de l’humour sans pareil de Westlake et du réalisme et du pessimisme de John.

Même l’introduction, sobrement intitulée « Dortmunder et moi, sans en faire un roman » est drôle et géniale ! Elle suffirait presque à elle seule à justifier l’acquisition du recueil. Elle éclaire, là encore au travers du prisme de l’humour de l’auteur, son travail de création autour de son personnage.

Le format court ne laisse pas Westlake créer les enchaînements de catastrophes dont il a le secret, mais lui permet de mettre son personnage dans les situations les plus ahurissantes et les plus variées. Situations dont il se sort, bien entendu. Sans rien gagner, ou presque, comme d’habitude.

Seul problème, ce recueil me laisse face à une interrogation quasi métaphysique, qui a failli m’empêcher de dormir, une fois que j’ai eu fini de rire : Donald Westlake est-il TOUJOURS génial quand il donne vie à son personnage ? Ou est-ce devenu pour moi un réflexe pavlovien : Dortmunder = Rire ? Mystère. Je penche bien entendu pour la première hypothèse, mais la seule constatation un peu scientifique est que, une fois de plus, ça a marché.

Donald Westlake / Voleurs à la douzaine  (Thieves’ dozen, 2004), Rivages thriller (2008). Traduction de l’américain par Jean Esch.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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commentaires

jean-claude Ramdam 18/09/2009 14:26

Depuis l'année dernière, j'espère que tu as lu " le tri sélectif des ordures" de Marc Gendron ; si oui, ce serait sympa de savoir ce que tu en penses. Bien qu'habitant dans la région bordelaise je n'ai pas trouvé la boutique de "Dick Lapelouse"...

Jean-Marc Laherrère 18/09/2009 16:16


Salut,
Malheureusement non ! Quand j'en ai entendu parler, impossible de le trouver en librairie. Et puis le temps est passé, et j'ai été noyé sous tout le reste ...
Encore un bouquin raté.


hannibal 06/06/2008 15:03

Pauvre de moi, le seul Westlake que j'ai lu à ce jour est Le Couperet (film oblige).
J'ai lu sur le blog de Bastien Bonnefous que Sébastien Gendron était qualifié de "futur Westlake français". Etant donné votre enthousiasme concernant cet auteur j'ai pensé à vous.
Connaissez-vous cet auteur apparemment prometteur ?
Méfions nous des comparaisons des journalistes, mais tout de même, ça vaut peut-être le coup de jeter un œil. Peut-être même le connaissez-vous déjà.

Cordialement

Hannibal le lecteur

Jean-Marc Laherrère 06/06/2008 20:36


Pour westlake, Le couperet est très atypique, très sombre, en général il est plutôt drôle, sauf dans Kahawa, excellent roman d'aventure africain.
Parmi les plus drôles, Aztèques dansants dont le prologue est une des plus belles descriptions de New York, et bien entendu, la série des Dortmunder qui commence avec Pierre qui roule. Une des
immenses forces de la série est que, plus on en lit, plus on aime.

Sous le pseudo de Richard Stark, il a écrit une sorte de négatif de Dortmunder, efficace là ou John est malchanceux, impitoyable là où il est presque trop gentil. Ils sont tous excellents, le héros
s'appelle Parker.

Ca c'est pour westlake.

Gendron je ne connais pas, mais j'ai noté le nom et je vais essayer de le trouver. En général, Bastien Bonnefous est de très bon conseil.


M agali 05/06/2008 17:57

Et ce Richard Stark, (alias Westlake) qu'a-t-il écrit de nouveau? (réponse: Breakout)
Qui l'a traduit? (réponse: Emmanuel Pailler)
Comme on peut le voir là http://journalduntraducteur.wordpress.com/2008/03/31/richard-stark-le-gentleman-cambrioleur/#comments

Car Emmanuel Pailler a la légendaire discrétion du traducteur... et il faut bien remuer son blog de fond en comble et lire entre les lignes etc... pour comprendre que... c'est lui le traducteur de Breakout!
Un grand bravo!

Jean-Marc Laherrère 05/06/2008 22:26


Et oui, traduire Richard Stark n'est pas à la portée du premier venu. Il faut un sacré maniement du langage pour rendre cette prose sur le fil du rasoir. Chapeau bas.


rennette 05/06/2008 13:44

mais oui nous sommes comme le petit chien de Pavlov : Dortmunder = rires...
mais oui Westlake est tout simplement génial ! je pense que son héros est si vivant et avec un tempérament tel que l'auteur peut laisser libre court à son imagination pour ce héros insensé...
encore un à ajouter à mes achats !!!

Emmanuel Pailler 04/06/2008 20:31

Tiens, un nouveau Westlake. Traduit par Jean Esch en plus. Miam...
(pour info, le Richard Stark devrait sortir à la rentrée).

Jean-Marc Laherrère 04/06/2008 21:32


Vivement la rentrée !


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