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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 18:12

Poche suivant … Il s’agit d’un petit polar, loin d’être génial mais absolument réjouissant paru chez Rivages. Profession balance de l’américain Christopher Goffard est un bon remède au mauvais temps ambiant.

Goffard

Benny Bunt est un minable. Petit, malingre, cradingue, affligé d'une épouse malade et obèse, abonné aux petits boulots, pilier d'un des bars les plus minables de la côte ouest. Et balance. Pour arrondir des fins de mois bien maigres il refile à un inspecteur plus ou moins net des tuyaux de seconde zone. En rêvant de devenir un grand flic lui-même. Car des rêves, Benny en a plein les manches.


Et voilà qu'à cause de Gus Mad Dog Miller, monstre tatoué de deux mètres et 150 kg, ancien du Vietnam et gueule infernale Benny se retrouve en taule accusé de trois meurtres. Comment un petit escroc sans aucune envergure a-t-il pu se retrouver dans une telle situation ?


La quatrième de couverture évoque les frères Coen. Et c'est bien à eux que l'on pense en lisant ce petit polar fort réjouissant. La bande de forts en gueule minables du bar de Benny fait immédiatement penser aux truands pathétiques de Fargo et du Big Lebowski. On verrait parfaitement Steve Buscemi en Benny et John Goodman en Mad Dog Miller.


On a pour eux un sourire triste, une tendresse navrée assortie à un certain mouvement de recul salutaire. Ce n’est pas parce qu’ils sont nuls et pitoyables qu’ils ne peuvent pas devenir méchants et momentanément dangereux.


Ajoutez à cela les coups de théâtre du final. Un vrai petit bonheur.


Christopher Goffard / Profession balance (Snitch jacket, 2007), Rivages/Noir (2012), traduit de l’américain par Jean Pécheux.

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Published by Jean-Marc Laherrère - dans Polars américains
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