Vendredi 20 novembre 2009

Une info d’importance pour les parisiens, ou pour ceux qui dans les mois à venir auront l’occasion de passer par la capitale.

Il ne vous aura pas échappé qu’Hammett est à l’honneur : réédition de Moisson Rouge, sortie de ses cinq romans dans une traduction revue et corrigée chez Quarto, édition d’un petit livre de témoignages écrit par sa fille …

Et donc, à la BILIPO, la Bibliothèque des Littératures Policières, 48-50, rue du Cardinal Lemoine, à Paris donc, du 6 novembre 2009 au 27 mars 2010, on fête Hammett, et c’est gratuit.

Voilà ce que dit le dossier de presse :

« Connu du grand public par la brillante adaptation cinématographique que fit John Huston de son roman Le Faucon maltais (avec Humphrey Bogart dans le rôle de Sam Spade), Dashiell Hammett est une figure tutélaire du roman noir américain.

La BILIPO consacre une exposition à cet auteur (1894-1961) et se propose, à travers l’évocation de sa vie et de son oeuvre, de souligner son rôle fondamental dans l’invention d’un genre désormais inscrit dans la culture et l’imaginaire du XXe siècle. Panneaux, documents originaux et inédits, affiches, photos, éditions rares de ses romans et nouvelles (issues des fonds de la BILIPO ou de collections privées), tentent de recomposer l’univers d’un écrivain américain que cinq romans, plus d’une cinquantaine de nouvelles, des articles critiques, des scénarios et une abondante correspondance ont rendu universellement célèbre. Natalie Beunat, spécialiste de Dashiell Hammett et traductrice, est commissaire de cette exposition. »

Voilà.

Deux liens pour les hispanophones maintenant :

L’écrivain argentin Raoúl Argemí a un blog. Qui vaut le coup d’œil.

Et si vous allez sur le blog Diez Negritos, vous pourrez lire le deuxième chapitre du roman collectif astucieusement nommé : « un cadavre dégueulasse ». C’est Eduardo Monteverde qui y prend la suite de Carlos Salem.

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Polars divers - Communauté : Le monde du polar
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 19 novembre 2009

Cela faisait un petit moment que je ne suivais plus la collection de BD de Rivages et Casterman. Le petit film sur Westlake où l’on voit Christian Lax m’a donné envie de lire l’adaptation de Pierre qui roule, et j’en ai profité pour me procurer également celle de Coronado de Lehane.

Commençons par Pierre qui roule, le premier John Dortmunder, adapté donc par Christian Lax. Je n’avais pas voulu l’acheter parce que je trouvais que le John Dortmunder de Lax était trop beau, avait l’air trop dur, trop énergique. Pas assez abattu par les tuiles à répétition qui lui tombent dessus. Il avait un petit quelques chose de Parker qui ne collait pas avec ma vision du personnage.

Que dire de l’adaptation : Je pense que Christian Lax a fait le maximum et qu’on ne pourrait guère faire mieux. Cette histoire abracadabrante d’un objet que John est obligé de voler cinq fois reste compréhensible, les ressorts de l’intrigue (avec leur comique) sont là, et ce n’était pas gagné. Le rythme surtout, le sens du mouvement, de la fuite, de la rapidité d’exécution sont très bien rendus par le dessin.

Le problème est que l’essentiel du comique de Westlake est ailleurs. Dans les détails sans importance (comme les scènes dans le bar où ils se rencontrent), dans le décalage entre ce qui est dit, et ce qu’on doit imaginer, dans les à côtés qui ne servent pas l’intrigue. Or la BD ne peut pas garder tout ça. Donc j’ai bien aimé, mais je n’ai jamais ri. Ce qui, au moins pour moi, est quand même gênant concernant un Westlake.

Coronado adapté par Loustal maintenant. Là j’ai bien apprécié. Finalement, ce genre d’adaptation va bien aux longues nouvelles (ou romans très courts). Le choix de successions de tableaux fait par Loustal qui, si j’ai bien lu à droite et à gauche, n’a pas plu à tout le monde m’a convaincu.

Le côté statique qu’il donne, les ellipses qu’il oblige à faire, collent avec la nouvelle et permettent de rendre plus perceptible l’accélération brutale du final.

Il me reste à lire l’adaptation de La guitare de Bo Diddley de Marc Villard.

Donald Westlake , Christian Lax (adaptation et dessin) / Pierre qui roule, Rivages/Casterman/Noir (2008).

Dennis Lehane , Loustal (adaptation et dessin) / Coronado, Rivages/Casterman/Noir (2009).

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : BD - Communauté : Le monde du polar
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 novembre 2009

Je n’avais pas du tout accroché au premier roman de la série de Marek Krajewski, Les fantômes de Breslau, mais, les polars polonais étant rares (voire rarissimes !), j’ai insisté avec le second volume qui vient de paraître, La peste à Breslau. Et même si je ne suis pas complètement enthousiaste, je ne regrette pas et attendrai la suite avec curiosité.

 

1923, Breslau en Pologne. Les corps de deux prostituées sont retrouvés dans un appartement dont le propriétaire a été séquestré par le meurtrier. L’enquête est confiée à Eberhard Mock, sergent-chef aux mœurs. Mock est un franc tireur. Totalement incontrôlable, célibataire, ils se saoule de temps à autre de façon effroyable et fréquente tous les bordels de la ville. De fait il aime bien les prostituées et déteste férocement les maquereaux. Il se consacre alors corps et âme à son enquête pour s’apercevoir rapidement qu’il s’est fait piéger et que sa propre vie est en jeu.

 

Ne lisez pas ce roman si l’enquête qui vous intéresse. Elle est ici plutôt survolée et n’est, de toute évidence, qu’un prétexte. Marek Krajewski fait semblant de ne rien prendre au sérieux. Ni l’intrigue, ni les personnages, ni le lieu … Il adopte un style qui tient de la fable grotesque, de la farce grinçante. Un style qui instaure d’emblée une distance entre le lecteur et ce qui est raconté. On se croirait un dans une scène de Cabaret, de ces scènes qui vous laissent une impression de quelque chose de malsain, sans qu’on puisse vraiment dire pourquoi.

 

L’écriture, mêlant joyeusement érudition et trivialité colle parfaitement à la description de cette ville fantasmagorique, peuplée de notables corrompus, de flics latinistes, de matons violents et de putes tristes. Je ne sais malheureusement de rien de Breslau, ni de son histoire dans l’entre deux guerres, ce qui ne me permet pas de juger de la pertinence de ce choix stylistique et de la peinture qu’en fait l’auteur.

 

Indépendamment de cela, même si le style peut éventuellement rebuter certains lecteurs, on ne peut dénier au roman ni sa force ni son originalité. Ce qui en fait déjà une lecture digne d’intérêt, à défaut d’en faire une lecture plaisante.

 

Marek Krajewski / La peste à Breslau, (Džuma w Breslau, 2006) Série Noire (2009), traduit du polonais par Margot Carlier et Maryla Laurent.

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Polars Europe de l'Est - Communauté : Le monde du polar
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 17 novembre 2009

Personne n’est à l’abri d’une erreur, même pas votre chroniqueur préféré. Le tout est de savoir rattraper le coup.

Il y a bien un an (ou plus ?) Antoine Garceau que je connaissais absolument pas me contacte via ce blog pour me demander si je suis intéressé par un documentaire qu’il a tourné sur Donald Westlake. Je réponds que oui, bien sûr, et il m’envoie très aimablement un DvD : Donald Westlake, la machine à écrire.

Et moi, au lieu de me précipiter pour le mettre dans la machine à regarder les films, je le pose sur une pile, et je l’oublie. Si je devais me trouver une excuse, j’évoquerais sans doute ce fait scandaleux : les journées n’ont que 24 heures, et il faut bien dormir 6 à 7 heures. Pour le reste, entre le boulot, la famille, la lecture, un peu de musique, un peu de sport, les copains, les voyages … les 17 à 18 heures restantes sont assez chargées …

Heureusement, à l’occasion de mon dernier billet sur Richard Stark, Antoine Garceau m’a recontacté pour me demander ce que j’avais pensé de son film. J’ai eu honte, et quelques heures plus tard, je l’ai regardé. Je lui ai déjà écrit, mais je vais le redire ici : son documentaire est absolument excellent, indispensable pour tout amateur de Westlake, encore plus pour qui ne le connaîtrait pas (parce qu’on dit qu’il y a encore des gens qui ne connaissent pas Westlake ! Ca parait incroyable mais ce serait vrai).

Tout m’a plu là-dedans :

En premier lieu, bien entendu, l’occasion de voir et d’entendre le Maître. Classe, modeste, très gentleman, impressionnant de facilité, à l’oral comme à l’écrit, et surtout drôle.

Le choix des autres personnes interviewées ensuite :

Tonino Benacquista qui dit très bien son admiration pour ce « collègue » qui a tant, tant d’idées.

Jean-Bernard Pouy, brillant comme toujours qui parle surtout d’Ordo et du Point de non retour.

François Guérif qui connaît un tout petit peu le polar et sait mettre en lumière toute l’originalité et la force de son œuvre, là où le commun des commentateurs (moi par exemple) a bien du mal à savoir pourquoi il est scotché par cet auteur.

Jean Esch qui apporte le regard, très particulier, du traducteur, Christian Lax qui a travaillé sur un autre type de « traduction » puisqu’il a réalisé la BD à partir de Pierre qui roule.

Et pour finir Stephen Frears qui évoque leur collaboration sur l’adaptation des arnaqueurs de Jim Thompson.

Voilà, tous les témoignages sont bons, mais ce n’est pas tout, ils sont très bien montés. L’alternance amène un rythme, une dynamique très agréable. Très agréable également cette excellente idée d’intercaler par moment des images de la fabrication du roman de Westlake qui sortait à ce moment là chez Rivages.

Voilà, donc si vous pouvez, essayez de vous procurer ce petit film indispensable. Pour les parisiens, il y en a quelques uns à la librairie Le comptoir des mots, 239 rue des Pyrénées 75020. Sinon vous pouvez essayer de contacter l’auteur via sa maison de production : garoneprod[at]gmail.com, et vous pouvez retrouver l’auteur sur son blog.

Dernière précision, le film figure comme bonus du DvD Les arnaqueurs édité par Gaumont en avril dernier.

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Polars divers
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 16 novembre 2009

Après une revisite réjouissante de 68 par une bande de retraités, revoici Françoise Laurent, beaucoup plus intimiste avec L’hiver continue au fond du magasin.

 

C’est l’été, l’arrière pays niçois est ravagé par les flammes. Un petit immeuble, écrasé par la chaleur. La propriétaire et les locataires sont tous, pour une raison ou un autre, bouleversés par la mort de Sophie, jeune femme pleine de vie qui a brûlé dans sa voiture en essayant d’échapper aux feu. Accident tragique ou meurtre ? Cette mort va faire remonter de vilains souvenirs et chacun dans l’immeuble, va devoir affronter ses petits secrets.

 

Françoise Laurent confirme son talent pour créer des personnages et leur donner vie en quelques phrases. A ce titre le premier chapitre qui suit la pauvre Magali dans la lutte obsessionnelle qu’elle livre à toute forme de saleté est exemplaire. Son histoire est bien construite, autour d’une vraie tension dramatique, et la construction passant d’un personnage à l’autre est habile. Les fausses pistes, créées par les interprétations erronées des uns et des autres fonctionnent et le tout avance, subtilement, par petites touches.

 

Ensuite il y a une question de goût. Il est rare que j’arrive à être vraiment ému par des histoires de névroses, par des histoires très introspectives (de mémoire, seule Michèle Rozenfarb et sa tétralogie déglinguée m’a vraiment secoué). Et cette fois encore je perds petit à petit mon intérêt pour l’histoire. Je ne tremble pas quand les personnages sont en danger, parce que leur sort m’importe peu. Je préfère Françoise Laurent quand elle écrit sur le registre de la générosité et de la colère comme dans Dolla.

 

Ce qui n’enlève rien à la qualité du bouquin. A vous de dire si vous avez été touchés.

Françoise Laurent / L’hiver continue au fond du magasin, Krakoen (2009).

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Polars français - Communauté : Le monde du polar
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 13 novembre 2009

James Grady, connu du grand public comme l’auteur des Six jours du condor (devenu Les trois jours du même piaf dans son adaptation cinématographique de Sydney Pollack avec Robert Redford et Faye Dunaway) est un des maîtres du thriller d’espionnage américain. Il revient avec ces Mad dogs.


Ils sont cinq : Victor, le narrateur, Zane, cheveux et barbes blancs, Eric l’ingénieur de haut vol, Russell l’ancien rocker, Hailey, belle, classe et noire. Ils ont travaillé pour la CIA. Ils ont vécu l’enfer. Ils sont implacables, cinglés et gardés dans une Clinique top secret quelque part dans le Maine. Un matin ils retrouvent le psychiatre qui s’occupe d’eux assassiné. Qui pourra faire de meilleurs coupables que ces cinq tueurs devenus fous ? C’est pourquoi ils décident de s’évader ensemble, et de découvrir qui a tué le toubib et veut leur faire porter le chapeau. Cinq cinglés paranos et mortels lâchés dans la nature …

L’ancien espion rattrapé par son passé et qui doit sauver sa peau face à des méchants qui veulent l’éliminer … pas franchement novateur comme thématique pour un polar.

 

Mais. Mais relevez la sauce en prenant non pas un mais cinq espions, et choisissez d’en faire des gens franchement déséquilibrés, avec d’excellentes raisons de l’être. Ajoutez à la course contre les méchants, la course encore plus stressante contre la folie (car nos cinq cinglés n’ont plus leurs médicaments sous la main), et vous obtenez un résultat beaucoup plus original, et même franchement passionnant.

 

D’autant plus que James Grady imprime un rythme d’enfer à sa cavale, intercale parfaitement les retours en arrière qui expliquent la folie de chacun, réussit superbement ses scènes d’action, et nous offre quelques scènes d’anthologie. Pour compléter le tableau, il dresse, en toile de fond, une peinture pas franchement rassurante (même si elle n’est pas forcément étonnante) des actions de l’ombre des US de ces 20 dernières années, et de la paranoïa grandissante qui règne dans le petit monde de l’espionnage US depuis le 11 septembre.

 

On peut juste regretter que le final soit un poil en deçà de tout le reste, mais il faut dire qu’il était difficile de se maintenir à un tel niveau.

 

James Grady / Mad dogs, (Mad dogs, 2006) Rivages thriller (2009), traduit de l’américain par Jean Esch.

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Polars américains - Communauté : Le monde du polar
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009

Il y a quelques jours j’ai écrit que j’étais en train de mener une expérience de lecture extrême. Elle est maintenant terminée. Voilà de quoi il s’agit.

Certains parents, pourvu d’une imagination débordante, sont capables d’imaginer une histoire qu’ils racontent, jour après jour à leurs enfants. Pour ma part, je suis dépourvu de toute imagination. Et mes gamins adorent les histoires.

Donc en juillet dernier j’ai entamé une sorte de marathon : la lecture, à haute voix, du Seigneur des anneaux. Fin juillet, nous avons ouvert pour la première fois l’édition en un seul volume, illustrée par Alan Lee. Plus de 1000 pages, et les gamins ont pour la première fois entendu parler de Frodon, Sam, Merry et Pipin, puis de Gandalf et de tous les autres.

Et ça a marché, nous avons terminé ce matin.

Alors certes c’est un peu rude, il a fallu expliquer pas mal de mots. Il a surtout fallu expliquer la structure narrative qui, à partir du deuxième livre, se complique, partagée entre plusieurs groupes de personnages. Le plus difficile a été pour eux de comprendre qu’on pouvait parfois revenir en arrière et revoir, sous un autre angle, des événements déjà décrits et qu’ils considéraient comme acquis.

Malgré cela ils n’ont jamais lâché et ont insisté pour poursuivre, jour après jour. Mais surtout ils se sont enthousiasmés, ils ont ri de plaisir quand Gandalf réapparaît ou quand il y a des retrouvailles, pleuré à la mort du roi Theoden, se sont indignés quand un coup du sort leur paraissait trop injuste, ont protesté quand on s’arrêtait à un moment critique. J’avoue que j’ai un peu raccourci quelques descriptions et sauté quelques poèmes, mais vraiment très peu.

Et ce matin, gros coup de blues à la fin, et la question a jailli, immédiate : Qu’est-ce qu’on va lire maintenant ?

On a bien deux ou trois petits bouquins sous la main, mais après il va peut-être falloir attaquer Harry Poter. A moins que vous n’ayez d’autres idées …

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Pour les minots
Ecrire un commentaire - Voir les 30 commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009

On a l’habitude d’assister aux concours virils entre Frédéric L. et Xavier D. Ils adorent jouer à qui va sortir la plus grosse. Malgré un beau score réalisé par Xavier D. à propos des fainéantes de maternelles qui servent à peine à changer les couches, et un autre lors d’un examen surprise sur la règle de trois, c’est en général Frédéric L. qui gagne haut la main.

Ben cette fois ils ont été battus à plate couture par leur collègue Eric R. qui a demandé à son nouveau collègue qui sait lire, Frédéric M., de rappeler à l’ordre une pas vraiment française qui se permet de dire du mal de notre beau pays alors que la France, dans sa grandeur, vient juste de lui attribuer un prix qu’elle ne mérite certainement pas.

Je cite, et surtout je vous renvoie là où vous aurez la joie et le bonheur de lire la prose gagnante dans son intégralité.

Eric R. rappelle « le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. »

Il en rajoute une couche : « Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se  doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu'elle représente. C'est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité. »

Allez voir l’article original sinon vous risquez de ne pas me croire.

Donc nous sommes bien d’accord, cette semaine c’est Eric R. qui a gagné. Il a sorti la plus grosse.

Connerie bien sûr. De quoi pouvait-il être question ?

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Mauvaise humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009

Cela fait maintenant presque un an que Donald Westlake nous a fait sa dernière blague (la seule mauvaise de toute sa carrière), entraînant, entre autres, la disparition de Richard Stark. Pour quelques années encore nous aurons de ses nouvelles, posthumes, tant sa production a été riche. Voici donc avec A bout de course (titre tristement prémonitoire, mais moins que le titre original !), dernier roman traduit des aventures de Parker.

 

Dès le départ les choses s’annonçaient mal : Un des participants à la réunion avait un micro. Une fois le problème réglé, Parker se retrouve avec, disons Nick, le seul homme qu’il connaissait dans le groupe. Nick lui propose un coup de remplacement : braquer un camion assurant le déménagement d’une banque, quelque part dans la cambrouse. Mais là aussi il y a beaucoup de choses qui ne plaisent pas à Parker. A commencer par l’implication dans le coup de deux amateurs motivés par la rancœur. Comme il pense pouvoir redresser la barre et qu’il commence à avoir besoin de liquide, il accepte …

 

Que dire qui n’ait déjà été dit et redit quand on referme un nouveau Parker ? Rien.

 

C’est toujours aussi impeccable. Pas une émotion, pas un mot de trop, psychologie zéro, que de l’action pure. Un style aussi tranchant et efficace que Parker. Des personnages définis en deux phrases et qu’on a tout de suite l’impression de voir et de connaître. Du pur plaisir.

 

Reste une seule question, y a t’il encore quelques Richard Stark à traduire ?

 

Richard Stark / A bout de course !, (Nobody runs forever, 2004) Rivages thriller (2009), traduit de l’américain par Marie-Caroline Aubert.

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Polars américains - Communauté : Le monde du polar
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 8 novembre 2009

Si vous êtes un habitué des blogs littéraires vous en avez forcément entendu parler, mais à tout hasard, j’en rajoute une couche.

Bob Garcia est auteur de polar (ça, ça va), contrebassiste de jazz (ça aussi), c’est un charmant homme avec qui j’avais eu, il y a quelques années, le bonheur de passer une soirée accoudé au bar en causant musique (jusque là tout la bien). Mais Bob Garcia est aussi un fan de Tintin, et, étrangement, c’est là que les choses ses gâtent.

Parce que, comme l’ami Bob est fan et auteur, il a osé écrire quelques ouvrages d’études autour de l’œuvre d’Hergé. Or, je l’ai appris à l’occasion de cette lamentable affaire, il est impossible d’écrire quoi que ce soit sur les aventures du reporter à houppette sans avoir l’aval de personnages qui n’ont jamais rien écrit, rien inventé, rien créé, mais qui ont hérité de façon légale (mais néanmoins absurde, et oui, la loi peut-être absurde) de tout les droits et de tout le pognon de Tintin.

Et ces sinistres ne supportent pas que qui que ce soit publie quoi que ce soit qui ne lui soit totalement agréable. Comment faut-il faire pour être agréable aux sinistres ? Je ne sais, l’ami Bob non plus. Résultat, il vient de se prendre un procès et, comme il n’a pas un radis et que les infects sont riches à millions, ben ya pas de surprise, ils ont gagné. Gagné quoi ? Encore plus de fric, soit une amende de quelques 40 000 euros. Et bien entendu, si un contrebassiste de jazz, écrivain de polar avait une telle somme sous la main, cela se saurait. Donc l’ami Bob est dans une merde noire.

Pour plus de détails, vous pouvez aller sur le blog qu’il a créé. C’est là.

L’ami Jeanjean a déjà parlé de l’affaire.

On en cause aussi là.

Pierre Assouline qui a déjà eu affaire aux vautours en cause aussi.

L’association 813 a décidé d’aider le collègue.

Si quelque chose se précise pour venir en aide à Bob Garcia et nuire aux nuisibles je vous tiendrai au courant. Quant à moi, je ne peux même pas boycotter Tintin, j’aime pas Tintin. Je préfère Astérix et Sœur Marie-Thérèse.

Par Jean-Marc Laherrère - Publié dans : Mauvaise humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Présentation

Serial Kronik



Le réseau Serial Kronik fédère des chroniqueurs indépendants désireux d'informer avec objectivité et passion sur le Roman noir et le polar.

  - LES SITES SERIAL KRONIK -

Rayon Polar

Pol'Art Noir

Action Suspense

Noir comme Polar

Calibre 47

Moisson Noire

K-Libre

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus