Mardi 18 novembre 2008

Ceci s’adresse aux enseignants en grève jeudi …

… Et mérite un préambule que voici : Je suis de tout cœur avec vous.

Mais.

Mais je suis de toute façon, viscéralement acquis à votre lutte, donc il n’est pas très difficile de me convaincre de l’utilité de votre action. Mais également, je ne suis malheureusement pas représentatif de la population française (sinon, on n’aurait pas le président et l’assemblée qu’on a), ni même de la masse des parents d’élèves.

Or notre cher gouvernement, et ses chiens de garde de l’administration de l’éducation nationale communiquent beaucoup mieux que vous. Je sais qu’il y a grève jeudi. Comme je m’intéresse, je devine pourquoi. Ou du moins, je pourrai citer des dizaines de raisons, sans savoir très précisément si la grève est motivée par toutes, ou par certaines d’entre elles.

Donc, une fois de plus, votre grève va mal passer, alors que ce sont les parents qui devraient être dans la rue. Une petite suggestion donc, à faire passer, si jamais quelques enseignants visitent parfois ce blog.

Pourquoi ne pas mettre par écrit, de façon claire et illustrée (et oui, pour être compris de tous il faut illustrer par des exemples qui font pleurer dans les chaumières, ou qui inquiètent le quidam) la casse en cours ? Et se rapprocher des fédérations de parents (les bonnes bien sûr, pas celles qui hurlent que les enseignants sont des privilégiés qui ne veulent pas travailler et ont trop de vacances) pour faire distribuer, toutes les semaines, une petit trac, clair, concis, qui expose un raison par semaine. Et faire monter la grogne.

Comme ça, à communiquant, communiquant et demi. Et je suis prêt à faire les sorties des écoles (en tout bien tout honneur), parce que, finalement, c’est moi et mes enfants que vous défendez. Alors c’est à moi, et mes enfants, de nous bouger le cul.

Et dans quelques semaines, des hordes de parents déchaînés accompagnés de minots hilares déverseront des tombereaux de couches usagées devant le ministère, envahiront les rectorats scélérats, passeront les inspecteurs complices aux goudron et aux plumes, renverseront les mairies qui organisent la garde les jours de grève, et obligeront l’incapable en chef à apprendre à faire une règle de trois.

Chiche !

Pour finir, et sourire, Jean-Pierre Martin, sur son blog, pose la vraie question : Faut-il laisser en liberté les députés UMP ?
par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Mercredi 22 octobre 2008

De nouveau de mauvaises nouvelles en provenance d’Italie, après l’éclaircie musicale …

Le camorriste, comme le cafard, aime l’obscurité, et déteste la lumière. Il n’aime rien tant que d’être laissé tranquille à faire ses petites affaires, absolument inoffensives dans le cas du cafard, mais déteste qu’un quidam lui braque un gros projecteur dans la trogne.

Roberto Saviano, avec Gomorra, le livre, puis à cause de Gomorra le film, a braqué un énorme projecteur sur la vilaine figure de la camorra. Or, et là est toute la différence, si le cafard est, au pire, dégoûtant, le camorriste, lui, est mortel. Et Roberto Saviano en danger de mort.

Un état de fait qui ne semblait pas émouvoir plus que de raison l’état italien du grand défenseur de la liberté d’expression qu’est Silvio Berlusconi, mais qui a par contre ému six prix Nobel, de littérature (Orhan Pamuk, Günter Grass et Dario Fo), de la paix (Michael Gorbatchev et Desmond Tutu), et de médecine (Rita Levi Montalcini), qui ont lancé, dans la Repubblica, un appel à l’état italien pour qu’il assure la sécurité de Saviano.

Cet appel est relayé sur le site littéraire du Nouvel Obs. Et maintenant ici même …

Et tout va très vite, il semblerait qu’au moment où j’écris ces lignes l’appel ait été signé par plus de 150 000 personnes, dont un autre Nobel en la personne de José Saramago, ainsi que par une pléiade d’auteurs connus de Paul Auster à Colum McCann en passant par Tahar Ben Jelloun et bien d’autres.

Ce qui, n’en doutons pas, constitue un autre coup de projecteur bien désagréable pour les cafards ….

Dernier point, pour signer, c’est là.

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 17 septembre 2008

Un petit billet pour Jean-Michel qui craignait que je ne m’encroûte …

« Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches  ?  »

Qui peut bien avoir dit ça à propos des institutrices de petite section de maternelle ? Hum ? Vous donnez votre langue au chat ? Vous n’osez pas y croire ? Et pourtant c’est bien lui, l’inénarrable ministre de l’éducation, le pontifiant, le suffisant mais pas nécessaire Xavier Darcos.

Forcément, vous croyez que j’invente. Donc allez là, sur le site de Rue89. Vous lirez l’article, et vous verrez la vidéo.

On savait déjà, grâce à notre Président, que pour inculquer des valeurs morales, le prêtre valait mieux que l’instituteur. On sait maintenant, grâce au ministre de l’éducation, que les institutrices de maternelles sont grassement payées (à cause du BAC +5), pour surveiller des sieste et torcher des culs.

Je commence à avoir un doute. Nos gouvernants auraient-ils une dent contre les enseignants ? Le petit Nicolas aurait-il été traumatisé par une maîtresse trop sévère au CP ? Ou alors, mais ce serait là une hypothèse digne des grands spécialistes du complot, nos gouvernants seraient-ils en train de déclarer que le chien à la rage pour faire accepter sa mise à mort ? Non. Pas ça. Ces attaques répétées ne peuvent pas avoir pour but de démanteler l’école publique au profit de systèmes privés ? Si ?

Mais revenons un peu à celui qui restera sans doute comme le plus pitoyable des ministres de l’éducation (sous le règne, il est vrai, du plus inculte des Président, l’un expliquant peut-être l’autre).

Tout petit déjà, alors qu’il n’était que professeur, Xavier Darcos avait une vision du métier et de sa déontologie fort en avance qui faisait la jalousie de ses collègues, et lui valu, en 1982, de se retrouver inculpé de fraude. Alors qu’il n’avait voulu que le bien de ses chers élèves, en leur faisant travailler, juste avant le BAC, un sujet fort proche de celui qu’il avait proposé pour l’épreuve à venir. Monsieur le futur ministre ne fut pas condamné mais … mais plus de 600 élèves de Périgueux durent repasser l’épreuve.

 
Puis le futur grand vint s’ennuyer au Lycée Montaigne à Bordeaux, où il eut la dure tâche de dégoutter à jamais de la littérature les élèves des prépas scientifiques (dont ma pomme). Là encore il échoua puisque je survécus au traumatisme. Il est vrai qu’en réaction je plongeai dans le polar qui est, comme chacun le sait, une sous littérature. Je me souviens d’un professeur pas franchement passionnant mais extrêmement content de lui.

Cette expérience éprouvante est à l’origine de son rejet total de toute science, de la plus complexe (il n’a pas du tout participé par exemple au débat sur le risque de créer un trou noir à Genève), à la plus simple, comme l’a prouvé, il y a quelques mois, son noble refus de salir ses mains et se neurones en faisant une bête règle de trois.

Résumons : Comme pédagogue, monsieur Darcos était, au mieux, quelconque (expérience personnelle). Sa probité a été loin de faire l’unanimité (voir son inculpation). Il est incapable de résoudre un problème de mathématique qu’il considère pourtant comme de niveau de CE2 (voir la vidéo). On se demande d’ailleurs comment, sans maîtriser une règle de trois, il peut calculer les économies que ses suppressions de postes vont générer. Il n’a aucune idée du rôle d’une partie importante des fonctionnaires dont il a la responsabilité, mais, par principe, il méprise leur travail (voir Rue89).

Conclusion : Combien de temps encore va-t-on devoir (et pouvoir) supporter la morgue de cet individu ?

Conclusion bis : Jamais un ministre de l’agriculture et/ou de la pêche ne se permettrait ce genre de déclaration sur ses administrés. Peut-être la crainte de voir son bureau envahi d’œufs pourris ou de maquereaux pas frais y est-elle pour quelque chose. Pourrais-je, modestement, suggérer aux enseignants de déverser, lors de leur prochaine manif, des tombereaux de couches sales dans le bureau de Sa Suffisance ?

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Jeudi 4 septembre 2008

J'ai classé ce post dans "mauvaise humeur", mais en fait, il vaut mieux en rire ...

La blague du jour, je l’ai apprise sur le Bibliomane, blog de Pascal. Etes-vous bien assis ? Oui ? Alors ça va, sinon, vous risquez de tomber.

C’est parti, je cite : « Le 22 septembre prochain à New-York, le Prix Humanitaire de la Fondation Elie Wiesel, destiné à récompenser "des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice" va être décerné à Nicolas Sarkozy ».

Comme moi vous allez vous pincer, penser que Pascal est un gros farceur. Pourtant c’est bien annoncé dans le Herald Tribune.

Là, forcément on doute. Et si le 04 septembre était un jour à blagues chez les anglo-saxons ? Et si le Herald Tribune avait déjà été racheté, en douce, par le futur Siné-Hebdo ?

Que fait alors le bloggueur soucieux de ne pas répandre des contrevérités ? Il enquête. Et il va sur le site de la fondation Elie Wiesel. Et là il découvre le potoroz ! La fondation Elie Wiesel est gérée par un bande de rigolos qui aiment bien faire des blagues ! Voyez plutôt qui a déjà eu le prix humanitaire par le passé : Laura Bush, et George Bush senior, celui de la première guerre du golfe, l’ex patron de la CIA ! Des sacrés rigolos quand même non ?

Allez, chez nous on ne sait pas être aussi marrants. Mais on essaie. Tient, si vous voulez, pour comparer, allez sur le blog de Jean-Pierre Martin, il y a quelques articles qui m’ont bien agacé les zygomatiques.

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Vendredi 27 juin 2008

Comment faire de nos chères têtes blondes (mais en fait plutôt des têtes brunes) d’efficaces délateurs prêts à dénoncer leur parents/cousins/amis/enseignants ?

Une question que c’est visiblement posée le ministre de l’éducation nationale, peut-être sous l’impulsion de son gentil collègue des français et des padechénous, et de sa non moins gentille collègue des vopapiésilvouplé.

J’exagère ! Je suis un dangereux gauchiste qui voit le mal partout !

Et bien non, et pourtant, là, j’aimerais bien.

80 écoles primaires, dites « pilotes », ont reçu en juin une livret devant permettre l’évaluation des connaissances des élèves de CM2. Ce livret comportait une partie 4, s’appelant joliment « quelques renseignements sur toi » et précise : « Ici toutes tes réponses sont bonnes, Il n'y a pas de mauvaises réponses ». Ajoutons, avant de nous pencher sur ces questions, que les réponses devaient aller directement au rectorat, sans être corrigées par l’instit.

Donc les questions :

Tu es né en France ? OUI/NON

Ta mère est née en France ? Dans un autre pays ?

Ton père est né en France ? Dans un autre pays ?

Quelle langue parles tu à la maison ?

-          Uniquement le français

-          Le français et une autre langue

-          Uniquement une autre langue

D’habitude qui vit avec toi à la maison ?

-          Ta mère

-          Une autre femme tenant le rôle de ta mère (belle-mère …)

-          Ton père

-          Un autre homme tenant le rôle de ton père (beau-père)

-          Autres (frères, sœurs, grands-parents …)

Suivent quelques questions aussi anodines sur le comportement, les autres élèves, l’enseignant … Il faut répondre en cochant : Pas du tout/peu/assez ou très satisfsant.

-          Je n'aime pas travailler dans le bruit.

-          En classe je travaille parce que je n’ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus

-          Je me demande bien ce que je fais à l'école. Si je pouvais je n’irais pas.

-          Les relations entre adultes sont

-          Les relations entre élèves sont

-          Les relations entre élèves et adultes sont

Il y en a une tripotée d’autres. Et comme je sens que l’incrédulité vous gagne, vous pouvez aller consulter tout le questionnaire là.

 

Bon. Grâce à la vigilance des parents et des enseignants le ministère a fait marche arrière et a demandé de ne pas remplir cette partie 4.

N’ayons crainte, ils reviendront. Pour la prochaine fois, n’écoutant que mon sens du devoir, je me permets de proposer quelques questions qui permettront de mieux cerner les dangers qui menacent notre beau pays :

-          Tes parents tuent-ils des moutons dans leur baignoire ?

-          Est-ce que tes parents ont souvent des visiteurs venus d’autres pays ?

-          Est-ce que tes voisins ont souvent des visiteurs venus d’autres pays ?

-          Tes parents disent-ils du mal de la France ? du gouvernement ? du Président ? de sa femme ? des forces de police ?

-          Tes parent lisent-ils des journaux qui disent du mal du gouvernement ?

-          Ton enseignant(e) vous lit-il (elle) tous les lundi matin une pensée du Président ?

-          Ton enseignant(e) vous enseigne-t-il (elle) des chanson de la femme du Président ?

-          Le portrait du Président est-il accroché dans ta salle de classe ?

Une fois ces pratiques bien établies et acceptées, le questionnaire pourrait être complété par un autre, portant sur les habitudes de consommation de la famille, dans le but louable de relancer la croissance, et le POUVOIR D’ACHAT !!

Si quelqu’un des ministères lit ce post, je me tiens à son entière disposition pour aider à compléter le questionnaire. Lecteur, si tu as d’autres idées, exprimes-toi. Nous ne faisons là que notre devoir de citoyens.

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 24 juin 2008

Depuis un an, je ne sais pas pourquoi, je me paie des coups de sang réguliers. Cette fois, c’est la faute des collègues (faux frères) qui, sachant que j’écoute de moins en moins la radio et de plus en plus Buddy Guy m’ont transmis l’adresse où le gouvernement fait sa propagande. Il parait qu’on va en bouffer tous les jours, sur tous les média …

C’est donc là que le premier ministre fait sa pub sur « comment gagner plus ». C’est déjà à vomir. Mais le pire se trouve à gauche de la page (aucune connotation politique sur cette gauche) où il y a, en clair, une rubrique : « Payer moins d’impôts » !

Voilà donc une entité, l’état, qui vous explique, gentiment, comment lui enlever les moyens de faire son boulot correctement. Les mauvaises langues, ceux qui voient le mal partout ne peuvent voir que deux explications à cela :

  1. L’état est un branlougat (expression toulousaine) qui ne veut rien faire, et préfère avoir moins d’argent pour avoir moins de travail. Mais venant des tenants du travailler plus pour gagner plus, cela semble improbable non ?
  2. L’état veut s’enlever les moyens d’agir pour pouvoir dire : regardez, le public ne marche pas, il faut passer toutes ces activités au privé. Oh, est-ce possible ? Non ? Si.

Alors rien que pour les emmerder, j’ai cliqué en haut sur « écrire au premier ministre » pour lui faire part de mon … étonnement. Sans illusion. Mais quand on a un gros bouton bien rouge, on a beau savoir que ça n’arrange pas la situation, au moment où on se gratte, ça fait du bien.

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 29 mai 2008

Voilà un petit billet qui risque de ne pas me faire que des copains. Tant pis, allons-y.


Entendu ce matin, sur France Inter, dans l’émission service public, de braves gens, présentés comme des victimes, qui se plaignaient parce que le produit miracle au nom d’attrape gogos (type dooblo, ou richo, ou je ne sais quelle invention issue du cerveau créatif d’un de ces poètes des temps modernes, j’ai nommé les publicitaires) … Un de ces produits miracles donc, loin de lui avoir rapporté le doublement de capital promis en 6 ans, les avait laissés, Gros-Jean comme devant, avec juste leur capital, moins les frais of course.


Et madame d’ajouter, scandalisée : le conseiller financier qui nous a fait prendre ce produit, ben il s’occupe plus des intérêts de sa banque que des nôtres ! Et c’est mal !!


Alléluia ! Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Mais pauvre poire, qui est-ce qui le paye le conseiller financier ? Vous ou la banque ? Alors, quel est son but ? Vous faire gagner de l’argent à vous ? Ou à la banque ?


Je m’étonne parfois que les mails d’arnaques africaines qui fleurissent trouvent des pigeons. Mais finalement, quand on voit la quantité de gens prêts à croire que leur conseiller financier est là pour leur faire gagner de l’argent à eux, on ne s’étonne plus de rien.


Première moralité de l’affaire : Si vous voulez un conseiller financier qui se soucie en priorité de vos intérêts, va falloir que cela soit vous qui le payiez et qu’il travaille pour vous. C’est en général ce que font les gens très très riches. Ca parait une question de simple bon sens, et pourtant …


Ensuite, pourquoi en plus d’être hilare, je suis si méchant et me réjouis ainsi du malheur de ces « pauvres gens » ? Parce que ces pauvres gens, en plus d’être des pigeons (ce qui fait rire), sont des traîtres, ce qui est plus grave. Parce que ces pauvres gens, en rentrant dans le système et en mettant leur fric en bourse ont trahis leur classe, et ont cru pouvoir passer dans celle de l’ennemi (ennemi de classe seulement, certes, mais ennemi quand même), cet ennemi qui gagne très bien sa vie sans rien faire, uniquement grâce au travail des autres. Parce qu’ils ne se sont jamais demandé qui allait payer (par des licenciements, par des restrictions de droits sociaux, par un harcèlement moral accepté par peur de perdre son emploi, par des emplois sous-payés, par une vie de merde …) pour que leur capital double en 6 ans.


Et quand un traître cupide se retrouve pigeonné, je me réjouis, parce que je suis méchant.


Vous me direz, ils ne savaient pas, ils n’ont pas réfléchi … c’est bien ce que je leur reproche. Ils avaient gagné, honnêtement, par leur travail, de l’argent. Ils ont voulu le multiplier immoralement (je suis peut-être un vieux con, mais je trouve immoral de gagner de l’argent sans rien faire). Tout ça parce qu’ils ne pensent pas plus loin que leur petit compte en banque.


Deuxième moralité de l’affaire : Bien fait.


Troisième moralité : Oui la lutte des classes continue. Pas entre les fonctionnaires et les autres, pas entre ceux qui ont une retraite « de privilégiés » et les autres, pas entre des profs/agents RATP/SNCF feignasses et des parents/travailleurs otages,  … comme on essaie de nous le faire croire tous les jours. Non, beaucoup plus simplement entre ceux qui vivent de leur travail, et ceux qui vivent de celui des autres. Comme toujours.


Conséquence de la troisième moralité : il ne faut pas te tromper de camp, Camarade. Tu fais parti de ceux qui doivent se lever le matin pour gagner leur vie. Et même si on te fait miroiter la possibilité de passer dans l’autre camp (ce qui s’appelle une traîtrise), ce sera pour mieux du couillonner Camarade.


Pour finir, un avis très personnel : Autant les escrocs, qu’ils évoluent dans ou hors de la légalité, qui gagnent leur vie en exploitant la générosité et le désespoir me font vomir, autant ceux qui la gagnent en exploitant la cupidité et la bêtise ont toute mon indulgence amusée.

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mercredi 9 avril 2008

Il parait qu’il existe une sorte d’araignée, avec plein de pattes (environ 8), qui pousse l’indélicatesse jusqu’à occuper de beaux appartements vides, fait des dégâts, et ô comble de l’infamie, ne paye pas toujours son loyer !


 

Heureusement, face à ces cafards ou assimilés plein de poil aux pattes (comme Félicie, est-il besoin de le rappeler ?) il existe un parade infaillible, PASS-GRL, qui assure le pauvre propriétaire contre les mauvais locataires.


Sur le site de ce bienfaiteur de l’humanité, une photo pas très nette fait monter les mauvais payeurs d’un cran dans l’échelle de l’évolution vers le summum humain, en les représentant sous forme de souris.


Vous devez vous demander ce que signifie ce billet nauséabond. Je sais il est à gerber (et je pèse mes mots). C’est d’ailleurs ce que j’ai failli faire cet après-midi dans ma voiture, en entendant le spot de pub vomitif de PASS-GRL sur France Inter, juste après 2000 ans d’histoire.


Vous me direz, France Inter étant ce qu’il est devenu depuis quelques années, c’est bien fait pour ma poire. Et vous n’aurez pas tout à fait tord. Mais quand même.


Premier scandale : Qu’une radio de service public passe un tel spot. Que des journalistes acceptent que leurs émissions soient polluées par une telle saloperie (il parait que cette sombre merde passe, entre autres, durant le 7-10. Nicolas Demorand il en dit quoi ?).


Deuxième scandale : Si tout cela était le fait d’une compagnie d’assurance privée et d’une équipe de publicitaires, ce serait dans l’ordre des choses. Les uns et les autres sont des nuisibles, qui seront condamnés à la lecture en boucle du Capital le jour où le peuple se réveillera enfin et reprendra, non pas La Bastille, mais le CAC40. Mais non, cette compagnie immonde et son spot ignoble ont été, ouvrez les guillemets (avec des pincettes comme disait le grand Pierre) « conçu par les partenaires sociaux du 1 % Logement avec l’Etat. » refermez les guillemets, et jetez les pincettes.


A quand sur France Info une pub pour une milice chargée d’expulser, enfin, ces putains de pauvres qui occupent les appartements des riches ?

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 13 février 2008

Un tout petit dernier avant de m’envoler pour … Buenos Aires.

 

Hier le Monde publiait un article sur la vie d’un couple, deux enfants, gagnant 3200 euros par mois (ce qui fait d’eux une famille aux revenus médians, c'est-à-dire que 50 % des français gagnent plus, 50% gagnent moins). Le plus intéressant n’était pas l’article lui-même, mais les réactions des internautes.

 

Et surtout celles qui protestaient que l’on s’apitoie sur le sort de ces nantis / privilégiés / riches, cochez la bonne réponse. Quand on lit ça, on se dit que la droite, le patronat, le capitalisme (n’ayons pas peur des mots) ont gagné la bataille des mots, et donc, malheureusement, la bataille tout court ! Comment en est-on arrivé à considéré comme privilégiés des gens qui ont un boulot stable, qui ne doivent ce qu’ils gagnent qu’à leur labeur, et qui gagnent un salaire décent, sans plus ? Comment en est-on arrivé à traiter de nantis des gens qui vivent, simplement, avec le minimum qu’une société aussi riche que la société française devrait assurer à tous ? Les vrais privilégiés, et le matraquage médiatique à leur service ont gagné.

 

La normalité, ce qui devrait être au minimum le lot de tous est maintenant présenté comme un privilège. Sous-entendu, si vous avez ça, ou un peu plus, estimez vous heureux et fermez-là ! Le poison a fait son effet. Oui, je suis privilégié. Non pas de gagner ce que je gagne, mais d’être né dans un pays où les luttes passées (en 36, 45 et 68 entre autres), ont permis d’arriver à une certaine justice sociale. J’ai le privilège d’avoir eu des parents, grands-parents etc … qui se sont battus, durement. Le poison est là, l’antidote ?

 

Lire par exemple le retour du Poulpe sous la plume de son créateur Jean-Bernard Pouy sur Rue89, il propose un programme électoral qui me va tout à fait. Lire le dernier Evangelisti (dont j’ai parlé il y a quelques jours). Ne plus regarder la télé (facile !) …

 

Au milieu de tout ça, une petite bonne nouvelle, j’ai réagis un peu vite ci-dessous en disant que le PS en général, et mon député en particulier, ne semblaient guère se préoccuper des attaques du président contre la laïcité. J’ai reçu le lendemain de mon billet une lettre de mon député me signalant que Jean Glavany avait déposé un projet de loi de défense de la laïcité. Mea culpan, et à suivre.

 

Pour finir, un petit lien, pour une balade verte et tranquille sous la plume de Pascal Dessaint.

 

Voilà, ciao, les prochaines chroniques seront argentines.

 

Hasta la vista.

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Dimanche 10 février 2008

Notre bon Président, les instituteurs et les curés

 

Quelques nouvelles suite au premier billet ...

Grâce à l’adresse suivante, j’ai trouvé l’adresse mail de mon député (PS).

 

http://www.assemblee-nationale.fr/13/qui/circonscriptions/

 

Je lui ai écrit pour lui dire … à peu près ce que j’ai écrit dans le billet précédent. Il faut croire qu’il est trop occupé, ou trop sollicité, ou que cela ne l’intéresse pas. Je n’ai eu aucun retour.

 

A ma connaissance, il y a eu peu (voire pas du tout) de réaction des partis politiques. Guère brillant tout ça.

 

Par contre, vous m’avez indiqué un certain nombre de sites avec des réactions d’associations, de syndicats, d’intellectuels … J’ai même fini par trouver un site qui met en ligne une pétition pour la défense de la laïcité bien mise à mal ces derniers temps.

 

Si cela vous dit, la pétition est là.

par Jean-Marc Laherrère publié dans : Mauvaise humeur
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus